Cindy Perrault, rempart joyeux

Formée à Lyon, la gardienne de 23 ans a rejoint le MHSC cette saison pour progresser et transmettre une joie de vivre communicative. Rencontre à l’heure de recevoir Guingamp ce mercredi (15h)

Si elle reconnaît être « parfois un peu dans (son) monde », comme toute gardienne qui se respecte, Cindy Perrault n’en est pas renfermée pour autant. Sourire franc et massif, aspect jovial et taquin, le décor est rapidement planté. « Je n’aime pas faire la gueule, assène-t-elle d’emblée. Je suis quelqu’un d’entier. J’aime bouger, rigoler et faire rire. Je suis hyperactive, presque tout le temps à 100% » Sur le terrain aussi elle est à 100%, et là, pas question de rire. Titularisée la semaine dernière à Marseille en l’absence de Lisa Schmitz, blessée (sa première apparition sous le maillot du MHSC), Cindy Perrault y a montré de belles aptitudes, autant dans la sûreté de ses prises de balle que dans le commandement très clair de sa défense. « On m’a toujours dit qu’il fallait savoir saisir sa chance et c’est ce que j’ai essayé de faire, même si, malheureusement c’est après une blessure de la gardienne n°1, explique-t-elle. Ça m’a fait plaisir de retrouver le terrain. Je n’ai pas eu grand-chose à faire mais ça m’a permis de jauger un peu la différence qu’il y a entre la D1 et la D2. Je dois gagner en expérience de ce point de vue-là. »

Il faut dire qu’en recrutant Cindy Perrault cet été pour venir épauler Lisa Schmitz, le MHSC est loin d’avoir jeté une pièce en l’air. Avant de passer les deux dernières saisons comme solide titulaire dans les buts de Grenoble (D2), la native d’Angers dont le père et le frère ont également évolué au poste de gardien – «  J’étais attaquante mais un jour il manquait quelqu’un à ce poste, les garçons m’ont demandé d’aller dans les buts et j’y suis restée » – Cindy a effectué toute sa formation à Lyon où elle est arrivée en 2011, à 15 ans, juste dans la foulée de sa signature à Clairefontaine. « Ça m’a fait deux gros changements d’un coup puisque j’étais à ‘’Clairf’’ la semaine et à Lyon le week-end, mais je garde d’excellents souvenirs de cette période. »

C’est un beau challenge d’apprendre au quotidien aux côtés des joueuses qui composent cet effectif

Membre de la génération 1996-97 de l’OL (Carage, Cascarino, Garbino, Elisor....), elle y a gagné le titre de champion U19 et a même fait partie du groupe lors de la finale de la Ligue des Champions 2015 disputé par les ‘’grandes’’ à Milan. Durant cette période, elle a notamment côtoyé la gardienne de l’équipe de France Sarah Bouhaddi à qui elle porte une profonde estime. « Sarah m’a énormément appris. C’est une bosseuse qui ne lâche rien, elle m’a pris sous son aile et m’a donné énormément de conseils aussi. Je ne la remercierai jamais assez pour ça. Je savais que ma place ne pouvait pas trop se faire à Lyon mais j’y ai vécu des moments magnifiques. » Pour gagner du temps de jeu, cette fan de sport en général, qui aime « cuisiner et passer du temps entre amis » choisit donc de quitter le nid direction Albi en juillet 2016. D’abord titulaire, elle perd ensuite sa place de n°1 à son retour de la Coupe du Monde U20 disputée en pleine saison cette année-là. Après 6 mois sans jouer, celle qui fut également championne du Monde U17 aux côtés de ses équipières montpelliéraines Sandie Toletti et Marion Romanelli en 2012 à Bakou, rejoint Grenoble où elle réalise deux saisons pleines avant de rallier le MHSC cet été. « Ça faisait deux ans que j’étais à Grenoble et, après avoir participé à ce beau projet, j’avais envie de retrouver un club de division supérieure avec de l’ambition, J’ai souvent croisé le MHSC avec Lyon chez les jeunes et je sais à quel point il dispose de joueuses prometteuses. Ça valait le coup de tenter l’expérience », explique-t-elle. « Je savais que j’arrivais ici en tant que n°2, mais c’est aussi un beau challenge d’apprendre tous les jours aux côtés d’une gardienne comme Lisa Schmitz et de côtoyer au quotidien toutes les joueuses internationales qui composent cet effectif. »

Ici on peut rigoler tout en faisant du bon boulot. J’aime bien cet esprit-là

Un effectif au sein duquel elle a retrouvé de nombreux visages connus côtoyés en sélection ou à Clairefontaine (Romanelli, Nicoli, Uffren Toletti, Léger, De Almeida…) et où elle se sent déjà très bien. « C’est un club pro mais qui est aussi très familial, synthétise-t-elle. Ici on peut rigoler tout en faisant du bon boulot. J’aime bien cet esprit-là. De plus, les installations sont très bonnes et le cadre de vie dans cette ville est vraiment très agréable. Tout est réuni pour progresser. »

Ce sera son objectif cette saison, tout en visant collectivement « une qualification pour la prochaine Ligue des Champions. » Prochaine étape ce mercredi contre Guingamp en match en retard de la 10ème journée de D1 . « J’ai regardé leur match contre le Paris FC il y a 10 jours. Sans leur manquer de respect je pense que peu de personnes auraient mis une pièce pour les voir aussi haut au classement aujourd’hui, souligne la gardienne montpelliéraine au moment de décrire son prochain adversaire. C’est une équipe qui ne lâche rien et qui est surprenante. Il faudra vraiment se méfier. » Être vigilante et rester un rempart solide, ça c’est certain… Mais sans jamais oublier de prendre la vie du bon côté. Belle philosophie pour une gardienne qui gagne à être connue.

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