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Leonie Pankratz, la tête et les jambes

Arrivée cet été, la nouvelle latérale gauche montpelliéraine possède un parcours atypique où le football s'est toujours mêlé aux études et à une implacable soif d'apprendre. Rencontre avant de recevoir Lyon ce samedi (21h à Grammont, sans public)

Son aisance en français ferait croire à des accointances avec la langue de Molière, bien antérieures à sa venue à Montpellier en juillet dernier. Pourtant il n'en est rien. Si elle s'exprime aussi bien dans notre langue, même si elle reconnaît « faire encore beaucoup de fautes » (on aimerait au passage pouvoir dire qu'on en fait aussi peu en allemand), c'est avant tout parce que Leonie Pankratz est une femme de lettres et d'études aussi. C'est d'ailleurs cette double passion qui a parfois guidé ses choix footballistiques. En plus d'être quasiment tout le temps alignée sur le flanc gauche de la défense montpelliéraine, elle est aussi titulaire d’un master en économie et d’un Bachelor en traduction espagnol – portugais – allemand. La preuve d'une double vie bien menée. « J'ai toujours voulu faire des études en même temps que le foot car, après ta carrière sportive, tu as forcément une autre vie à mener et il faut s’y préparer », explique-t-elle.

 J'ai toujours voulu faire des études en même temps que le foot

Pour comprendre cette philosophie, il faut se pencher sur ses origines. Née à Giessen, à 60 km de Francfort, Leonie a grandi auprès d'un père impresario en littérature et d'une mère professeur. Son frère, de quatre ans son aîné, est médecin dans un hôpital à Ulm, au sud du pays. Chez les Pankratz, les études ont quelque chose de sacré. Et si c'est aux côtés de son frère qu'elle a tapé ses premiers ballons dans le jardin familial avant d'effectuer une grande partie de sa formation au sein du prestigieux club de Francfort, ce besoin de s'enrichir intellectuellement et de découvrir du monde s’est vite mêlé à sa passion pour le ballon rond. « Après avoir terminé le lycée, je voulais vivre une expérience à l'étranger et comme j'aimais beaucoup l'espagnol, je suis parti à Levante, raconte-t-elle. C'était à la fois très bien et très dur. Je n'avais que 19 ans, j'étais loin de ma famille mais c'était mon choix. Je voulais vraiment voir autre chose. En plus, je n'ai pas beaucoup joué, donc, moralement, ce n’était pas simple, mais j'ai beaucoup appris. » Son attachement à la péninsule ibérique s'est d'ailleurs prolongé ensuite hors du terrain puisqu'elle a épousé l'an passé un préparateur physique espagnol rencontré à Ulm et qui partage sa vie depuis 8 ans.

Le MHSC est un club très professionnel, où tout est très bien organisé

Entre-temps, Leonie Pankratz est devenue une ‘’taulière’’ d’Hoffenheim ; un club très particulier en Allemagne puisqu'il est un des rares à être soutenu par un riche homme d'affaires, Dietmar Hopp, qui a fait fortune avec son entreprise, SAP, spécialisée dans les logiciels informatiques. « Il a investi beaucoup d'argent dans cette région, dont il est originaire, que ce soit pour le sport mais aussi pour les enfants et dans beaucoup d’autres domaines. » En tout, Leonie est restée 10 ans à Hoffenheim dont elle était la capitaine et avec lequel elle a connu la D2 puis la Bundesliga. Une très longue aventure entrecoupée de deux autres expériences : « J'ai joué six mois au Portugal, à Boavista (en 2013).  À l'époque, j'étudiais l'espagnol et le portugais, je faisais beaucoup de traduction et c'était obligatoire dans mon cursus de faire une période à l'étranger, raconte-t-elle. Trois ans plus tard, je suis allée en Islande. À l'époque, j'étais à la recherche d'une nouvelle expérience et, pendant la trêve estivale en Allemagne, j'ai eu l'opportunité d'aller à l’ IB Vestmannaeyja. C'était une superbe aventure dans un pays magnifique. »

Alors qu'elle aurait pu rester toute sa carrière à Hoffenheim, Leonie a pourtant choisi de relever le défi proposé par le MHSC cet été et de découvrir ainsi son cinquième championnat différent : « J’étais très bien là-bas. J'y ai vécu de belles choses, explique-t-elle. Mais j'ai toujours été en quête de nouvelles aventures. Je n'avais jamais joué en France et quand j'ai eu la proposition de Montpellier je savais que l'opportunité ne se présenterait peut-être pas deux fois, alors j'ai foncé. » A Montpellier, la défenseur allemande de 30 ans a découvert « un club très professionnel, où tout est très bien organisé. J'aime aussi les méthodes d'entraînement, les différents exercices que nous faisons ici, souligne-t-elle. Je trouve votre championnat très serré et très attractif. On doit être vigilant et se battre à 100 % tous les week-ends. »

Jouer sans crainte

Un championnat « très technique, avec beaucoup de duels et où tout peut basculer sur un un-contre-un », selon Léonie qui y a très votre trouvé ses marques puisqu’elle a été titularisée à 6 reprises en autant de matchs officiels cette saison. Des rencontres au cours desquelles elle a montré une belle qualité de centre mais aussi beaucoup de discipline défensive et une belle activité offensive dans son couloir. Des qualités qui ne seront pas de trop à l’heure de recevoir le prestigieux Olympique Lyonnais ce samedi à Grammont (21h, sans public) : «  Je suis très motivée à l'idée de jouer contre quelques-unes des meilleurs joueuses du monde. Je pense que nous devons aborder cette rencontre calmement, avec l'objectif de faire de notre mieux et surtout de jouer sans crainte, détaille-t-elle. Notre équipe est un bon mélange entre des cadres expérimentés et des jeunes à fort potentiel qui ont beaucoup de talent, mais qui ont peut-être encore besoin d'un ou deux ans pour être au top de leur potentiel. Cette équipe progresse à chaque match et c’est bon signe pour l’avenir. » Un avenir que cette admiratrice de Zinedine Zidane espère ponctué d’une qualification pour la prochaine Ligue des Champions. Histoire de donner encore plus de relief à une aventure montpelliéraine que Leonie apprécie déjà : « Je suis vraiment très heureuse. Chaque jour je me dis que j’ai fait le bon choix de rejoindre le MHSC ; la ville est top et le club aussi. » Le bonheur est partagé…

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