John Utaka : « Tout ce que j’ai fait, je ne l’ai pas fait tout seul » | MHSC Foot , billetterie Montpellier Hérault, mhsc match, match Montpellier, led publicitaire, panneau publicitaire led

John Utaka : « Tout ce que j’ai fait, je ne l’ai pas fait tout seul »

L'international nigérien a certainement été un des meilleurs joueurs que le MHSC ait vu passer dans ses rangs. L'attaquant a dans tous les cas marqué son histoire au fer rouge, celui du titre de champion de France 2012. L'auteur des deux buts du titre à Auxerre s'est livré à notre rédaction. Souvenirs, souvenirs... Easy to remember !

Si on te dit « football », que cela évoque-t-il pour toi ?

Football ? Pour moi c’est une passion, cela représente beaucoup de choses, pas qu’un métier, j’ai adoré ça depuis que je suis petit. Au Nigéria, j’ai commencé dans la rue, comme tous les gamins en Afrique ou ailleurs, je regardais les autres aussi. Le foot, c’était pour s’amuser, c’était la passion.  Dans la rue, on se forme aussi, il n’y a pas d’entraîneur, on joue parfois 40 contre 40, on apprend petit à petit et ça nous aide après quand on arrive dans des clubs amateurs.

Ton premier match sur un terrain ?

Chaque fois que je portais ce maillot, je savais qu’on n’avait pas droit à l’erreur. Il ne fallait surtout pas jouer petit bras

La première fois, c’était en compétition régionale au Nigéria, avec un maillot et des chaussures, pas des vraies Adidas ou Nike comme en Europ ! Cela faisait plaisir de mettre un maillot et de représenter quelque-chose. Ça s’était bien passé et cela m’avait beaucoup fait plaisir.

Ta première équipe du Nigéria et les premiers joueurs qui t’ont fait rêver ?

C’était l’équipe des jeux olympiques quand Kanu y a participé. Il m’a beaucoup inspiré car ce n’était pas un joueur rapide ,il était très intelligent dans le jeu, trop fort techniquement. Quand j’ai intégré la sélection la première fois en 2000, il était là avec Okocha et, pour moi, c’était … Je les regardais à la télé et là je jouais avec eux, c’était un rêve presque réalisé. Ils m’ont encouragé en me disant de ne pas avoir peur, de m’exprimer comme je savais le faire et surtout d’écouter les entraîneurs.  C’était de bons conseils.

Après tu es devenu un Super Eagle… Cela représente quoi ce maillot et ce surnom pour les joueurs de l’équipe nationale?

Petit à petit, j’ai fait mon apprentissage et je suis presque arrivé dans le même « truc » que Kanu et Okocha. D’autres nous suivent aussi. C’était comme une transition.  Il y a beaucoup d’attente autour de la sélection, on est 180 millions d’habitants et presque tout le monde adore le football. A chaque match, il y a une immense pression pour le 11 qui débute la rencontre. Chaque fois que je portais ce maillot, je savais qu’on n’avait pas droit à l’erreur. Il ne fallait surtout pas jouer petit bras, il fallait se donner à fond. Qu’on gagne ou qu’on perde, il fallait bien jouer car ça ne pardonne pas. C’est très important de tout donner, surtout quand tu joues pour le Nigéria car il y a beaucoup de critiques.

Un souvenir avec la sélection ?

Le match contre le Cameroun en ¼ de finale de la CAN en 2004. C’était très intense face à Etoo, Song… un match très attendu car cela faisait des années que le Cameroun nous battait. On avait gagné 2-1 et j’avais marqué le but de la victoire. Je n’oublierai jamais ce match car c’était vraiment intense.

ça tapait sur un poteau, le gardien la sortait, je n’avais pas de réussite. Je me disais qu’il fallait que ça s’arrête !

Plus dur qu’en Europe ?

Oui c’est plus dur car c’est encore plus physique, c’est une compétition très intense. Lors des CAN, cela ne siffle pas beaucoup et des fois il y a des fautes qu’on ne voit pas en Europe.  C’est même dangereux. Si tu n’es pas bien préparé physiquement, tu ne peux pas y arriver car il y a beaucoup de pression et d’engagement.

La première fois où tu as quitté ton pays ?

C’était au mois de décembre 1998, j’ai quitté la petite cité où j’étais au Nigéria pour aller faire un essai dans un club amateur en Egypte. Arrivé là-bas, c’était le Ramadan, je ne savais pas ce que c’était. On ne mangeait qu’une fois par jour et je ne savais pas pourquoi alors on se moquait de moi en rigolant. On m’a expliqué et j’ai compris. J’ai commencé à m’entraîner avec une équipe amateur de Port-Saïd, puis on a fait un match amical face à une équipe du Caire contre qui on a perdu 2-0. L’entraîneur adverse avait trouvé que j’avais bien joué et m’a dit qu’il aimerait bien m’avoir dans son équipe. J’ai donc passé un an avec Arab Contractors puis j’ai rejoint Ismaily où tout a commencé puisque je suis devenu meilleur buteur du championnat lors de la seconde saison. J’ai vécu beaucoup de belles choses en championnat, en Ligue des champions africaine… et j’ai marqué une trentaine de buts en tout. Je n’étais pas une star mais en apprentissage et j’avançais.

La France ?

Cela évoque beaucoup de choses, de très belles choses même ! C’est comme mon deuxième pays. J’y ai passé beaucoup de belles années avec des gens sympathiques. J’ai commencé à Lens à une belle époque avec beaucoup de bons joueurs, ma première fois en Ligue des champions. Je ne trouverai pas de mots pour expliquer. C’était bien aussi à Rennes avec de grands joueurs comme Alex Frei, Karlström, Gourcuff, Mbia etc. « The list is endless » comme on dit en anglais ! Puis l’Angleterre avant Montpellier !

Montpellier ?

C’est là qu’on a été champion de France (grand sourire) ! Ca, quand même… Quoi demander de plus ? Etre champion, honnêtement, je ne l’attendais pas à ça. On avait une belle équipe mais on a fait quelque-chose d’immense.

Ton arrivée au MHSC ?

J’avais connu « Cécé « Jeunechamp à Rennes, Romain Pitau j’avais joué contre lui, tout comme Geoffrey Dernis et d’autres aussi. Je me suis dit que c’était une belle équipe. Lors d’une des premières interview que j’avais faite, j’avais dit : « J’aimerais qu’on gagne quelque-chose ». Pas le titre, mais quelque-chose. Car si on est là, c’est pour réaliser quelque-chose, pas uniquement pour nous. Au début, ce n’était pas facile car je manquais de chance. J’avais envie de faire de bonnes choses mais ça tapait sur un poteau, le gardien la sortait, je n’avais pas de réussite. Je me disais qu’il fallait que ça s’arrête et qu’au bout d’un moment il fallait que ça rentre.

As-tu douté ?

Douté, non.  Si tu doutes, tu vas tout gâcher. Ça ne va pas mais au bout d’un moment il faut que ça aille ! Je refuse que cela tape sur le poteau mais il faut que je continue d’essayer. Je n’accepte pas que cela ne rentre pas.

Tu avais l’air tout le temps calme, de ne jamais trop t’inquiéter mais, à l’intérieur, bouillonnais-tu ?

Peut être que cela ne se voit pas mais en moi j’étais toujours à me dire : « Il faut que ça aille ». Je n’aime pas perdre. De temps en temps on perd, c’est la vie, mais c’est beaucoup mieux de gagner !

Après tes six premiers mois, vient la saison du titre. Quand intervient la première étape importante ?

On se disait que si on arrivait à gagner des matchs et à enchaîner des 1-0 comme ça, cela voulait dire que quelque-chose de bien nous attendai

Le match à Bordeaux, 2-2. On égalise à la fin, après avoir été mené 2-0. Puis le match au Parc face au PSG. Il y a beaucoup de matchs en fait qui ont été un signe et qui nous disait qu’on pouvait faire quelque-chose de bien. Et on ne peut pas faire mieux à la fin quand on gagne contre Lille à la maison à la dernière minute.

Quels sont ces petits signes ?

Des petits signes qui te font dire qu’il ne faut pas qu’on gâche car c’est à nous cette année. Normalement, à 0-0, c’était fini contre Lille. Et puis un petit extérieur du pied d’Olivier et Karim marque du plat du pied. Le match était terminé. Avant cela, il y a eu beaucoup de matchs qu’on a gagnés à la dernière minute : Bordeaux à la maison, Saint-Etienne avec la volée d’Olivier, beaucoup de matchs comme ça …

Qu’est-ce qui fait que la balance penche du bon côté ?

C’est ça le foot. Il y avait peut être quelque-chose avec nous, je ne sais pas. C’est l’assurance, en fait, qui fait tout d’une saison sur l’autre. Le Trophée des champions face à Lyon, on aurait jamais dû le perdre.  On n’avait pas le droit de le perdre. A Lorient, la même saison, on prend deux buts dans les dernières minutes. L’année du titre, jamais de la vie cela se serait passé comme cela. Le foot, c’est un effort collectif. Si on gagne, c’est nous. Et si on perd, c’est nous aussi, tout le monde !

Quand la bonne étole continue de vous suivre au cours de la saison, vous sentez-vous invincibles ?

Invincibles, non, mais avec plus de confiance, oui. On se disait que si on arrivait à gagner des matchs et à enchaîner des 1-0 comme ça, cela voulait dire que quelque-chose de bien nous attendait. Il ne fallait pas s’enflammer, être sérieux et continuer à avancer.

Quelle était votre force ?

Je pense que c’était la force collective. On pouvait marquer de n’importe quelle manière. Des fois Mapou pouvait marquer, d’autres fois c’était Vito, c’est collectif.  Ce n’était pas qu’un seul joueur même si c’est évident qu’Olivier Giroud nous a fait beaucoup de bien car on savait qu’il ne lâchait pas l’affaire. C’était comme une machine à marquer. On sait qu’on faisait des efforts mais qu’en arrivant à lui donner le ballon il finissait bien les actions.

Il y a quand même eu des maillons forts : un grand Giroud, Younes Belhanda… et des paires qui ont bien fonctionné comme la tienne avec Henri Bedimo.

Younes aussi ! Il nous a fait beaucoup de bien. Avec Bedimo, je savais qu’il aimait bien prendre le couloir donc, des fois, je le lui libérais pour qu’il y aille et je me replaçais à son poste. C’était automatique après avoir joué quelques-fois avec lui, j’avais compris comment il fonctionnait. Une-deux et je savais qu’il allait au bout de ses actions.

La popularité du MHSC a été boostée après le match à Paris…

Au Parc, on savait que c’était la Capitale, une grande équipe en face… Dans ma tête, je me disais que si on réalisait quelque-chose de bien là-bas, cela allait nous booster pour la suite. J’ai marqué, ce n’était pas uniquement marquer un but, j’avais vraiment envie qu’on gagne ce match. On n’a pas gagné mais cela a été oublié car on a été champion ! Au Parc face au PSG, c’était toujours un peu particulier.

Face à Lille, comment est l’atmosphère avant la rencontre ? Tendue ?

Quand tu joues pour le titre, la tension est là. Tu n’as pas besoin d’y penser, elle est là, c’est automatique. On ne s’occupe pas des autres et on prépare bien ce match. Il fallait être bien d’entrée et pendant tout le match car on savait qu’avec Hazard ,c’était la misère assurée. Il essayait toujours de la donner bien et il ne fallait pas lâcher l’affaire. Si on ne pouvait pas gagner, il ne fallait pas perdre. Donc tout le monde a tout donné.  C’était une des meilleures ambiances que j’ai connues car le stade était plein et en fête.

Ce but qui vient de nulle part à la dernière minute des arrêts de jeu ?

Pour être champion, on a besoin de buts comme cela. Même si on marque du ventre, c’est un but, il faut que ça rentre. Ça arrive à la dernière minute, on ne peut pas rêver mieux. Olive m’a fait un signe, il voulait que je lui mette le ballon devant et quand j’ai eu ce dernier ballon, j’ai voulu mettre un plat du pied en force. Le ballon s’est envolé, je ne sais pas comment (rire), mais il est arrivé à destination et Olive a bien géré. Une course, un extérieur du pied et Karim du plat du pied, match terminé !

Que ressens-tu quand tu vois les filets trembler ?

J’étais fatigué pfff… mais c’était un effort qui en valait la peine. On a bien défendu car Lille avait un domaine offensif terrible. Ils nous ont fatigués mais c’est nous qui avons eu la « danse » à la fin.

A la fin justement, avant de rentrer au vestiaire tu fais un signe des deux doigts à la caméra…

C’est « peace » oui.

Cela ne voulait-il pas dire « Je mets deux buts à Auxerre » ?!

Non, non (rire). Si on savait qu’on mettrait deux buts avant chaque match, pourquoi jouer ? C’est arrivé au bon moment, le bon jour.

Auxerre, c’est une drôle de fin de championnat. Il y a la pluie, l’interruption de match, vous êtes menés… avez-vous un peu gambergé dans la tête ?

On se disait qu’il ne fallait pas qu’ils gâchent notre fête et qu’il ne fallait pas qu’on sorte de notre match. Surtout pas ! C'était notre jour et il n'y avait pas d'autre issue possible

Il y avait tout, il y avait tout… Je pense que tout le monde était un peu inquiet. On joue pour le titre, si on perd le match on perd aussi le titre si le PSG gagne. Je me suis dit qu’il ne fallait pas qu’on lâche et qu’il fallait qu’on continue à jouer. J’étais un peu énervé en fait quand ils ont marqué leur but car, eux n’avaient rien à jouer, alors que nous on avait quelque-chose à gagner. Heureusement, cela s’est bien passé par la suite.  Je voulais juste gagner ce match même si c’était quelqu’un d’autre qui marquait. On avait mérité d’être champion en 2012.

Sur le premier but, tu es au bon endroit au bon moment, tu sais que Souley peut te la mettre ?

Oui, je me suis dit que si je passais devant le défenseur il allait me la mettre. Il l’a bien fait.

C’était une joie réservée ce premier but…

(Rire). Oui parce qu’on était encore à 1-1. Dans ma tête, il fallait qu’on gagne. Je n’avais pas envie de célébrer ce but. Si à la fin tu gagnes, c’est davantage une bonne fête pour tout le monde.

La période des interruptions de la rencontre ?

Sur le terrain, je parlais avec « Cécé » Jeunechamp. On se disait qu’il ne fallait pas qu’ils gâchent notre fête et qu’il ne fallait pas qu’on sorte de notre match. Surtout pas ! On est resté concentré en se disant qu’à la fin de tout ça, c’était notre jour et rien d’autre. Il n’y avait pas d’autre issue possible. Ce sont des petites choses qui arrivent durant des moments de gloire mais on a été champion car toute l’année nous avons bien travaillé. Présidents, staff, supporters, tout le monde était là et c’était une grande fête. 

Le second but, celui qui a assuré le titre…

C’est collectif. S’il n’y a pas un corner d’obtenu par un autre je ne peux pas marquer. S’il n’y a pas une action avant, cela arrive comment ? Si j’avais joué au tennis contre Nadal je me serais dit que c’était mon esprit contre le sien, face à face. Si je gagne, je peux dire « J’ai fait cela et j’ai fait ceci ».  Dans le monde du football tu ne peux pas parler comme cela. C’est collectif.

C’est collectif, mais quand tu contrôles, que tu te retournes, tu sais que tu vas tirer à gauche ou que tu vas tirer à droite !

Oui, ça c’est différent. La conclusion est individuelle mais c’est collectif à la base.

Autant tu n’as pas célébré le premier but, autant le second tu es parti en toupie…

Oui, c’était pour gagner du temps (rires) ! Une minute trente de célébration et voilà, ça joue beaucoup, non ?

Quand tout le monde se jette sur toi, que vous êtes au pied de la tribune des supporters du MHSC, vous savez que vous êtes champions ?

Une petite prière avant le match car tout ce que j’ai fait, je ne l’ai pas fait tout seul, il y a un bon dieu qui me donne la force pour faire de bonnes choses et pour continuer

Hmmm… presque. Combien de matchs ont été perdus dans les dernières minutes de jeu, ou combien de match a t-on gagnés  à la dernière minute ? Donc, non, tant que l’arbitre ne siffle pas…

Qu’as-tu pensé quand il a sifflé ?

C’est la joie… c’est la joie. L’ensemble de tout ce qu’on a fait, c’était une belle saison et on a largement mérité de gagner ce titre.  Je pense que le public le ressentait car, déjà à 4 ou 5 journées de la fin, il chantait « On est les champions, on est les champions », ce n’est pas par hasard.

Pourquoi le N°7 ?

Cantona ! Non, je plaisante. J’aime bien le N°7, je trouve que c’est un beau chiffre. J’ai toujours bien aimé. 17, 27, il faut toujours qu’il y ait 7 dedans.  A Rennes et ici à Montpellier, c’était le 7, à Portsmouth le 17 et au début en équipe nationale c’était aussi le 7. C’est « Lucky number » (sourire). C’est « Jackpot number », triple 7 (rire) !

Le geste technique ? Garrincha faisait toujours la même feinte, comment décrirais-tu la spéciale John Utaka ?

C’est Banana split avec chantilly (rire) ! Pourquoi cela marche la plupart du temps alors qu’on le connaît ? Car la plupart des défenseurs anticipaient un centre. Mais quand ils mettaient le pied gauche pour anticiper le centre et que je faisait mon geste, c’était mort, ils n’allaient jamais revenir sur moi.

Un rituel dans l’avion ou dans le vestiaire ?

Je lisais la bible, c’est important pour moi. C’est personnel. Une petite prière avant le match car tout ce que j’ai fait, je ne l’ai pas fait tout seul, il y a un bon dieu qui me donne la force pour faire de bonnes choses et pour continuer.

Dans le vestiaire ?

Je n’arrive pas à jouer avec des chaussettes neuves car la matière n’est pas usée, ça glisse dans la chaussure. Je n’aimais pas ça car cela pouvait faire faire des erreurs techniques. Il faut jouer plusieurs fois avec des chaussettes pour qu’elles soient suffisamment usées. Mais la bible, c’est le plus important. Le reste…  je n’ai pas besoin d’autre chose, le football c’est ma passion. J’aimais bien jouer avec du neuf mais on n’était pas là pour faire les mannequins.

Ton surnom « Easy », ça vient d’où ?

Ma première année, quand cela n’allait pas, il me disait toujours « Ne lâche pas, ça va venir » et je n’ai pas lâché (sourire) !

(Eclats de rire).  Je ne sais pas, c’est une expression qui est venue comme ça. Je l’ai dit une fois, à Rennes. Mario Melchiot y jouait, il parlait anglais et me demandait si cela allait, « Are you ok ? » et je lui répondais « Easy ». « Calme » ou « Au calme », je ne sais pas comment on traduit.  « Zen »,  « On ne se prend pas la tête ». Ca m’a suivi.

La célébration avec la main qui passe devant le visage ?

C’est venu comme cela, ce n’était pas pensé et cela ne voulait rien dire de spécial.

Est-ce que 2012/13 reste une saison bizarre, compliquée ?

Peut-être compliqué. Dans le sens qu’il y a eu beaucoup de matchs qu’on aurait dû gagner et qu’on a perdu. Il n’y a jamais de match facile mais, moi, je voyais beaucoup de rencontre où je sentais que c’était fait, qu’on allait gagner et puis on perdait à la dernière minute. La pression de la Champion’s League est différente aussi et je pense que cela nous a coûté beaucoup de matchs. C’est comme ça qu’on apprend aussi. On peut dire une saison bizarre également.

René Girard a t-il réussi à tirer 150% du potentiel de l’équipe en 2012 ?

Je pense qu’il nous a aussi beaucoup motivés. Il nous a dit beaucoup de choses qui nous ont fait avancer. Des fois, on rentrait au vestiaire pas trop bien et il réussissait à nous faire ressortir pour gagner un match qu’on se devait de gagner chez nous. Un petit mot de motivation, des petites choses qui paraissent ne pas être grand-chose mais qui font avancer et gagner. Ma première année, quand cela n’allait pas, il me disait toujours « Ne lâche pas, ça va venir » et je n’ai pas lâché (sourire) !

Un mot pour les supporters ?

Much love for the supporters of Montpellier. Il love you guys. Thanks for your support and thanks for everything.

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