Wahbi Khazri, l’instinct au service du collectif | MHSC Foot , billetterie Montpellier Hérault, mhsc match, match Montpellier, led publicitaire, panneau publicitaire led

Wahbi Khazri, l’instinct au service du collectif

Arrivé cet été au MHSC, l’international tunisien revient sur sa carrière et sur son plaisir de relever ce nouveau défi en orange et bleu. Rencontre avec un joueur atypique au talent hors normes 

Dans le paysage de la Ligue 1, Wahbi Khazri fait partie de ces joueurs qu’on aime regarder jouer autant que ce qu’on redoute de les affronter. Par un geste, une passe, un changement de direction, un dribble déroutant, il est capable de déstabiliser toute une défense comme un simple château de cartes. Exemple aussi récent que frappant, son geste lumineux contre Metz la saison passée où il avait lobé le gardien lorrain Alexandre Oukidja depuis sa propre moitié de terrain. « C’est sans doute mon plus beau but, reconnait-il. J’ai tellement voulu réaliser ce geste que quand ça se concrétise… C’est top et ce sera difficile de faire mieux. »

plus je vieillis, moins j’ai envie d’être mis dans une case

Au-delà du but en lui-même, ce geste symbolise aussi qui est Wahbi Khazri. Capable de jouer à tous les postes offensifs (n°10, ailier, deuxième attaquant et même n°9), l’international tunisien est un joueur d’instinct au service du collectif. « Avant toute chose, je m’adapte à ce que le coach souhaite, mais c’est vrai que, plus je vieillis, moins j’ai envie d’être mis dans une case, sourit-il. J’adore avoir cette liberté sur le terrain de pouvoir dézonner un peu partout et de bien me replacer à la perte du ballon. Nous avons des consignes à respecter à ce niveau-là, c’est logique mais après, offensivement, c’est important d’avoir une certaine liberté et de ne pas rester figé à un poste précis. »

Cette culture du football d’instinct, Wahbi Khazri l’a cultivée tout au long de son parcours footballistique. Né à Ajaccio, c’est avec ses deux frères aînés qu’il a tapé ses premiers ballons avant de rejoindre le Centre de Formation du Sporting Club de Bastia. Signe particulier, Wahbi a été décisif dès ses deux premières apparitions chez les pros. D’abord passeur pour son 1er match contre Amiens le 20 février 2009, il a ensuite marqué son 1er but dès sa seconde apparition, le 13 mars de la même année contre… Montpellier : « Dans les deux cas j’ai eu un peu de réussite puisque sur la passe décisive, le ballon est légèrement dévié et sur le but c’est un coup franc bord de touche que je mets dans la boîte ; Personne ne touche le ballon et il finit dans le petit filet opposé, reconnait Wahbi. Plus globalement, Bastia, c’est mon club de cœur, là où j’ai tout appris »

Après 6 saisons au Sporting, il a ensuite rejoint les Girondins de Bordeaux : « C’était la première fois que je quittais la Corse. Bordeaux m’a permis de gagner en maturité et en régularité en Ligue 1 », explique-t-il. En Gironde, ses prestations abouties lui ont ouvert les portes de la prestigieuse Premier League et du club de Sunderland où le coach, Sam Allardyce a pensé à lui pour dynamiser les Black Cats, alors à la lutte pour le maintien : « C’était un rêve de jouer en Premier League et de vivre l’atmosphère des stades anglais. Sunderland est une ville ouvrière et le club n’avait pas forcément beaucoup de moyens à l’inverse de la majeure partie des clubs londoniens. Les gens étaient vraiment ultra passionnés par leur club et c’était beau à voir, se souvient-il. Les six premiers mois, nous avons réussi à décrocher notre maintien avec une ambiance exceptionnelle dans l’équipe. Il y avait notamment Yann M’Vila, Younes Kaboul, John O’Shea ou bien encore Jermaine Defoe que je voyais encore dans une pub avec David Beckham quelques mois plus tôt. Jouer avec lui a été un honneur. »

La saison suivante fut plus compliquée et conclue par une relégation en Champioship (D2). Wahbi Khazri rejoint alors le Stade Rennais et se relance de la meilleure des façons sous les ordres de Christian Gourcuff. « Là-bas j’ai pu donner un nouveau souffle à ma carrière. En plus c’était juste avant la Coupe du Monde en Russie et ça m’a permis d’être prêt pour cette échéance. » Après le Mondial où il a inscrit 2 buts en 3 matchs avec les Aigles de Carthage (contre la Belgique et le Panama), Jean-Louis Gasset en fait sa priorité de recrutement et Wahbi rejoint l’AS Saint-Etienne à l’été 2018. « Ma première année chez les Verts sous les ordres de Jean-Louis Gasset et Ghislain Printant a été exceptionnelle, raconte la nouvelle recrue montpelliéraine. On finit quatrième, à deux doigts du podium et de disputer le tour préliminaire de la Ligue des Champions. On jouait devant plus de 40 000 personnes tous les week-ends, on proposait du beau football et tout était réuni pour qu’on prenne du plaisir collectivement. Tout se passait super bien et ensuite, ça a été beaucoup plus dur. On a souvent frôlé la catastrophe et malheureusement, c’est ce qui est arrivé la saison passée avec cette descente en Ligue 2. Ça m’a vraiment fait mal. »

Quand tu viens ici, tu sais pour qui tu joues

S’il n’a sans doute pas manqué de propositions à l’intersaison, quand on a marqué son 1er but contre Montpellier, joué avec Ellyes Skhiri, Jamel Saihi et Rémy Cabella et évolué sous les ordres de Jean-Louis Gasset, il était presqu’écrit que Wahbi Khazri évoluerait un jour au MHSC : « Quand j’étais à Bastia, juste avant que je signe à Bordeaux, je devais rejoindre le MHSC, se souvient le nouveau n°99 montpelliérain. J’avais même eu le Président Laurent Nicollin au téléphone. Ça ne s’était pas fait pour diverses raisons, mais c’était peut-être écrit que je devais venir ici un jour. »

C’est donc chose faite depuis cet été : « J’ai rencontré le Président autour d’un repas et ça s’est super bien passé, ça a matché tout de suite. Quand tu te sens désiré et qu’il y a vraiment une volonté de te faire venir, ça joue énormément et c’est ce qui a fait que mon choix s’est porté sur le MHSC, explique Wahbi. Quand tu viens ici, tu sais pour qui tu joues : Le Président est là, comme un second papa, il te met dans les meilleures conditions. Michel Mézy aussi… J’adore vraiment ce club là parce qu’il est familial. Tu te dois de te battre pour des personnes que tu vois au quotidien et c’est très important, encore plus dans le football d’aujourd’hui où il y a de moins en moins de clubs tenus par des familles comme c’est le cas ici. »

Téji est un garçon que j’adore en dehors du terrain, qui est une super personne. Sur le terrain, c’est un joueur avec lequel j’ai toujours voulu jouer parce que, pour moi, il fait partie des meilleurs joueurs du championnat

Pour sa première apparition à La Mosson en match officiel contre Troyes il y a 15 jours, l’international tunisien a déjà montré qu’il avait tout de la bonne recrue pour l’effectif d’Olivier Dall’Oglio : « Les premières sensations sont très bonnes. J’ai été très bien accueilli. On a tout pour faire une bonne saison et maintenant il faut confirmer, souligne-t-il. Pour ce qui est spécifiquement du match contre Troyes, je l’ai bien vécu parce qu’il y a la victoire au bout, mais je l’ai aussi moins bien vécu parce qu’on se fait rejoindre deux fois au score et qu’on doit être plus efficace dans les deux surfaces. Heureusement, ce but venu d’ailleurs inscrit par Téji (Savanier) nous a vraiment fait du bien. »

Justement, sa relation avec Téji apparait comme étant l’une des clés de la saison montpelliéraine et Wahbi Khazri est plus qu’enthousiaste à l’idée d’évoluer aux côtés du capitaine pailladin : « Téji est un garçon que j’adore en dehors du terrain, qui est une super personne. Sur le terrain, c’est un joueur avec lequel j’ai toujours voulu jouer parce que, pour moi, il fait partie des meilleurs joueurs du championnat et c’est agréable de jouer avec de vrais joueurs de ballon comme lui. »

Mon seul objectif, c’est que l’équipe termine le plus haut possible au classement. Le plus important aussi, c’est qu’on procure des émotions au public.

Personnage jovial, souriant et attachant qui aime beaucoup rigoler – « en Corse, on appelle ça ‘’la Macagna’’, ça veut dire charrier. » – Wahbi Khazri est le 3ème international tunisien à porter le maillot montpelliérain, après Jamel Saihi et Ellyes Skhiri. « J’ai joué avec les deux en sélection et c’est encore le cas aujourd’hui avec Ellyes, sourit-il. Jamel a été champion de France avec le MHSC. C’est quelqu’un de très gentil, très simple, très posé et c’est une super personne. Concernant Ellyes, c’est quelqu’un de très discret, très calme mais aussi un super bon joueur de foot. Les deux ont fait des passages remarqués au club et j’espère évidemment suivre leur lignée. »

La transition est toute faite avec la Coupe du Monde qui se profile cet hiver et à laquelle Wahbi pourrait participer, et vivre ainsi son 2ème Mondial après celui de 2018 en Russie : « En 2018, c’était exceptionnel parce que je n’aurai jamais pensé faire une Coupe du Monde un jour dans ma carrière. Ce n’est que du bonheur. J’ai aussi eu la chance de marquer de performer à titre individuel. A titre collectif, nous n’avions pas démérité : on perd d’un but contre l’Angleterre, la Belgique nous était largement supérieure et nous battons le Panama pour finalement terminer troisième du groupe, se souvient l’ancien Stéphanois. Concernant le Mondial qui se profile au Qatar, je pense qu’il y a moyen d’exister dans ce groupe. La France est ultra favorite mais ensuite, avec l’Australie et le Danemark, ça reste ouvert. Après, il faut que chaque joueur arrive prêt, en forme, et donne le meilleur de lui-même parce qu’on représente un pays, ça doit être une fierté, un honneur. J’espère vraiment être en pleine possession de mes moyens pour cette Coupe du Monde. »

En attendant, la meilleure des préparations reste une bonne saison avec le MHSC, à commencer lors du match contre Auxerre ce dimanche à La Mosson. « Quel que soit l’adversaire, l’objectif est de prendre le plus de points possibles à la maison, souligne Wahbi, qui préfère « ne pas se fixer d’objectif personnels » et ne penser qu’au collectif : « Je n’ai jamais été un joueur de stats parce que j’estime que ça ne reflète pas toujours un match, et c’est encore plus le cas en vieillissant. Le plus important c’est qu’on gagne, qu’on performe, qu’on fasse une belle saison et qu’on donne du plaisir à tout le monde parce que le public mérite d’avoir un club qui joue les premiers rôles. Mon seul objectif, c’est que l’équipe termine le plus haut possible au classement. Le plus important aussi, c’est qu’on procure des émotions au public. » Un public auquel Wahbi Khazri a tenu à adresser un message en guise de conclusion : « J’espère ne pas les décevoir. Comme je l’ai dit, je pense que nous sommes capables de faire une belle saison et nous aurons besoin d’eux pour y parvenir. Contre Troyes, ils nous ont permis d’aller chercher ce 3ème but. C’est tous ensemble qu’on va faire une belle saison. » La qualité technique et l’instinct, mais surtout le sens du collectif. Ainsi est Wahbi Khazri...

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