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United Colors of Paillade : Pas fade ce Fado portugais

Si le Fado est un chant traditionnel portugais à la connotation mélancolique, les Lusitaniens qui ont porté le maillot du MHSC ont tous, chacun à leur échelle, apporté un brin de bonheur aux supporters montpelliérains. Décollage immédiat.

Lorsque l'on associe les mots football et Portugal, plusieurs images arrivent immédiatement dans l'esprit des amateurs de ballon rond. Les plus anciens auront en tête le grand Eusebio, joueur emblématique du Benfica, et vainqueur du ballon d'or France Football en 1965. Les trentenaires eux, verront l'image de Luis Figo, l'un des galactiques du Real Madrid de Zidane et du Brésilien Ronaldo. Et les plus jeunes n'auront que le nom de Cristiano sur les lèvres et de son équipe remportant l'Euro 2016 lors d'une finale face à l'équipe de France.

A Montpellier, le Portugal, c'est bien sûr Pedro Mendes, solide défenseur arrivé de Rennes en 2017 et élément clé du système mis en place par Michel Der Zakarian. En trois saisons, l'arrière central a disputé 89 matchs et a fait trembler les filets adverses à 3 reprises pour une passe décisive. Joueur à la grinta pailladine, il s'est fait une place aux côté de Daniel Congré et du "capitao" Hilton lusophones comme lui. Il faut tout de même souligner que le numéro 5 languedocien possède une riche expérience et s'est fait les dents dans des clubs à la réputation exceptionnelle. Le Sporting Portugal, le Real Madrid, le Servette Genève ou encore Parme. 4 clubs historiques des 4 pays traversés avant de poser ses valises dans l'Hexagone, à Rennes puis Montpellier.

Mais les Pailladins les plus anciens se souviendront également de quatre Portugais qui ont porté les couleurs de la Paillade au début de ce siècle, avec des fortunes diverses.

Saison 1999-2000. Le changement de millénaire ne sied guère au MHSC. Après un début de saison fantastique (victoire en coupe intertoto suivi d'un fabuleux déplacement à Lyon avec un succès 2-1 à la clé), l'équipe dirigée par Jean-Louis Gasset sombre au début de l'automne et dégringole au classement. Le coup de poker des ex-Canaris Ouédec, Loko, Gourvennec, Pedros et Decroix vire au fiasco.

Le MHSC dernier du classement à Noël, Michel Mézy, revenu à la tête de l'équipe jette son dévolu sur deux Portugais venus de Belenenses pour relancer la machine et insuffler un autre état d'esprit à un groupe en difficulté. Le premier évolue au poste de milieu de terrain. Il s'appelle Antonio Filipe Gouveia (photp cvi-dessous). Le second est un avant-centre en pleine bourre, Rui Pataca.

Montpellier n'a plus connu l'antichambre de la Ligue 1 depuis 13 ans et recommence à croire en ses chances de maintien grâce à l'apport des deux lusitaniens. En 11 rencontres Pataca claque 5 buts et apporte sa grinta. Gouveia, lui étale sa classe et inscrit un merveilleux coup franc face à Troyes dont la Butte se rappelle encore. Malheureusement, ce n'est pas encore l'heure du miracle de Lourdes (mai 2003) et les Pailladins ne parviennent pas à refaire leur retard. Gouveia opte pour un départ quand Rui Pataca, lui, choisit de rester.

L'été suivant, le club n'a qu'une ambition, celle de pas s'éterniser en Ligue 2. Pour cela, il mise sur le même filon que l'hiver précédent. Paulo Sergio et Ricardo Nascimento "Rixa" viennent donc grossir l'escouade portugaise du MHSC (photos de tête).

La saison démarre tambours battants. Paulo Sergio inscrit deux buts lors des deux premiers matchs et les Pailladins démarrent sur 6 succès de rangs.

Un début de saison qui sera également marqué par un succès face à Nîmes sur le score de 2-0 et d'une image... Celle d'un but signé Rui Pataca qui rendit les Costières silencieuses.

Si l'influence de Paulo Sergio s'éteint au fil des semaines, et si Rixa, de son côté ne s'impose pas dans le onze de Michel Mézy. Rui Pataca, associé à Toifilou Maoulida, permet aux coéquipiers de Franck Silvestre de remonter dès la fin de saison. Pataca, toujours lui, s'offre même le luxe d'inscrire un nouveau but lors du match retour face aux Nîmois. Rixa, en manque de temps de jeu s'en va. Paulo Sergio et Rui Pataca restent mais disparaissent des feuilles de matchs pour l'épisode 2001-2002 qui verra le MHSC se maintenir en terminant 13e du classement.

Ce n'est que lors de l'épisode 2003-2004 que Rui Pataca (ci-dessus), en phoenix, renait de ses cendres. Lors d'une première partie de saison prometteuse, le Portugais inscrit 3 doublés pour 8 buts au total. Mais la machine héraultaise se grippe en deuxième partie de saison et Gérard Bernardet fait ses valises au profit de Robert Nouzaret qui opte pour une nouvelle stratégie : Celle de miser sur les jeunes du centre de formation. Exit les cadres d'alors dont Rui Pataca fait partie. Et le joueur s'en va pour le club le plus portugais des clubs français de l'époque : Créteil Lusitanos.

5 Portugais ont donc porté la tunique bleu et orange du MHSC et petit détail amusant, tous sont des baroudeurs.

Montpellier est le 8e club de Pedro Mendès. Paulo Sergio, lui, a connu 12 équipes différentes dans sa carrière. C'est beaucoup diront certains mais c'est moins que Gouveia (14) et Rixa (13). Rui Pataca, lui, n'en a connu que 6, dont 2 en France, Montpellier et l’US Créteil Lusitanos, dont il est aujourd’hui Directeur Général.

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