Enfant du club, Judith Coquet attend son heure | MHSC Foot , billetterie Montpellier Hérault, mhsc match, match Montpellier, led publicitaire, panneau publicitaire led

Enfant du club, Judith Coquet attend son heure

Arrivée au MHSC à l’âge de 10 ans, la jeune milieu de terrain montpelliéraine poursuit son apprentissage de la D1, pas à pas mais sans perdre de vue son objectif. Rencontre avant le déplacement à Rodez (dimanche, 15h, 19ème journée de D1 Arkema)

On n’ira pas jusqu’à dire qu’elle pourrait y aller les yeux fermés mais presque… les déplacements à Rodez, Judith Coquet connait bien. Et pour cause… Sur les bientôt deux décennies de sa vie (elle aura 20 ans le 5 août prochain), elle en a passé la moitié à défendre les couleurs du MHSC où elle a été formée et a franchi une à une toutes les étapes, de l’école de foot jusqu’à l’équipe fanion : « Je suis née au Blanc-Mesnil, dans le 93, mais ma mère s’est installée à Montpellier lorsque j’avais 7 ans et je suis arrivée au club à l’âge de 10 ans, en U11, raconte-t-elle. Montpellier est mon premier et mon seul club à ce jour et j’y ai rencontré pas mal de personnes qui m’ont beaucoup aidée, que ce soit sur le plan humain ou footballistique. C’est principalement ça qui me plaît ici. »

Une trajectoire assez étonnante puisqu’aucun de ses deux parents n’étaient ‘’footeux’’, mais qu’elle explique assez simplement : « J’ai toujours été très sportive ; j’ai fait du tennis, du handball mais j’ai toujours joué au foot dans la cour de récré, donc, même pour quelqu’un qui n’avait pas joué en club, j’avais quelques bases… et au bout d’un moment, ça s’est fait naturellement. » Paradoxalement, elle aurait pu rejoindre Lyon où vivait son père mais, à cette époque déjà, la petite Judith savait bien ce qu’elle voulait : « Quand j’étais petite, je me disais que je voulais devenir pro ici, à Montpellier, se souvient-elle. Je trouvais plus gratifiant de rejoindre un club qui n’était pas premier et de l’aider à le devenir plutôt que d’aller dans un club qui l’était déjà. » (sourire)

 

Le MHSC est mon premier et mon seul club à ce jour et j’y ai rencontré pas mal de personnes qui m’ont beaucoup aidée, que ce soit sur le plan humain ou footballistique. C’est principalement ça qui me plaît ici

Cette mission, Judith Coquet l’a déjà partiellement réussie en gravissant tous les échelons de la formation montpelliéraine jusqu’à ses débuts chez les pros la saison dernière lors d’une victoire à Reims (4-1, le 25 septembre 2021). « C’était un peu un aboutissement mais pas totalement quand même parce qu’il y a plein de joueuses qui rentrent une ou deux fois en D1 et qui n’y restent pas. Ce qui compte c’est de s’y installer dans la durée, tempère la jeune montpelliéraine. Quand on est en U19 comme c’était mon cas à l’époque, on est évidemment très heureuse de disputer ses premières minutes dans l’élite, mais il ne faut pas oublier que beaucoup de chemin reste à parcourir ensuite… et je suis en plein dans ce chemin justement, pour gagner du temps de jeu. »

Après 5 apparitions dans l’élite l’an passé, cette milieu de terrain de petit gabarit, vive et technique, plus à l’aise dans l’art de la passe que dans celui du dribble, a eu la bonne surprise de participer à l’Euro U19 avec l’équipe de France l’été dernier, inscrivant même 2 buts contre la République-Tchèque et l’Italie. « En U16 et U17 j’étais plutôt une remplaçante en sélection alors qu’en U19 j’ai eu plus l’opportunité de jouer, ce qui m’a donné confiance, raconte Judith. Concernant l’Euro, je ne m’attendais pas forcément à y être et puis je me suis bien sentie lors de mon entrée en jeu durant le dernier match de préparation et je me suis retrouvée titulaire ensuite. »

J’entends parfois dire que le fait de ne pas avoir une qualité forte ou un point fort bien identifié comme certaines joueuses peut être un handicap mais je prends plutôt ma polyvalence comme un atou

Sur la lancée de cette épopée avec les Bleuettes (défaites en demi-finale contre la Norvège), cette fan de Messi espérait sans doute grappiller plus de temps de jeu cette saison, mais celui-ci se limite aujourd’hui à 9 entrées toutes compétitions confondues. Une situation qui s’explique d’abord par une très forte concurrence puisqu’elles sont 6 (Bilbault, Blanc, Boureille, Torrent, Škorvánková et donc Judith) à pouvoir prétendre à une place de milieu axiale, chacune avec des qualités différentes. De plus, Judith présente la particularité d’être très polyvalente, ce qui peut parfois être à double tranchant… mais l’intéressée préfère voir cela comme une opportunité plutôt qu’un handicap : « En D1, je pense préférer jouer dans un registre plus offensif car pour jouer au poste de n°6, il faut, à mon sens, avoir un peu plus d’expérience du haut niveau et de gabarit que moi, même si j’ai occupé le poste de sentinelle en sélection l’été dernier, explique-t-elle. J’entends parfois dire que le fait de ne pas avoir une qualité forte ou un point fort bien identifié comme certaines joueuses peut être un handicap mais je prends plutôt ma polyvalence comme un atout. Je suis assez technique même si je ne suis pas forcément une joueuse qui va dribbler mais en revanche j’aime jouer simple et voir le jeu car il est vrai que je ne peux pas compter sur une qualité physique importante que ce soit en termes de gabarit ou bien de vitesse. »

J’ai toujours rêvé d’aller en D1 mais, pour moi, aujourd’hui je n’y suis qu’à moitié. Le but c’est d’y rester et après et seulement après je pourrai être pleinement satisfaite

Un profil multicartes qui n’est pas sans rappeler celui d’une certaine Léa Le Garrec, recrutée très jeune par le PSG et qui a éclos à Guingamp puis Brighton avant d’exploser à Fleury dans un poste de n°10 qui n’était pas forcément le sien au départ : « Je ne la connais pas personnellement mais j’apprécie beaucoup son profil, souligne Judith. Je la trouve très forte et il me semble que mon style de jeu ressemble au sien. » En attendant de pouvoir peut-être la croiser le 6 mai prochain lors du déplacement à Fleury, c’est à Rodez que les Montpelliéraines se rendent ce dimanche pour tenter de décrocher un 2ème succès consécutif après la victoire à Soyaux il y a 15 jours : « Ça va être un match compliqué parce que Rodez joue pour son maintien et qu’en plus, plusieurs joueuses de leur effectif sont passées par Montpellier, détaille Judith Coquet. On sait qu’elles vont tout donner mais si on joue sur notre valeur, je pense que ça devrait le faire. Il va nous falloir rester concentrées et ne pas jouer trop relâchées. Je sens le groupe extrêmement sérieux à l’entraînement mais sur les matchs, on ne sait jamais ce qu’il peut se passer donc il faut rester vigilantes. Un gros match à Fleury nous attend ensuite, dans lequel il nous faudra faire une grosse performance pour essayer de décrocher la quatrième place mais si on ne fait pas le plein de points contre Rodez, une éventuelle victoire contre Fleury ne servirait pas à grand-chose. Il faut prendre les objectifs les uns après les autres. »

quand on rentre en cours de match, ce n’est pas toujours facile de le faire sans se poser de questions parce qu’on sait qu’on a un peu de temps pour prouver sa valeur. Ça fait partie des choses sur lesquelles je dois travailler

Côté objectifs personnels justement, cette amatrice de Netflix qui aime bien le piano même si elle « ne sait jouer que quelques notes » espère « gagner le plus de temps de jeu possible d’ici la fin de la saison pour continuer à progresser » afin de franchir un palier : « J’ai conscience d’être jeune et qu’il ne faut pas être impatiente mais c’est vrai que quand on joue peu, c’est forcément compliqué ; mentalement il faut tenir mais ça fait partie de la formation et on verra comment ça se passera ensuite. J’ai toujours rêvé d’aller en D1 mais, pour moi, aujourd’hui je n’y suis qu’à moitié. Le but c’est d’y rester et après et seulement après je pourrai être pleinement satisfaite. » Un objectif clair qui lui permet d’adresser un petit message aux jeunes joueuses formées au club qui, comme elle, espèrent un jour porter le maillot du MHSC en équipe première : « Je leur conseillerai d’essayer de jouer libérée même si je suis consciente que, quand on rentre en cours de match, ce n’est pas toujours facile de le faire sans se poser de questions parce qu’on sait qu’on a un peu de temps pour prouver sa valeur. Ça fait partie des choses sur lesquelles je dois moi-même travailler. Il faut essayer de s’enlever le maximum de pression possible, de jouer son jeu. » Et nul doute qu’elles y parviendront… Car le travail et la patience finissent toujours par être récompensés, d’une manière ou d’une autre, surtout dans un club formateur comme le MHSC.

 

Le bal des débutantes

Après leur homologue Judith Coquet l'année dernière (ainsi que sa coéquipière Maëva Garcia-Augier), 3 joueuses du MHSC ont découvert la D1 Arkéma cette saison. Elles racontent 

Lola Gstalter

Milieu offensive (n°8, n°10 ou milieu excentrée), Lola Gstalter est la benjamine des trois débutantes du MHSC cette saison. Apparue plusieurs fois sur le banc (la première contre Bordeaux à Grammont fin septembre), la jeune joueuse de 17 ans a dû attendre le déplacement à... Bordeaux au match retour pour disputer ses 5 premières minutes en D1 : « J'ai ressenti une grande fierté ce jour-là, raconte celle qui est arrivée au MHSC il y a 2 ans. Jouer en D1 était mon rêve depuis toute petite et j'étais super contente qu'il se réalise. Quand le coach m'a fait signe que j'allais rentrer alors que j'étais en train de m'échauffer, je n'étais pas du tout stressée, sans doute parce que je ne m'y attendais pas vraiment ! (sourire). J'ai pu toucher quelques ballons et c'était vraiment un moment particulier. C'était aussi très important pour moi de pouvoir rendre fière ma famille.  Ce qui surprend le plus ? : je dirai l'intensité. Je n'ai joué que 10 minutes mais j'ai tout de même ressenti de la fatigue à la fin ; ça prouve que je dois encore beaucoup travailler. Ce qui est sûr, c'est que ça donne vraiment envie d'y retourner. La D1, c'est quelque chose ! Je donne tout aux entraînements pour apprendre auprès des joueuses plus expérimentées que moi, progresser et pouvoir grappiller le plus de temps de jeu possible jusqu'à la fin de la saison. » Rentrée 15 minutes à Grammont contre Guingamp fin février, elle poursuit son apprentissage en s'entraînant au quotidien avec la D1 tout en réalisant une belle saison entre l'équipe U19 et la réserve, qui évolue en R2.

Romy salvador

Arrivée au MHSC durant l'été 2022, Romy Salvador possède un profil très particulier. Si elle a dû attendre d'avoir 24 ans pour débuter en D1 (lors de la venue du PSG fin mars), c'est parce que cette ancienne pensionnaire des Centres de Formation de l'OL et du PSG, vient de passer 5 ans dans le championnat universitaire américain : « J'avais déjà disputé un match cette saison (contre Clermont en Coupe de France au mois de janvier, NDLR), mais ça m'a vraiment fait plaisir de découvrir enfin la D1 Arkema, sourit-elle. J'ai eu de bonnes sensations et c'est bien d'avoir pu démarrer par une victoire, même si j'aurais préféré ne pas prendre de but. Je suis revenue en France pour vivre ce genre de moments et j'espère en vivre d'autres. » Concernant le contexte, Romy n'a en revanche pas franchement été surprise : « Quand je jouais aux Etats-Unis, les stades étaient très souvent remplis, donc ça ne m'a pas du tout déstabilisée. Ce n'était pas nouveau pour moi. Même si je n'avais encore jamais évolué en D1, j'avais fait 6 bancs de Ligue des Champions avec le PSG, notamment lors de la demi-finale puis de la finale à Cardiff face à l'OL. Du coup, je ne me suis pas mise de pression et j'ai juste pensé à prendre du plaisir. Mon expérience passée, aux USA notamment, fait que je n'étais pas tant impressionnée que ça. Mon bonheur était de pouvoir jouer dans le championnat majeur de mon pays et de pouvoir montrer ce que je vallais en dehors des entraînements.  » Avec la suspension de Lisa Schmitz, Romy devrait avoir à nouveau l'occasion de montrer son talent d'ici la fin de la saison.

Dona scannapieco

Née à Sète avant de grandir à Agde et d'y débuter le foot, puis de signer au MHSC, Dona Scannapieco a vécu un moment très particulier lors de sa 1ère entrée en jeu, contre Reims à Grammont le 14 janvier dernier : « Défendre les couleurs du club phare de sa région est une très grande fierté, a-t-elle souligné d'emblée. Petite, quand j'évoluais à Agde, beaucoup de garçons étaient pris à Montpellier et c’était un rêve pour moi d’intégrer ce club un jour. Aujourd’hui j’y suis j’espère y rester le plus longtemps possible et surtout apporter un maximum à l’équipe. C’est le plus important. » Cette avant-centre complète, dotée d'un grand sens du but, décrit son ressenti de la façon suivante : «  Entre le moment où le coach te dit que tu vas rentrer et celui où tu rentres sur le terrain, tu ressens beaucoup d’excitation, Tu ne sais plus franchement où donner de la tête... mais dès que je suis rentrée sur le terrain, toute cette pression est tombée et j’ai juste pensé à jouer. Je me suis dit que je n’avais rien à perdre et qu’il fallait simplement tout donner », détaille-t-elle avant d'évoquer plus en détail ses sensations dans le jeu : «  Ce qui surprend le plus c’est l’impact dans les duels et la rapidité. A peine tu reçois le ballon que tu as déjà 2 ou 3 joueuses qui viennent au pressing. Il faut prendre l’information très vite et presque savoir où tu vas donner le ballon avant de le recevoir. Ce qui est sûr, c’est que cette première  expérience en D1 me donne envie d’y retourner et je vais tout faire pour gratter le plus de temps de jeu possible d’ici la fin de saison et continuer d’apprendre. »

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