Laurent Pionnier, 20 ans et des jours qui comptent | MHSC Foot , billetterie Montpellier Hérault, mhsc match, match Montpellier, led publicitaire, panneau publicitaire led

Laurent Pionnier, 20 ans et des jours qui comptent

Arrivé au MHSC le 7 septembre 1997, le gardien montpelliérain fête cette saison ses 20 ans de club. A cette occasion, il a accepté de revenir sur les jours qui ont marqué sa vie de joueur montpelliérain.

LE JOUR OÙ IL A DEBARQUÉ AU MHSC. – « Je suis arrivé le 7 septembre 1997. J’avais 15 ans. J’étais international U15 et je jouais à Alès. Le club venait de vivre 2 descentes consécutives pour arriver en CFA et comme il avait des relations très étroites avec le MHSC, c’est tout naturellement que le contact s’est noué. A la base, je devais aller à Lens. Le Centre de Formation du MHSC avait bonne réputation, notamment au niveau des gardiens, et la proximité avec ma ville natale a aussi joué. »

LE JOUR OÙ IL A FAIT SA 1ère APPARITION DANS LE GROUPE PRO. – « C’était à Angers lors de la saison 2000-2001. Nous étions en D2 et je portais le n°28. C’était une sensation énorme. Quand tu arrives dans un club, tu aspires forcément à être un jour avec les pros, tu attends ce jour-là avec impatience et quand ça arrive c’est forcément une fierté. »

LE JOUR OÙ IL A SIGNÉ PRO. « A l’époque, lorsque ton club formateur te proposait un contrat tu étais obligé de le signer donc, chez nous, il y avait beaucoup de joueurs qui jouaient en 1ère division et qui n’avait pas de contrat professionnel. Pour ma part, il est venu à la fin de la saison 2002 2003. Cela faisait déjà un moment que j’étais avec les pros, mais sous un contrat espoir. Ce contrat pro est venu récompenser une saison riche en émotions pour moi puisque je venais de faire une dizaine de matchs en Ligue 1 et que nous étions parvenus à nous maintenir après une superbe remontée. »

LE JOUR OÙ IL A CHANTÉ POUR SON BIZUTAGE. « Je n’ai pas chanté ! À l’époque ce n’était pas trop une tradition. Par contre il fallait faire un petit discours devant le groupe pour se présenter. C’était un bizutage quand même ; même si, pour ma part, j’ai toujours été à l’aise pour prendre la parole, y compris devant les plus anciens. J’en garde un bon souvenir. »

LE JOUR OÙ il A DISPUTÉ SON PREMIER MATCH EN LIGUE 1. « C’était à Guingamp le 19 octobre 2002. Je suis rentré à la 27e minute après l’expulsion de Rudy Riou pour une faute sur Florent Malouda. Je ne devais pas être sur la feuille de match ce soir-là ; je m’y suis retrouvé car Michel Mézy a voulu me récompenser après un bon match amical la semaine précédente contre Auxerre à Nîmes. Le hasard a voulu que Rudy se fasse expulser et quand on parle du brin de chance qu’il faut parfois avoir dans une carrière professionnelle, cette mésaventure m’a permis de débuter ce jour-là. Pour la petite anecdote, le 1er but que j’ai encaissé en L1 a été inscrit par un de mes coéquipiers (Guillaume Moullec, défaite 3-1 du MHSC. »

LE JOUR OÙ IL A DISPUTÉ SON 1ER MATCH EN COUPE D’EUROPE. – « C’était contre l’Olympiacos en Ligue des Champions (24 octobre 2012, défaite 2-1). Jouer cette compétition avec son club formateur c’est quelque chose d’énorme. Je me souviens que lorsque j’ai prolongé mon contrat en 2010, plusieurs personnes avaient dit qu’ils pensaient que c’était le moment pour moi de partir mais je leur avais répondu que je voulais gagner des titres avec mon club. J’ai senti que certains journalistes pensaient sans doute que je « passais de la pommade » et ne me prenaient pas au sérieux mais, finalement, nous avons fait une finale de la Coupe de la Ligue juste derrière puis le titre de champion de France est venu ensuite et nous avons joué la Ligue des Champions. Entendre cette musique, jouer cette compétition c’est quelque chose d’énorme mais quand tu le fais avec ton club formateur c’est encore plus fort. »

LE JOUR DE SA PLUS GROSSE COLERE. – « Il y en a eu quelques-unes mais il est impossible de les révéler. Toutes les saisons que j’ai vécues ici n’ont pas été clôturées avec un titre donc il y a souvent eu des coups de gueule, même l’année du titre d’ailleurs, mais c’est parfois normal et nécessaire. »

LE JOUR DE SON PLUS GROS FOU RIRE. – « J’ai passé d’excellentes années avec Rémy Vercoutre, Rudy Riou et Jody Viviani et celle que l’on vit aujourd’hui avec Benjamin Lecomte me fait penser à ces années-là. C’est un très bon gardien et un super mec. Comme on travaille ensemble au quotidien, c’est bien quand ça se passe comme ça. »

LE JOUR OÙ IL S’EST SENTI INFRANCHISSABLE. – «  Dans la carrière de tous les joueurs il y a des équipes qui vous réussissaient et d’autres moins. Pour moi, j’ai souvent eu cette sensation contre le PSG sans savoir réellement de quoi cela venait. Le 0-0 il y a deux ans au Parc des Princes ou le 3-0 à domicile de la saison passée restent d’excellents souvenirs. D’ailleurs, je n’ai perdu qu’une fois sur la pelouse du Parc des Princes, c’était la saison dernière. Je me souviens aussi de ma 1ère visite là-bas. On avait gagné 3-1 en prenant un but au bout de trois minutes. » 

LE JOUR OÙ IL S’EST DIT « C’EST PAS MA SOIRÉE. »« Ce sont des sensations tellement énervantes et frustrantes que l’inconscient essaie de les éliminer. Disons que je n’ai pas de souvenir aussi précis que lorsqu’il s’agit d’évoquer les sensations d’invincibilité »

LE JOUR OÙ IL A CROISÉ SON ADVERSAIRE LE PLUS IMPRESSIONNANT. « Au niveau individuel, je dirai Ronaldinho. Le collectif le plus impressionnant, c’est celui du PSG depuis quelques années. Maintenant, personne n’est invincible, qui plus est sur un match. »

LE JOUR OÙ IL A REALISÉ QUE LE MHSC ETAIT CHAMPION DE FRANCE. – « C’était le jour du sacre à Auxerre (20 mai 2012) mais au moins un quart d’heure après la fin du match. Ça semblait tellement gros d’être champion avec ton club formateur qui n’était pas programmé pour ça que j’ai mis du temps à réaliser, même si nous n’avions que ça en tête depuis le mois de février. La sensation était indescriptible. J’ai même encore des frissons quand j’en parle aujourd’hui. »

LE JOUR OÙ IL A JOUÉ CONTRE LE MHSC « C’est arrivé une fois. C’est vrai que c’est impensable (sourires). J’avais morflé d’ailleurs (défaite 5-0 avec Libourne où il était prêté, le 16 mai 2008). C’était le dernier match de la saison, Libourne était relégué, beaucoup de joueurs prêtés étaient rentrés dans leur club et nous avions plus joué avec une équipe de CFA2 que de Ligue 2. Plus globalement, j’y ai passé 4 très bons mois. J’ai connu des personnes extraordinaires, un entraîneur fantastique, une autre culture, d’autres personnes, une autre région… mais comme je dis souvent, c’est toujours quand on quitte un endroit ou une personne qu’on se rend compte à quel point on est attaché à elle. Quand je suis revenu ça m’a encore plus conforté dans mon choix de rester ici. »

LE JOUR DE SA PLUS GRANDE JOIE FOOTBALLISTIQUE. – « Je ne peux pas dire la plus grande, mais la fierté de signer pro dans son club formateur est indescriptible. »

LE JOUR DE SA PLUS GRANDE PEINE. – « Les fois où nous sommes descendus en L2. On pense  forcément aux salariés qui vont être touchés économiquement par une descente et peut-être quitter le club. Ça marque car au-delà de l’aspect sportif, il y a des familles derrière. »

LE JOUR OU IL EST DEVENU UN DES CHOUCHOUS DES SUPPORTERS. – « Je ne sais pas de quand ça date mais nous avons rapidement compris que nous avions la même passion : celle du club. J’ai la chance de pouvoir apporter quelque chose sur le terrain et eux en tribunes. Nous nous sommes rencontrés bon nombre de fois dans des périodes où le club n’allait pas bien, pour expliquer le pourquoi du comment. C’est important d’expliquer pour qu’il n’y ait pas de malentendu. On parle souvent de manque d’envie mais ce n’est pas aussi simple que ça sinon ce serait vraiment peinant de manquer d’envie avec le métier que l’on fait. Ce serait même inadmissible. J’essaie aussi de retranscrire des valeurs qu’ils défendent. Ce sont  la passion du club et ses valeurs qui nous lient. »

LE JOUR OÙ IL S’EST DIT « PUTAIN 20 ANS ». – « J’ai ressenti une fierté et j’espère qu’elle ne se terminera pas à 20 ans. Je suis encore là et j’espère encore l’être longtemps. Pour moi ce n’est qu’une étape, symbolique mais une étape et non pas comme une fin »

LE JOUR OU IL A REÇU LES HONNEURS DE COLETTE ET LAURENT NICOLLIN. – « C’est une émotion particulière (en marge de la photo officielle le 26 septembre dernier / photo ci-contre). Cette attention m’a beaucoup touché. C’est un club extraordinaire, une famille extraordinaire qui m’a permis d’être-là au bout de 20 ans. Je les ai évidemment remercié comme j’ai pu souligner l’absence de Louis Nicollin. Ça m’aurait fait plaisir de le voir ce jour-là, mais c’était important pour moi de recevoir cette distinction des mains de Colette et Laurent Nicollin car ils ont marqué ma vie ici. J’ai toujours connu Laurent au club comme Président de l’association, Président Délégué, puis désormais Président, donc, c’est forcément symbolique qu’il puisse me le remettre. »

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