Stephy Mavididi, un canonnier à La Paillade | MHSC Foot , billetterie Montpellier Hérault, mhsc match, match Montpellier, led publicitaire, panneau publicitaire led

Stephy Mavididi, un canonnier à La Paillade

Arrivé à Montpellier cet été, l’attaquant anglais possède un parcours aussi intéressant qu’atypique, ponctué de passages à Arsenal et à la Juventus. Rien que ça ! Mais désormais, c’est au MHSC qu’il compte exprimer son énorme potentiel.

Certains clichés ont la dent dure. Ce matin-là, un temps anglais orne le ciel de Grammont. Au bord du terrain, Stephy Mavididi, l’air timide dans un premier temps, évoque son parcours dans un style très britannique : calme, élégance et discours intelligible, sans éclat de voix ni arrogance mais avec le ton d’un homme qui sait d’où il vient et où il veut aller. Né à Derby, Stephy a grandi dans l’Est de Londres qu’il a rejoint avec ses 2 sœurs ainées et son petit frère, dès l’âge de 3 mois. « Nous n’avions pas énormément de choses mais nous nous avions nous car nous sommes une famille très unie », explique-t-il. « Pour moi, j’ai vécu la meilleure enfance qui soit. »

Je pense que nous avons une belle équipe avec, en plus, des personnes qui ont beaucoup d’humour

Une enfance teintée de foot : « J’ai dû commencer à l’âge de trois ans, mais je pense que le ballon m’a suivi dès mes premiers pas », rigole-t-il. Une seconde peau, qui a pris de l’épaisseur alors qu’il n’avait que 11 ans. Ce jour-là, Stephy s’incline 6-5 à l’issue d’un match fou face à Arsenal mais il inscrit les 5 buts de son équipe de Southend United. « Après le match, le coach d’Arsenal est directement venu voir ma mère pour que je les rejoigne. J’étais fan des Gunners, donc c’était un rêve qui devenait réalité », raconte l’attaquant de 22 ans. « Arsenal sera toujours dans mon cœur. »

S’en suit alors le cursus classique des jeunes attaquants du cru au Royaume de sa Majesté : des prêts à Preston North End et à Charlton (à deux reprises), histoire de s’aguerrir dans le célèbre Championship, l’antichambre ‘‘So British’’ de l’élite anglaise. « En Angleterre, quand tu évolues dans les équipes de jeunes de Chelsea, Arsenal, Liverpool ou Manchester City, c’est une autre vie, raconte Stephy. Quand tu vas dans les divisions inférieures, c’est surprenant parce que c’est totalement différent mais c’est très bon pour la progression d’un joueur. Techniquement, tactiquement, physiquement, mentalement, ça te permet de devenir plus mature. La deuxième division anglaise est vraiment un championnat très dur. Tu as 46 matchs dans une saison, sans compter les playoffs, tu joues deux fois par semaine à haute intensité. C’est très difficile mais formateur. Ces prêts dans les divisions inférieures anglaises ont été une très bonne chose pour moi. »

A son retour à Arsenal, l’international anglais chez les jeunes comprend pourtant très vite que son avenir immédiat ne s’écrira pas à l’Emirates Stadium : « Après mon prêt à Charlton, j’ai eu besoin de rencontrer les dirigeants d’Arsenal pour connaître ma situation et savoir ce qu’ils pensaient faire de moi. Ils m’ont expliqué qu’ils m’appréciaient, que j’étais un bon élément mais qu’ils recherchaient 2 ou 3 joueurs de classe mondiale à mon poste, que ce serait peut-être difficile pour moi d’évoluer en équipe première et qu’ils étaient ouverts à un départ en cas d’offre satisfaisante pour les deux parties. » Cette offre vendra finalement de la Juventus Turin : « Je n’oublierai jamais mon expérience là-bas », raconte-t-il au moment d’évoquer son passage chez les Bianconneri. « Tout est mis en place dans les moindres détails. Après l’entraînement, tu vas manger au restaurant, ils te demandent ce que tu veux manger, si tu as 2 séances dans la journée, tu as la possibilité de dormir sur place… Tout est juste parfait. C’était une très belle expérience. »

Prêté à Dijon par la Vieille Dame l’an passé, Stephy y a montré de multiples qualités, celles d’un attaquant rapide qui aime dribbler et marquer des buts. « J’apprécie la Ligue 1 parce que ça va très vite : ça défend, ça attaque… un peu comme au basket. Ça ne s’arrête jamais. C’est un bon contexte pour jouer libéré et montrer ses qualités. »

COMME UNE FAMILLE

En tout, Stephy a inscrit 5 buts et délivré une passe décisive en 24 matchs de championnat lors du dernier exercice, dont un face au MHSC : « Après le match, je me suis dit que Montpellier avait vraiment une très belle équipe », dit-il. Une qualité de jeu qui a sans doute pesé dans la balance au moment de rejoindre l’Hérault cet été : « Signer au MHSC constitue une très belle étape à franchir », explique ce grand admirateur de Thierry Henry, Romelu Lukaku ou bien encore Cristiano Ronaldo. « Je pense que je peux aider l’équipe à aller plus haut. J’aime beaucoup les personnes ici, le Président, le Directeur Sportif… c’est comme une famille. Je me suis tout de suite senti à l’aise et tout a été fait pour que je me sente bien, que ce soit au niveau de mes coéquipiers, du staff, des personnes qui entourent l’équipe. Je pense que nous avons une belle équipe avec, en plus, des personnes qui ont beaucoup d’humour…. Et la ville est très sympa aussi. »

S’il espère « inscrire autant de buts que possible, d’abord pour l’équipe et ensuite franchir un palier sur le plan personnel », Stephy Mavididi est rentré dans l’histoire du MHSC avant même de porter pour la 1ère fois le maillot en match officiel puisqu’il  est devenu le 1er joueur anglais de l’histoire du club pailladin « Une bonne chose », sourit-il. Buteur contre Bastia durant la préparation, il a déjà montré de très belles qualités et semble avoir une énorme marge de progression. Suffisante pour atteindre la sélection anglaise ? « J’ai quelques amis qui y évoluent déjà comme Tammy Abraham (Chelsea)  ou Trent Alexander-Arnold (Liverpool) », explique celui qui a porté le maillot des Three Lions en sélection U16, U17, U19 et U20. « Quand je vois qu’ils y sont arrivés, je me dis que s’ils l’ont fait, pourquoi moi je n’y arriverai pas ? Mais d’un autre côté, je n’y pense pas trop non plus, car, dans la vie, si tu penses trop à quelque chose tous les jours, ça finit par ne pas se faire. Il faut être patient et continuer à travailler »

En attendant, ce fan de musique et de Playstation a hâte de débuter la saison avec le MHSC. Retrouver la compétition (après quelques minutes de jeu contre Nice samedi dernier) par un match contre Lyon n’est assurément pas le plus facile, , mais, bien que pragmatique, Stephy Mavididi reste optimiste: « C’est difficile mais c’est la vie. La priorité c’est la santé ; conclut-il. Lyon est une très belle équipe. J’en ai parlé plusieurs fois avec Jeff Reine-Adélaïde (joueur de l’OL avec lequel il a évolué à Arsenal NDLR). Ce sera difficile mais on va tout donner. » Ça tombe bien, un Anglais ne lâche jamais rien. Et il suffit d’être allé voir un match de foot Outre-Manche au moins une fois dans sa vie, pour comprendre que, ça, c’est tout sauf un cliché…

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