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Florent Mollet, Courses et collectif

Depuis le début de la saison, le milieu de terrain de 30 ans est le joueur qui court le plus sur le terrain. L’occasion d’un coup de projecteur inédit sur sa manière de voir et de sentir le foot. Avec une volonté certaine d’être décisif mais sans jamais oublier l’aspect collectif.

Ils resteront dans l’intimité du vestiaire, question d’éthique et d’équilibre, mais comme l’avaient récemment évoqué Jordan Ferri et Joris Chotard dans ces colonnes à l’occasion de leur interview croisée, les chiffres ont parlé : Florent Mollet est le plus souvent le joueur qui court le plus au MHSC depuis le début de la saison, que ce soit en terme de kilomètres, de distance parcourue à haute intensité ou de vitesse moyenne à haute intensité. « ''Flo'' » est celui qui court le plus parce qu'il dézone beaucoup mais tout en parvenant – parce qu'il fait beaucoup d'efforts – à toujours bien se replacer à son poste », nous dévoilait ainsi Jordan Ferri. « Si on a le ballon et qu'on va vers la gauche, il va venir apporter son soutien à gauche ; mais si on le perd il va toujours se repositionner à droite. Quand on voit les statistiques de fin de match, il est toujours le n°1 en terme de kilomètres parcourus et c'est tout à son honneur. »

J’essaie de me rendre le plus souvent disponible parce que c’est important de donner des solutions au porteur du ballon

L’hommage est aussi sincère que justifié et il nous a poussés à nous intéresser à cet aspect du jeu de l’ancien Messin. « Ça fait plaisir de voir que mon travail est reconnu. Il n’y a pas de plus belle récompense que d’avoir des mots comme ceux-là de la part de ses partenaires. C’est le plus important parce que c’est avec eux que je vis tous les jours, que je m’entraîne tous les matins et que je joue le week-end », a d’abord tenu à souligner Florent. « Disons que J’essaie de me rendre le plus souvent disponible parce que c’est important de donner des solutions au porteur du ballon, sinon l’équipe est trop stérile et on n’avance pas ; on ne peut pas marquer de buts. »

Avant l’aspect tactique, de tels chiffres impliquent d’abord un gros volume physique, avec et sans ballon et une grosse implication. « Depuis tout petit, en dehors du foot, je faisais beaucoup de courses de fond de 5 ou 6 km, des sortes de mini-marathons, si on peut appeler ça ainsi, raconte Florent. Cela m’a permis d’acquérir très vite ce ‘’coffre’’. C’est aussi une base de mon jeu car il faut savoir courir beaucoup et sur la longueur du match ; surtout à haute intensité, ce qui est vraiment important au haut niveau. Je pense que c’est quelque chose d’inné au départ mais il y a du travail derrière. C’est aussi mental car il faut vouloir faire ce type d’efforts. »

UNE ÉVOLUTION GÉNÉRALE

Dans le football moderne, il y a beaucoup de joueurs offensifs qui courent longtemps et qui font beaucoup de kilomètres par match.

Ces chiffres tordent en tout cas le cou à ceux qui lui attribuent une certaine nonchalance, mais Florent Mollet préfère lui s’appesantir sur l’évolution du rôle de milieu offensif : « Dans le football moderne, il y a beaucoup de joueurs offensifs qui courent longtemps et qui font beaucoup de kilomètres par match. C’est devenu plus fréquent que par le passé où c’était plus le n°6 et les joueurs de couloir qui couraient, et les joueurs offensifs un peu moins », analyse le n°25 montpelliérain. Qui dit courir beaucoup, implique aussi le fait d’être presque toujours en mouvement, ce qui constitue une autre caractéristique très importante du jeu de Florent Mollet : « Pour moi, c’est la base d’un joueur offensif et d’un joueur de football tout court d’ailleurs. À tout moment on peut être destiné à recevoir le ballon, donc, il faut toujours être en mouvement, explique-t-il. Il n’y a que 4 ou 5 joueurs au monde qui peuvent se permettre de jouer arrêté parce qu’ils ont la capacité d’accélérer à partir d’un ballon arrêté. C’est la raison pour laquelle je pense qu’il est mieux de recevoir le ballon en étant en mouvement, afin de pouvoir, sur la prise de balle ou sur le contrôle, prendre de l’avance sur son adversaire... Mais même quand tu fais un appel et que tu ne reçois pas le ballon, il faut revenir dans le jeu parce qu'à tout moment le ballon peut revenir sur toi. Le mouvement, c’est la base, et ensuite vient la qualité technique que tu mets dans ton jeu. »

fAUX AILIER, VRAI ATOUT


Après le mouvement et la technique vient la tactique. Et de ce point de vue-là, Florent Mollet offre une option assez inédite, celle d’être aligné sur un côté, tout en étant attiré par l’axe (puisque c’est un joueur axial de formation) et qui propose des solutions à l’intérieur du jeu : « Pour reprendre ce que  disait Jordan (Ferri), je commence souvent couloir droit et quand le ballon se déporte sur le couloir gauche sur Stephy ou sur notre arrière gauche, c’est à ce moment-là que j’essaie de venir repiquer dans l’axe pour apporter une solution et être proche du ballon pour aider mon partenaire afin de lui proposer un appui pour combiner. » C’est en cela que son gros volume de courses entre en jeu. Offensivement donc, mais aussi sur l’aspect défensif : « Si l’adversaire récupère le ballon et que ça retombe sur mon côté, il ne faut pas que j’oublie de me replacer parce que c’est important de ne pas laisser mon latéral droit seul et de garder l’équilibre global de l’équipe. Nous sommes dans un sport collectif, il faut courir pour l’équipe et mes partenaires me le rendent derrière ».
Ce profil de faux-ailier n’est d’ailleurs pas sans rappeler celui de Blaise Matuidi, milieu axial de formation, décalé sur le côté droit lors de la campagne victorieuse des Bleus en Coupe du Monde 2018 en Russie. « Ça y ressemble un peu même si c’est assez différent, explique Florent. Blaise Matuidi a un gros volume de jeu, c’est quelqu’un qui,  je pense, va faire le job n’importe où tu vas le mettre et va faire des bons matchs. De mon côté, j’ai peut-être plus de facultés à rentrer à l’intérieur du jeu et à combiner là où lui pouvait peut-être faire plus de sprints sur le côté pour déborder et centrer mais c’est vrai que ça y ressemble dans le sens où c’est un joueur axial de base et non pas un joueur de côté. Cette similitude ne m’était pas venue à l’esprit jusqu’à maintenant mais il y a des ressemblances, même si notre jeu est différent

Je ne suis pas un joueur de côté classique, ça c’est une certitude. Je ne suis pas quelqu’un qui va prendre le couloir, ce n’est pas mon style de jeu

Interrogé sur les similitudes de Florent Mollet avec le positionnement de Matuidi en Bleu, le coach, Olivier Dall’Oglio, reconnait la volonté d’assumer une certaine dissymétrie, mais tient à mettre l’accent sur plusieurs différences : « Le registre de Florent est, à mon sens, un peu plus offensif. L’idée c’est plutôt d’avoir un joueur offensif dans le couloir qui fasse des tâches défensives plutôt que d’avoir un joueur défensif qui bloque un couloir, explique le technicien. Je ne lui demande pas de déborder. Il est là pour être à l’intérieur du jeu et se mettre dans les demi-espaces et pouvoir profiter de sa grande qualité de frappe de balle à la retombée du ballon, comme cela a été par exemple le cas contre Bordeaux avec son but... »
« Je ne suis pas un joueur de côté classique, ça c’est une certitude, ajoute Florent. Je ne suis pas quelqu’un qui va prendre le couloir, ce n’est pas mon style de jeu et ça ne le sera jamais. Maintenant, dans le dispositif que souhaite mettre en place le coach, ce n’est pas ce qu’il me demande. Il souhaite me voir rentrer dans l’intérieur du jeu, être libre de mes mouvements et apporter des solutions. Il se peut aussi que parfois je me retrouve côté ligne mais il me donne une certaine liberté de mouvement et c’est pour ça que c’est intéressant. Si le coach me demandait de jouer strictement côté ligne et d’accélérer avec le ballon, ce serait plus difficile car ça ne correspond pas à mes qualités intrinsèques. »
Un nouveau poste évolutif qui le rapproche encore un peu plus d’une de ses références, l’international belge de Manchester City Kevin De Bruyne, lui-aussi capable d’évoluer à quasiment tous les postes offensifs : « C’est le style de joueur que j’affectionne parce qu’il incarne le football que j’aime, à son niveau à lui bien sûr, souligne Florent Mollet. C’est quelqu’un qui, comme Iniesta à son époque, est libre dans le jeu. Ce sont des joueurs que j’aime regarder sur un terrain de football parce qu’à tout moment il peut se passer quelque chose. Ils jouent pour leur équipe et rendent leurs partenaires meilleurs. Tout ce qu’ils font va dans le sens du jeu, est réfléchi… il n’y a pas de geste superflu. Cela dit, chaque joueur est différent. On peut apprendre des autres, notamment des grands joueurs mais ce n’est pas bon de copier. Il faut rester soi-même et avancer avec ses propres qualités.»

BIEN FINIR LA SAISON

Je suis plus tourné vers l’équipe car, comme je l’ai toujours dit, sans mes partenaires je ne suis rien, et mes coéquipiers me le rendent bien au quotidien

Des qualités, Florent en a donc beaucoup à faire valoir. Ses chiffres depuis le début de la saison (29 matchs, 6 buts, 2 passes décisives) sont là pour en attester. La transition est toute trouvée pour évoquer sa saison personnelle et celle de son équipe : « Personnellement, c’est une saison durant laquelle j’ai dû m’adapter à un poste tout nouveau pour moi. Ce n’est pas toujours facile d’évoluer dans un registre différent du sien mais j’arrive à marquer des buts, à être décisif, donc je trouve que ma saison est plutôt positive. Je sais que j’ai toujours mon caractère mais j’ai envie qu’on mettre l’accent sur mon état d’esprit collectif. Je suis plus tourné vers l’équipe car, comme je l’ai toujours dit, sans mes partenaires je ne suis rien, et mes coéquipiers me le rendent bien au quotidien. Cette saison va me permettre de progresser, car j’ai appris beaucoup de choses », analyse-t-il. « Collectivement, je pense que nous faisons une bonne, voire une très bonne saison. Je pense qu’on ne nous attendait pas à 31 points à la trêve. Il est vrai que la phase retour est un peu plus compliquée mais dans l’ensemble on fait quand même une bonne saison parce qu’on a perdu des éléments très importants. Il y a aussi beaucoup de jeunes qui montent dans l’équipe et qui se montrent. C’est bien parce que cela va permettre de construire pas mal de choses pour le futur. En attendant, il reste 9 matchs, et c’est à nous de bien finir pour accrocher le meilleur classement possible. »
Prochaine étape ce dimanche avec la venue du Stade Brestois à La Mosson.  Un adversaire qui s’annonce coriace : « Brest fait une bonne saison. A l’aller on avait gagné sur un score assez large de 4-0. Malgré ce, pour la regarder quelques fois, cette équipe brestoise reste assez solide défensivement tout en étant dangereuse offensivement. Il va falloir prendre le match très au sérieux parce que, de toute façon, je ne le répéterai jamais assez, il n’y a aucun match facile en Ligue 1. »


Un match contre les Brestois qui marquera le 1er retour à La Mosson de Michel Der Zakarian depuis son départ du MHSC l’été dernier et son remplacement par Olivier Dall’Oglio, lui-même ancien coach de Brest. Deux entraîneurs que Florent Mollet connait bien : « Je n’ai pas vu le coach Der Zakarian au match aller et je n’étais pas présent non plus lors de notre dernier match de la saison passée à Nantes. J’avais quand même tenu à l’époque à lui souhaiter une bonne continuation parce que c’est un coach que j’ai beaucoup apprécié pendant trois ans. On s’est toujours très bien entendu et je n’en garde que des bons souvenirs parce que, que ce soit au niveau football au niveau humain, il m’a fait grandir. Ce serait un plaisir de le revoir, explique Florent. Cet été, j’ai retrouvé Olivier Dall Oglio que j’avais côtoyé  pendant 3 ans à Dijon. On s’est toujours très bien entendu aussi. C’est un coach dont j’apprécie la philosophie de jeu, et ça se passe très bien que ce soit avec lui ou avec les membres du staff que je connais aussi. Ce sont deux coachs différents, mais deux coachs que j’apprécie. »


Impossible de terminer cet entretien sans évoquer le retour des Ultras dans les tribunes du Stade de La Mosson. Une perspective qui ravit notre interlocuteur : « Ça va nous faire du bien ! Déjà on se sent poussé à la Mosson. Quand on voit le match de Monaco et notre victoire sur la fin c’était une très belle sensation avec notre public lors du but de Stephy notamment, donc là, ça va être encore mieux ! Les supporters sont vraiment notre 12ème homme, conclut Florent. Il y a beaucoup de matchs que nous avons gagné par le passé par ce qu’ils nous ont poussés jusqu’au bout, donc c’est toujours important de les avoir avec nous. Ça fait un grand moment qu’on ne les a pas eus donc ce sera un plaisir de les revoir. On sait que ce sont des acharnés de foot et des passionnés de notre équipe. C’est vraiment une mentalité que j’apprécie parce que ça pousse fort, ça nous permet de nous transcender. Nous sommes vraiment ravis de les retrouver. » Ça promet une belle fête !

 

 

 

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