Ellyes Skhiri : « J’ai su être patient, saisir l’opportunité et ne plus rien lâcher » | MHSC Foot , billetterie Montpellier Hérault, mhsc match, match Montpellier, led publicitaire, panneau publicitaire led

Ellyes Skhiri : « J’ai su être patient, saisir l’opportunité et ne plus rien lâcher »

Parti au FC Cologne il y a deux saisons et demi, l’ancien joueur formé au MHSC, s’épanouit et continue de grandir dans un des clubs les plus populaires d’Allemagne. Petit à petit, Ellyes trace sa route en Bundesliga avec les mêmes ingrédients qui avaient vu l’enfant de Lunel percer au Centre de formation puis en équipe première du Montpellier Hérault SC : sérieux, abnégation et ambition. Joueur cadre du FC COLOGNE, l’avenir de l’ancien milieu de terrain pailladin s’annonce des plus radieux. Nous sommes allés à sa rencontre lors du fameux derby du Rhin face au Borussia Möchengladbach fin novembre dernier. Entretien.

Il y a quelques semaines nous avons eu la chance de venir te voir jouer lors d’un match important pour ton club, la ville et vos supporters. Cela s’est plutôt bien passé pour vous…

ça a marqué le club de gagner ainsi face à l'ennemi juré

C’était un match très attendu, le match de l’année pour les supporters, et au final on a fait un super match (victoire 4-1, NDLR) même si le score est très flatteur pour nous. C’était plus serré que ce que laissait entrevoir le tableau d’affichage au coup de sifflet final. On était tous très, très fiers d’avoir remporté ce derby, l’ambiance était sympa et je pense que ça a marqué le club de gagner ainsi face à l’ennemi juré. Mönchengladbach, c’est la plus grosse rivalité même s’il y a d’autres derbies, avec Lerverkusen ou Düsseldorf.

Les ultras du club n’étaient pas de la partie en raison du pass sanitaire également en vigeur en Allemagne. Malgré tout, vous avez fait 50 000 spectateurs et guichets fermés…

Quoiqu’il arrive le stade est quasiment toujours plein. Un dirigeant m’expliquait que pour ce match face au Borussia, il n’y avait même pas eu de billetterie mise en ligne car en 2 minutes toutes les places avaient été vendues via les abonnés. On fait quasiment 50 000 à tous les matchs même si depuis peu nous sommes de retour à une une jauge d’accueil, elle est de à 30% à Cologne. En déplacement, le club déplace également beaucoup de monde et c’est toujours agréable d’évoluer dans ce genre d’atmosphère. Dans ce sens, venir à Cologne n’a pas été un choix que j’ai regretté depuis que je suis ici. Cela a été une découverte et je ne suis pas déçu, il y a une atmosphère particulière en Bundesliga. En plus, avec mes bonnes performances je suis apprécié des fans et j’en suis très heureux.

Face à Mönchengladbach tu étais de retour dans le 11 des titulaires après quelques semaines d’absence. Juste avant ta blessure, tu venais d’être élu joueur du mois de septembre à Cologne. Peut-on dire que tu t’es désormais affirmé comme un joueur majeur dans cet effectif ?

Je suis très motivé, je travaille beaucoup et j'ai de plus en plus d'ambition

C’est l’ambition que j’avais en signant ici il y a 2 ans et demi. Jouer et m’imposer dans ce club, face aux autres équipes, je voulais me montrer à la hauteur. Mes performances, mon état d’esprit ont fait le reste. Alors, oui, je pense qu’effectivement je suis désormais un joueur majeur de l’équipe. Mais dans le foot, tout est souvent remis à zéro. Là, je repars de zéro suite à ma blessure, il faut à nouveau s’imposer et prouver qu’on est toujours un joueur performant. J’ai toujours eu la tête sur les épaules et les idées claires alors il n’y a pas de souci pour cela.

Comme durant ta période au MHSC, on a l’impression que tu continues d’avoir une progression linéaire ici en Allemagne. Tes bonnes performances ont d’ailleurs alimenté certaines rumeurs durant l’intersaison et un possible intérêt de clubs encore plus huppés que Cologne en Bundesliga ou en Europe…

Oui, c’est peut-être clairement le mot : progression linéaire. Je n’ai jamais connu de gros coup de mou ni jamais été physiquement dans la difficulté. Après, j’avais fait le choix d’essayer l’étranger toujours avec l’objectif de progresser. Je suis très motivé, je travaille beaucoup et, sans me jeter des fleurs, je peux dire que j’ai toujours eu des objectifs et celui aussi d’aller le plus loin possible. Je pense que je le fais et j’ai de plus en plus d’ambitions pour continuer de progresser.

Lentement mais sûrement, avec sérieux, passion et travail, est-ce comme cela qu’on pourrait résumer ton évolution au fil des années depuis le centre de formation du MHSC ?

Comme vous l’avez dit, j’ai une progression linéaire, pas comme certaines « pépites » qui peuvent éclore à 17-18 ans. Moi, j’ai percé à 20-21 ans, j’ai connu la progression lambda d’un joueur de centre de formation. Je n’ai jamais douté et je sais que ça peut prendre du temps. Avec l’expérience et le travail, je me bonifie avec le temps. L’important, c’est d’avoir une certaine constance, ne pas juste performer 1-2 matchs à un super niveau puis rentrer dans le rang. Il faut pouvoir enchaîner et ne pas se blesser pour aller le plus haut possible. C’est mon état d’esprit.

A quoi cela se joue-t-il pour réussir à sortir du centre de formation et continuer grandir ? Qu’on soit vaillant, doué, au-dessus du lot … vois-tu des tournants, des moments clés dans le fait qu’on réussisse ou pas ?

ce n'est jamais facile pour un jeune joueur mais je faisais ce qu'il fallait pour y arriver

En ce qui me concerne, je suis passé par toutes les case d’un centre de formation et j’ai franchi toutes les étapes. Si j’ai signé pro, c’est que je le méritais. Et ce n’était pas facile car j’étais le seul de ma génération à l’avoir fait avec Mamadou Ndiaye, de ma génération. Mais lui était arrivé sur le tard au MHSC. Après, chez les pros, il faut continuer de travailler et il faut aussi un moment déclencheur, un coach qui te donne ta chance et que tu la saisisses. Moi je l’ai eue avec Frédéric Hantz et je pense ne pas l’avoir déçu puisque je ne suis plus sorti de l’équipe. Ce n’est jamais facile pour un jeune joueur mais je faisais ce qu’il fallait pour y arriver. Certaines « pépite » peuvent percer plus tôt, moi j’ai su être patient, saisir l’opportunité et ne plus rien lâcher.

Si tu suis toujours la vie du club, tu as dû voir que le MHSC avait opéré à un certainement rajeunissement de son effectif l’été dernier. Quel est ton regard sur cette période du club ?

Bien sûr, je me tiens informé et je suis toujours en contact avec certains joueurs dont Nicolas Cozza. C’est clair qu’il y a eu un grand changement à l’intersaison pour le MHSC, certains cadres qui ont fait les belles années du club ont été transférés ou ont passé le relais. Je trouve que les résultats sont assez corrects, avec une équipe qui lutte dans la première moitié de tableau, même si le championnat a l’air très serré. C’est bien qu’il y ait des jeunes qui puissent se révéler et montrer leurs qualités. Je ne les connaissais pas tous et je trouve que Wahi fait de bons matchs, il a des stats et c’est un joueur intéressant. Honnêtement, en début de saison je pensais que cela serait beaucoup plus difficile que cela pour le MHSC. Au final, le parcours du nouveau coach et de l’équipe est très correct et c’est un bon point pour le club.

C’est surprenant quand on vient visiter votre centre d’entraînement de voir qu’il n’y a ni réelle entrée ou sortie et qu’on peut le traverser à pied, à vélo, en courant, en passant même entre vos deux terrains d’entraînement. Il n’y a ni sécurité, ni grillage, juste une main courante... Pareil au club house où l’on peut entrer en toute tranquillité pour boire un coup ou manger un bout à côté d’un joueur qui vient de finir l’entraînement…

c'est ce qui fait le charme et la beauté du club qui est très populaire et très proche de ses fans

J’ai été assez surpris moi aussi quand je suis arrivé au club. Ça rend le club très accueillant et très populaire. Le centre d’entraînement est totalement ouvert, il n’y a aucune démarcation. On est en relation directe avec les gens et les habitués qui viennent nous voir tous les jours. Cette année tous les entraînements veille de matchs sont ouverts, il peut y avoir des journalistes, n’importe qui au bord des terrains. Il n’y a aucune sécurité et c’est totalement ouvert sur la forêt. C’est ce qui fait aussi la beauté et le charme du club qui jouit ainsi d’une grande popularité et qui est très proche de ses fans. Je pense que ce n’est pas culturel à l’Allemagne mais propre au FC Köln. Les autres doivent être davantage « fermés » et plus proche de ce qui se fait dans les autres pays.

Par contre il y a beaucoup de sécurité et de forces de l’ordre autour du stade avant le match, comme cela fut le cas face au Borussia. Les fans adverses peuvent se balader sans ennui au pied de leur coin de tribune visiteurs sans réel cordon de sécurité …

De tous les matchs que j’ai pu faire depuis mon arrivée en Allemagne, je n’ai jamais vu de réel débordement à l’intérieur du stade. Les stades sont souvent pleins, les supporters adverses viennent en nombres (ils étaient 5 000 de Mönchengladbach à Cologne, NDLR), l’ambiance et la mentalité sont peut-être différentes. Dire que tout est rose, je ne pense pas, mais s’il y a des problèmes cela se passe ailleurs, pas au stade, ni proche du stade.

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