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Solaire, ce Valère...

Buteur il y a 10 jours contre Saint-Etienne, dès son 1er match sous les couleurs montpelliéraines, notre nouvel attaquant transpire la bonne humeur et la joie d’avoir posé ses valises en Languedoc. Portrait d’un attaquant altruiste, pour qui le football rime plus avec « nous » qu’avec « je »

Il pouvait difficilement rêver mieux… Buteur contre les Verts il y a 10 jours après avoir repris victorieusement un centre de Stephy Mavididi à la 64ème minute de jeu, Valère Germain a intégré le cercle très fermé des joueurs buteurs dès leur première apparition en orange et bleu. Un carré VIP où figurent, entre autres, Eric Cantona, Emir Spahić, Olivier Giroud et son nouveau coéquipier, Florent Mollet : « Collectivement, même si tout n'a pas été parfait, on a fait un match plutôt positif, on n'a pas encaissé de but et on a pris les 3 points, chose qui était très importante, surtout à domicile », assure Valère, désireux d’évoquer sa nouvelle équipe avant d’aborder son cas personnel. « Marquer est une très bonne chose pour moi, mais, au-delà du fait d'être décisif, je suis très heureux de m'être senti bien physiquement après une longue période sans jouer. Avoir tenu 90 minutes au niveau du rythme, c’est très intéressant. Même si je dois encore travailler certains automatismes. C'était une première après-midi montpelliéraine réussie, pour moi et pour le groupe. »

Il était écrit que l’histoire finirait par nous réunir et je suis très heureux d'être ici aujourd'hui

L’histoire entre le MHSC et son nouveau n°9 a donc commencé de la plus belle des manières, mais elle aurait pu débuter encore plus tôt, tant son nom avait souvent été cité pour poser ses crampons au Domaine de Grammont. « A l’été 2015, j’avais même eu Rolland Courbis (alors entraîneur du MHSC) au téléphone, mais il fallait qu'un joueur parte pour que je puisse arriver », se souvient Valère, qui avait finalement rallié Nice sous forme de prêt. « Il était écrit que l’histoire finirait par nous réunir et je suis très heureux d'être iciaujourd'hui. Le groupe vit bien. Je suis vraiment heureux et épanoui à Montpellier. »

Sa venue apparait en tout cas comme la suite – presque – logique d’une carrière dont les bords de la Méditerranée constitue le fil conducteur. Né à Marseille où jouait son père, Bruno, vainqueur de la Ligue des champions en 1993, il a tapé ses premiers ballons pas très loin de là, à Cassis. Pour faire comme papa ? « Tout enfant copie un peu ce que font ses parents au départ, a fortiori son père pour un garçon, sourit Valère Germain. Je ne sais pas si c'était pour imiter mon père ou pas, mais on m’a souvent dit qu’enfant, j’avais quasiment un ballon au pied. J’ai d'ailleurs commencé le foot à 4 ans là où normalement il faut attendre 7 ans. Le foot est une passion depuis tout petit. »

Une passion qui a longtemps été liée au  maillot à la diagonale la plus célèbre de France puisqu’après un passage à Orléans puis au pôle espoir de Châteauroux, c’est à Monaco que Valère a effectué sa formation. Lancé en pros lors d’un match à Saint-Etienne le 1er mai 2011, il a ensuite vécu une seconde apparition lors de l’ultime match de la saison face à Lyon, qui condamna les Monégasques à une très inattendue descente en L2 : « Je me suis régulièrement entraîné avec les pros cette année-là ; la situation de l'équipe était très délicate, se souvient le nouveau n°9 montpelliérain. Étant issus du Centre de Formation, nous étions tous très tristes de cette situation, mais on se disait aussi dans un coin de notre tête que ce serait peut-être une opportunité pour nous de prendre des responsabilités et de construire l'avenir du club car de nombreux joueurs allaient partir. »

J'ai eu la chance de quasiment tout connaître avec l’AS Monaco

Contraint de repartir sur un nouveau cycle, l’ASM lance alors ses jeunes parmi lesquels Esseyric, Mendy, Appiah, Dingomé et bien sûr Germain. Si le début de saison est très compliqué – «  il y avait beaucoup de jeunes et il existe un fossé entre le National 2 et la Ligue 2 » – si Gérard Banide est rapidement remplacé sur le banc par Marco Simone et si une dizaine de joueurs rejoignent le club princier durant la trêve hivernale sous l’impulsion du nouveau propriétaire russe de l’ASM, Dimitri Rybolovlev, Valère, lui, ne quitte jamais le 11 de départ monégasque. Si l’on excepte son prêt (réussi) d’une saison à Nice (14 buts toutes compétitions confondues), Valère participe à la grande épopée monégasque, de la remontée en L1 de 2013 au parcours jusqu’en demi-finale de Ligue des Champions en 2017, en passant bien sûr par le titre de champion de France durant cette même année : « Je ne pense pas qu'il y ait beaucoup de monde qui ait connu dans son club formateur une descente, une montée puis un titre ; C'est une belle histoire, estime Valère. J'ai eu la chance de quasiment tout connaître avec l’AS Monaco. Il est certain qu'aujourd'hui c'est le club où j’ai le plus d'attaches. C'est grâce à ce club et à mes efforts que j'en suis là aujourd'hui. »

il me semble que Montpellier était la meilleure option pour moi

Son périple méditerranéen lui fit ensuite poser ses valises sur la Canebière où il a passé les 4 dernières saisons : « Je voulais jouer dans un club où mon père avait évolué ; je trouvais ça sympa, explique le désormais ex-attaquant olympien. Petit, je supportais l’OM aussi, donc il m'aurait manqué un truc dans ma carrière si je n'avais pas évolué dans ce club. Je l'ai fait, j’y ai vécu de très bons moments, d'autres très compliqués, mais cette expérience m’a fait grandir autant sur le plan footballistique que sur le plan humain. Ça s'est passé comme ça s'est passé, je ne regrette rien. Mon objectif aujourd'hui, c’est Montpellier. »

S’il a officiellement rejoint le MHSC le dernier jour du mercato, Valère Germain avait rapidement identifié le club montpelliérain comme son choix n°1 : « Montpellier est un club important de Ligue 1, un club qui se situe dans le premier tiers du championnat et qui est ambitieux, tout en ayant des valeurs familiales, estime-t-il. Le MHSC est aussi un club historique de Ligue 1, l’un des derniers qui a gagné le titre depuis le début de l’ère qatari au PSG. D'autres clubs se sont manifestés pour me faire venir mais en raison de différents critères, il me semble que Montpellier était la meilleure option pour moi. Je suis ravi d’être ici »

que mes coéquipiers et le club soient contents de mes performances

Déjà conquis par son nouveau vestiaire – « Le groupe vit bien, j’ai été très bien accueilli » - Valère Germain affiche un sourire communicatif depuis son arrivée à Grammont. Après une fin d’aventure compliquée à l’OM et un été passé à s’entretenir seul aux côtés d’un préparateur physique, sa joie de retrouver un groupe et de partager des bons moments avec ses coéquipiers est loin d’être feinte. Cette idée de partage fait d’ailleurs partie intégrante du personnage, souvent réputé pour ''flamber'' dans une attaque à deux têtes et pour faire briller celui qui évolue à ses côté. Les duos qu'il formait avec Falcao à Monaco ou avec Ben Arfa à Nice, ont notamment martyrisé les défenses hexagonales. Mais s’il assume ce côté altruiste comme en atteste cette action contre l’ASSE où il a préféré servir Nicholas Gioacchini alors qu’il aurait pu tenter sa chance, Valère Germain préfère parler collectif plutôt que d’insister sur ses aspirations et caractéristiques personnelles : « Concernant l’aspect tactique, je pense pouvoir m'adapter à plusieurs situations et à plusieurs systèmes de jeu. J'ai un peu cette image de quelqu'un qui joue à deux devant, c'est vrai, mais lors de ma première saison à l’OM, j’ai marqué 18 buts toutes compétitions confondues en étant à la pointe d'un 4-3-3. Je dirai que ça dépend plus de l'animation collective. Si l’équipe est autour de son attaquant c'est plus facile d'être performant. Quant à mon côté altruiste et collectif, c’est quelque chose de normal pour moi. », estime-il avant d’évoquer ses objectifs : « Collectivement, la volonté est d'abord qu'on prenne du plaisir au quotidien à l’entraînement, en matchs et qu’on en procure à notre public. Je pense que le championnat va être ouvert cette saison. Paris sera devant, mais après, on ne sait pas quelles sont les équipes qui tiendront le rythme. Ne faisons pas de bruit, avançons tranquillement et on pourra peut-être créer une belle surprise. » Sur un plan plus individuel, Valère espère simplement « retrouver un plaisir simple de jouer, d'être décisif, marquer, faire marquer  et que mes coéquipiers et le club soient contents de mes performances. »

être le plus compétitif possible

Celle réalisée contre l’AS Saint-Etienne laisse en tout cas augurer des lendemains qui chantent : « Il est évident qu'il y aura peut-être des moments un peu plus compliqués, que ce soit collectivement ou individuellement mais ça fait partie d'une saison. Ce qui est sûr, c’est que tout se passe très bien depuis mon arrivée, avoue-t-il. Il me manque encore quelques repères, quelques relations à trouver avec mes nouveaux coéquipiers et que l'on travaille normalement pendant la pré-saison, mais ça va venir au fur et à mesure. J'essaie d'être le plus attentif possible aux entraînements et aux déplacements de chacun de mes partenaires pour apprendre au plus vite et être le plus compétitif possible. »

Prochaine étape ce mercredi avec la venue de Bordeaux à La Mosson : « une équipe qui a beaucoup changé avec un nouveau propriétaire, un nouveau coach et beaucoup de recrues, mais dont il faudra se méfier car elle compte des joueurs de qualités, assure Valère Germain. A nous de prendre ce match avec le plus grand sérieux et de tout faire pour continuer notre bonne série à domicile en prenant les 3 points de la victoire. »

Contre Saint-Etienne, au-delà de mon but, j'ai senti dès mes premiers ballons que le public m'accompagnait et me poussait beaucoup. Ça fait plaisir

Marquer un nouveau but à La Mosson serait en tout cas une belle manière pour Valère de poursuivre son intégration et de continuer sa belle idylle avec le MHSC. Le nouvel attaquant montpelliérain, qui se décrit hors du terrain comme « quelqu'un de simple qui essaie de passer un maximum de temps avec son épouse et leur enfant, et profiter des plaisirs simples de la vie » - a d’ailleurs tenu à saluer chaleureusement son nouveau public qui l’a très vite adopté :

« Contre Saint-Etienne, au-delà de mon but, j'ai senti dès mes premiers ballons que le public m'accompagnait et me poussait beaucoup. Ça fait plaisir, souligne-t-il. On a fait le travail sur le terrain et les supporters l’ont aussi fait dans les tribunes en mettant une belle ambiance. J'espère que les supporters qui garnissent les deux tribunes derrière les buts reviendront le plus rapidement possible parce que ça nous permettrait d’aller encore plus haut, nous avons besoin d’eux ! », clame-t-il avant de conclure : « Je vais tout donner au quotidien et à chaque match. Nous allons tout donner pour faire la meilleure des saisons possibles et que les supporters soient fiers de leur équipe. Je suis très fier d’être ici » Si l’équipe brille autant que son sourire et son plaisir d’être ici, la saison promet d’être belle…

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