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Celeste Boureille, l’option multicarte

Moins souvent titulaire cette saison, la milieu de terrain américaine pourrait trouver un second souffle au poste de défenseuse centrale. Rencontre avant le déplacement à Dijon ce samedi en championnat (14h30).

Adepte des schémas à deux ou trois défenseuses centrales, voire à des options hybrides, Yannick Chandioux a vu ses choix en charnière se réduire de deux unités en quelques semaines avec le départ de Luna Gevitz fin décembre, puis à la suspension de Maelys Mpome expulsée contre Guingamp il y a un peu plus de deux semaines. Du coup, sur le papier, il ne lui reste plus que deux défenseuses axiales de métier à disposition dans son effectif : Océane, Deslandes et Maëlle Lakrar.

es sensations et les repères à ce poste sont revenus assez vite

Au moment de composer son équipe contre Lyon lors de la précédente journée de championnat il y a 2 semaines, le technicien montpelliérain a, en plus, dû décaler Océane Deslandes dans le couloir gauche en l’absence de Kethna Louis, blessée… Il lui a donc fallu trouver une nouvelle option en charnière centrale et il a fini par faire reculer Celeste Boureille, milieu de terrain défensive de formation. Au regard de sa taille, de son impact physique, mais aussi de sa bonne lecture du jeu et de son sens de l’anticipation, l’option paraissait plutôt ‘’logique’’ sur le papier et cela s’est confirmé sur le terrain : « J’avais déjà joué quelques matchs en défense centrale, mais je n’avais effectué qu’une saison complète à ce poste, lorsque je jouais à Brisbane, en Australie, et ça remontait à assez loin », se souvient Celeste. « Cependant, les sensations et les repères à ce poste sont revenus assez vite. Le plus difficile pour moi, en fait, n’était pas de devoir évoluer en charnière centrale mais de devoir rapidement peaufiner des automatismes avec mes partenaires de la défense, ce qui est très important quand tu évolues à ce poste. » Et puis, il y a plus facile que Lyon comme adversaire pour se remettre en jambes… « Ça c’est sûr ! Je savais que je n’avais pas franchement le droit à l’erreur », rigole-t-elle. « Le plus important quand tu joues à ce poste, c’est aussi de bien communiquer et, de ce point de vue-là, tout s’est très bien passé, que ce soit avec Océane Deslandes, Maëlle Lakrar, Marie Levasseur, mais aussi avec Marie Petiteau, au poste de gardienne, qui a beaucoup parlé pour nous aider à nous replacer. »

L’avantage, c’est que j’aime les duels et que, dans ces deux postes, c’est un aspect important

Capable d’évoluer en sentinelle ou en numéro 8 au sein du milieu de terrain à 3 éléments ou bien en double pivot, depuis son arrivée au MHSC durant l’été 2022, l’ancienne joueuse du FC Fleury et du Milian AC n’a donc pas totalement vécu une découverte lors de cette rencontre. Il lui a tout de même fallu s’adapter : « Derrière, tu as un peu plus de temps quand tu reçois le ballon pour savoir ce que tu vas en faire ; tu as aussi l’avantage d’évoluer face au jeu, ce qui n’est pas toujours le cas quand tu es au milieu de terrain », explique-t-elle. « Quand tu évolues un cran plus haut, tu dois souvent jouer plus vite et dans des espaces plus réduits. L’avantage, c’est que j’aime les duels et que, dans ces deux postes, c’est un aspect important » (sourire).

La concurrence est rude au milieu mais nous avons toutes le même but : amener le MHSC en ligue des championnes

Cette adaptation au poste de défenseuse centrale apparait aussi comme un second souffle pour Celeste. Titulaire lors de 21 des 22 matchs de championnat la saison dernière, la joueuse franco-américaine a en effet dû attendre la 7ème journée de l’exercice en cours pour connaître sa première titularisation. Une attente qui s’explique notamment par un secteur de jeu très concurrentiel où Charlotte Bilbault, Marion Torrent, Judith Coquet ou bien encore Cyrielle Blanc peuvent-elles aussi évoluer « Je n’ai pas beaucoup joué mais j’ai continué à travailler. C’était difficile à vivre parce que c’était forcément très différent de la saison dernière, reconnait la n°13 montpelliéraine. Cependant, je savais que mon heure viendrait car une saison, c’est long. Il fallait juste que je sois prête dès que le coach ferait appel à moi et ce que j’ai essayé de faire. La concurrence est rude au milieu, c’est vrai, mais nous avons toutes le même but : amener le MHSC vers la qualification à la prochaine Ligue des championnes. »

cette polyvalence peut être à la fois un avantage et un inconvénient

Ce retour de flamme en termes de temps de jeu vient en tout cas à point nommé en cette année olympique. En effet, les listes des équipes nationales pour les JO, ne compteront que 18 noms au lieu des 23 habituels dans les compétitions internationales. La faculté de Celeste d’évoluer à plusieurs postes, pourrait ainsi lui permettre de, pourquoi pas, décrocher une place pour disputer cette compétition prestigieuse : « ça a toujours été un rêve pour moi de disputer une telle compétition mais, pour cela, il faudrait d’abord que je bénéficie au moins d’une sélection pour prouver ce que je vaux, tempère la joueuse de 29 ans. Bien sûr que, dans le contexte d’une liste réduite, cela pourrait me servir d’évoluer à plusieurs postes mais c’est aussi à double tranchant parce qu’il est plus facile de t’améliorer quand tu te stabilises à une position préférentielle sur la durée. Par conséquent, cette polyvalence peut être à la fois un avantage et un inconvénient mais, quoi qu’il en soit, je donnerai tout pour pouvoir éventuellement participer à ces JO. » Née d’une mère américaine et d’un père français, Celeste peut théoriquement être appelée avec la sélection tricolore comme avec celle de l’Oncle Sam  « Le fait que les Jeux soient à Paris rendrait mon père vraiment très fier et ce, quel que soit maillot sous lequel j’évoluerais, que ce soit pour la France ou pour les États-Unis… et je serai évidemment très fière aussi. »

Ce qui est paradoxal, c’est que la semaine la saison dernière, nous étions meilleures à l’extérieur qu’à domicile et cette année, c’est l’inverse

En attendant, c’est à Dijon que l’ancienne joueuse de Fleury doit se rendre ce samedi (14h30) dans le cadre de la 14e journée de D1 Arkema. Un match forcément particulier pour elle, puisque c’est contre cette équipe bourguignonne qu’elle a disputé le premier de ses 34 matchs sous les couleurs montpelliéraines, il y a une un an et demi. « Même s’il y a eu des hauts et des bas sportivement, je vis des moments très agréables ici, que ce soit sur le terrain ou en dehors », explique Celeste au moment de porter un regard global sur son aventure montpelliéraine, dont son souvenir phare reste son but égalisateur sur la pelouse du PSG la saison dernière (2-2). Mais au-delà des souvenirs passés, il reste une belle histoire à écrire d’ici la fin de saison, et ça commence ce samedi en Bourgogne. « Ce sera évidemment un match difficile face à une équipe qui lutte pour sa survie en D1, mais c’est un match que nous devons gagner, tout simplement parce que nous avons besoin de ces 3 points pour rester dans la course à la qualification pour les playoffs. C’est déjà un rêve pour moi d’évoluer dans un championnat aussi prestigieux que la D1 Arkema, mais je n’oublie pas mon autre rêve qui est de disputer un jour la Ligue des champions et j’espère que ce sera avec Montpellier. »

Une qualification qui passera forcément par une meilleure 2ème partie de saison que la première : « On n’a tout simplement pas gagné les matchs qu’on aurait dû gagner, synthétise la milieu de terrain pailladine. Ce qui est paradoxal, c’est que la semaine la saison dernière, nous étions meilleures à l’extérieur qu’à domicile et cette année, c’est l’inverse mais on va tout faire pour s’améliorer dans tous les secteurs car nous voulons toutes jouer les playoffs en fin de saison. Je suis convaincu que c’est encore possible et que nous en sommes capables » Quant à savoir si elle va jouer en charnière centrale ou au milieu de terrain ce dimanche samedi après-midi, ce n’est pas le genre de question que Celeste se pose « Je me sens bien aux 2 postes, donc je jouerai où le coach me le dira pour aider l’équipe, ça ne me dérange pas. » Une chose est sûre, sa polyvalence pourrait être un atout précieux pour la fin de saison des Montpelliéraines

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