Younes Belhanda : « Nous avions parfois du mal à y croire... » | MHSC Foot , billetterie Montpellier Hérault, mhsc match, match Montpellier, led publicitaire, panneau publicitaire led

Younes Belhanda : « Nous avions parfois du mal à y croire... »

Homme-clé de la saison montpelliéraine conclue par le titre de champion de France en 2012, l’ancien meneur de jeu du MHSC revient sur cette épopée et notamment sur son fabuleux doublé à Marseille, véritable tournant de la saison héraultaise, le 11 avril 2012

LE MATCH AU VÉLODROME

En premier lieu, quel souvenir gardes-tu de cette rencontre face à l’OM au Vélodrome (succès 3-1 du MHSC) ?
Je m’en souviens très bien. C’était un match en retard que nous avions joué en milieu de semaine (un match en retard de la 30e journée joué un mercredi, juste derrière une victoire contre Sochaux à La Mosson et avant un revers à Lorient le dimanche suivant NDLR). C’était en journée (17h) et cette rencontre était très importante pour nous car, comme les autres équipes ne jouaient pas, nous avions la possibilité de prendre 3 points à tout le monde au classement. Il nous fallait absolument faire un bon résultat là-bas pour espérer aller au bout dans cette fameuse course au titre.

Quand on connaît la rivalité entre l’O.M. et le PSG, avais-tu eu l’impression ce jour là que les Marseillais étaient favorables à notre victoire dans notre duel à distance face aux Parisiens ?
Je ne pense pas. Quand je me souviens du début du match, je dirai même que ce n’était pas du tout le cas. Ce n’est qu’après, quand ils ont vu la physionomie de la rencontre et que le scénario tournait en notre faveur, que le public marseillais m’a semblé plus être mécontent envers ses joueurs que satisfait de nous voir gagner.

À titre personnel, tu es Avignonnais. C’était particulier pour toi d’aller jouer à Marseille ou pas forcément ?
Pas forcément. Quand j’étais plus jeune et que j’évoluais à la MJC Avignon, on jouait souvent contre les équipes de Marseille ; donc, c’était plus une rivalité qu’autre chose. Après, il faut aussi savoir que la majorité des gens d’Avignon sont pour l’OM, mais moi ce n’était pas spécialement mon cas. C’est sans doute dû au fait que très tôt, avec mon club, j’ai été opposé à des équipes marseillaises, Et notamment à l’O.M.

je me relève et au fond de moi je me dis : "c’est quoi ce truc de fou ?" (Rires)

Pour revenir à ce fameux match contre l’OM d’avril 2012, tu marques également un doublé lors de cette fameuse rencontre. Comment l’as-tu vécu ?
J’avais d’abord ouvert le score sur penalty (7ème minute de jeu). Je dois vous avouer que j’avais un petit peu d’appréhension ; C’était quand même Steve Mandanda en face, un des gardiens de l’équipe de France… Il avait beaucoup d’envergure et prenait beaucoup de place dans la cage. Je me suis posé la question de comment j’allais frapper et je me suis dit que j’allais tenter le coup fort au sol vu qu’il était très grand. C’est ce que j’ai fait, il est parti du bon côté mais le ballon était assez puissant pour finir au fond des filets. Avec le recul, j’ai eu un peu de chance sur le coup. Cela nous avait permis de mener 1-0. Ensuite, on se fait égaliser (but du Marseillais Mbia, 33e NDLR),puis on reprend l’avantage (par Olivier Giroud au retour des vestiaires sur un service de Souleymane Camara, 49e, NDLR) et puis je marque le 3e but (3-1, 71e) qui scelle définitivement notre victoire…

C’était sans doute l’un des plus beaux buts de la saison… Comment le décrirais-tu ?
L’action est déjà très bien construite à la base. Ça part de derrière, ça me touche au milieu, je fais un contrôle orienté, je décale vers Garry Bocaly qui part un peu sur le côté, qui rentre légèrement intérieur et trouve Olivier (Giroud) dans l’axe. Dans le même temps, je pénètre également dans l’axe. À cet instant précis, j’attends qu’Olive me mette le ballon au sol dans l’axe pour contrôler et frapper, mais il fait un contrôle un peu ‘’américain’’ (sourire) et il lève le ballon sur ma poitrine. Il m’a dit qu’il l’avait fait exprès, mais je ne pense pas (sourire).. À ce moment-là, je me dis que la seule possibilité de frapper en première intention, c’est de tenter le ciseau acrobatique… j’arrive à réaliser ce geste et je vois le ballon partir dans la lucarne. Je tombe par terre, je me relève et au fond de moi je me dis : « c’est quoi ce truc de fou ? » (Rires).

Votre coach, René Girard, a tout de même été assez dur tout au long de la saison... Mais au soir de cette victoire à Marseille, il avait tenu à vous rendre à tous un très grand hommage en vous disant, comme lors du match nul à Paris, qu’il était fier de vous…
René Girard n’était pas dur. Il était simplement exigeant avec nous. Il voulait toujours que l’on donne le meilleur de nous-mêmes, que l’on ne se relâche pas. Même quand on jouait bien, même quand on réalisait des grosses prestations, voire même des exploits, il tenait à rester mesuré pour que les louanges ne nous fassent pas devenir dilettante. Il était toujours derrière nous pour qu’on ne se relâche pas.

DE SON ARRIVÉE AU MHSC JUSQU’AUX DEBUTS PROFESSIONNELS

Comment arrives-tu au club et quel regard portes-tu sur tes années de formation au MHSC ?
Le Centre de Formation a été une expérience et une époque magnifique pour tous ceux qui l’ont vécue. J’ai aussi une pensée pour ceux qui n’ont pas pu sortir professionnel car ça a sans doute dû être compliqué. Pour ceux qui ont eu la chance de le devenir, tu gardes forcément des souvenirs magiques de cette période. C’est à ce moment-là que tu rencontres des nouveaux potes qui vont passer de nombreuses années avec toi et avec qui, pour certains, tu vas rester ami bien au-delà de cette période au Centre de Formation. Tu pars du cocon familial, tu découvres aussi le fait de t’entraîner tous les jours, ce qui n’était pas forcément le cas auparavant… Tu dois aussi apprivoiser le fait d’avoir une rigueur de professionnel mais tout en étant jeune. J’ai vraiment aimé cette période de formation, tout comme la pré-formation chez les sœurs d’ailleurs. En plus, les succès se sont enchaînés pour nous dans toutes les catégories en 14, 15 et 16 ans… jusqu’à cette fameuse aventure de la Coupe Gambardella (à l’époque réservée aux joueurs évoluant dans la catégorie 18 ans, les U19 n’existaient pas encore NDLR) . Ça a été une épopée magnifique avec un groupe de potes avec lequel nous sommes allés jusqu’au Stade de France pour y ramener un trophée pour notre club formateur. C’était quelque chose d’exceptionnel.

Le Centre de Formation a été une expérience et une époque magnifique pour tous ceux qui l’ont vécue

À l’époque, tu évoluais à un poste de l’ombre, celui de n°6 dans le 4-2-3-1 mis an place par Bruno Lippini…
C’est vrai. Nous étions plusieurs pour deux postes avec Guillaume Legras, Adrien Coulomb et bien évidemment Benjamin Stambouli avec qui j’ai évolué à Montpellier avant de le retrouver aujourd’hui, puisque nous évoluons dans le même club en Turquie. En revanche, Remy Cabella et Jonas Martin étaient plus les créateurs de cette équipe, donc forcément on les voyait plus que nous. C’est le poste qui veut ça. Les talents offensifs sortent toujours plus rapidement du lot que les talents défensifs.

Et pourtant, c’est toi que René Girard lance en premier chez les pros pour son 1er match à la tête du MHSC le 8 août 2009 à La Mosson contre le PSG (1-1)…
Lors de cette finale de Coupe Gambardella face à Nantes au Stade de France, je pense que toute l’équipe avait réalisé une très grosse prestation, moi compris, et c’est sans doute à ce moment-là que René Girard m’a repéré. Ensuite, nous avons été plusieurs à effectuer la préparation d’avant saison… Pour le premier match contre Paris, il aurait pu choisir un autre jeune que moi mais finalement il a choisi de me mettre dans le groupe. Je ne sais pas du tout pour quelle raison il a fait ce choix-là, mais ça m’a souri.

même si j’avais fait une grosse préparation, je n’en revenais pas

Comment as-tu vécu ce premier match contre le PSG lors duquel tu as crevé l’écran, à un poste de milieu droit qui n’était pourtant pas le tien... Avant de tirer le corner en toute fin de match sur lequel Emir Spahić égalise de la tête?
Ce premier match en Ligue 1 et chez les pro restera longtemps gravé dans ma mémoire. Il faut bien avoir conscience que deux heures avant le match, je ne savais pas que j’allais jouer et si j’étais titulaire ou pas. J’avais fait une très grosse préparation avec les pros, j’avais marqué deux buts alors que je n’avais pas encore paraphé mon contrat professionnel, mais à aucun moment je ne pensais démarrer cette rencontre. La veille du match, le coach a fait une opposition et je me souviens que je n’étais pas dans le onze de départ. Je sentais bien qu’il hésitait entre Philippe Delaye et moi mais il ne m’a rien dit. Le lendemain, une heure avant le match, le coach est venu me voir et m’a dit que j’allais débuter. J’étais un peu surpris mais surtout très heureux. Je me souviens qu’à la fin de la causerie, Abde El Kaoutari était venu me voir en me disant : « Tu te rends compte, tu vas débuter contre Paris à la Mosson, c’est top ! » Au fond de moi, même si j’avais fait une grosse préparation, je n’en revenais pas. Je me disais que ce n’était pas forcément démérité mais pour un mec qui venait de signer pro, qui arrivait du centre et qui était très jeune comme moi à l’époque, c’était tout de même très inattendu. C’était vraiment quelque chose de magnifique.

Avant d’arriver à la saison du titre, tu disputes donc deux saisons avec l’effectif professionnel. Comment les vis-tu ?
Avec le recul, je me dis que c’était un début de carrière un peu mitigé. J’avais très bien commencé ma première saison, dans la foulée de cette première apparition professionnelle contre le PSG à la Mosson, mais ensuite j’ai aussi eu un gros coup de mou. À la suite de ça, je m’assois un peu sur le banc et je vais même disputer quelques matchs avec la réserve en CFA (équivalent du N2 aujourd’hui). C’était un processus un peu normal, je pense, car c’est compliqué d’arriver dans le monde professionnel et de enchaîner les matchs. Au bout d’un moment, tu as forcément un contrecoup car l’exigence n’est pas la même ; notamment parce que les efforts physiques sont plus importants chez les pros que chez les jeunes.
Dans mes souvenirs, la deuxième année se passe mieux, je suis plus régulier, je pense aussi que j’ai abordé les matchs d’une meilleure façon, en étant moins dispersé. On fait une belle saison avec en point d’orgue cette finale de Coupe de la Ligue contre Marseille au Stade de France. Malheureusement, on la perd… C’était un moment difficile, mais ça a aussi fait partie de notre apprentissage. Je retiens aussi de cette deuxième saison qu’elle m’a permis d’enchaîner les matchs et d’effectuer une saison entière, ce qui était important dans ma progression puisque j’avais manqué beaucoup de matchs la saison précédente.

On se souvient notamment de cette fameuse photo où tu caches ta tristesse sous ton maillot, à la fin de cette fameuse finale de coupe de la Ligue…
J’étais vraiment dégoûté… C’était affreux… En plus, avec cette génération, nous n’étions pas habitués à perdre, donc c’était un moment très difficile

LA SAISON DU TITRE

Le premier élément qui marque la saison du titre arrive avant même le premier match de championnat, lorsque René Girard profite de la préparation pour te recentrer à un poste de numéro 10 derrière l’attaquant, alors que tu évoluais plus, jusqu’ici, sur un côté. À quel moment décide-t-il cela ?
Honnêtement, je ne me souviens plus lors de quel match il m’a essayé à ce poste et encore moins de celui à l’issue duquel il a décidé de m’y installer. Je ne sais même pas si c’était au départ de match ou en cours de jeu. Ce dont je suis certain, c’est que je n’avais jamais joué n°10 auparavant. J’avais joué numéro 6 donc chez les jeunes à Montpellier, dans un couloir chez les pros avec René Girard ; plus jeune j’avais même évolué en charnière centrale mais jamais au poste de meneur de jeu. Quand tu es jeune, que tu as un bagage technique et un certain volume de jeu, tu peux jouer à mon sens indifféremment au poste de n°6, 8 ou 10. L’avantage du poste de numéro 10, c’est que tu ne te contentes pas de rester dans une zone : Tu peux te balader un peu partout, à droite à gauche, redescendre un peu… Pour ma part, ce n’était pas spécialement le poste de numéro 10 qui me faisait rêver, mais c’était le fait d’être libre sur le terrain, de pouvoir toucher le ballon, me balader entre les lignes… C’est ça qui était passionnant.

les bons résultats s’enchaînent, tout le monde joue bien, on marche même presque sur l’eau à certains moments…

Comment vis-tu cette première partie de la saison du titre avec les bons résultats qui s’enchaînent ?
Lors du premier match contre Auxerre à la Mosson, nous avions concédé l’ouverture du score mais nous nous étions ensuite bien repris pour finalement l’emporter 3-1. Pour ma part, c’est un bon souvenir aussi puisque j’avais marqué un but. Tout est parti de là… Ensuite, les bons résultats s’enchaînent, tout le monde joue bien, on marche même presque sur l’eau à certains moments… Les titulaires font de belles performances, les joueurs qui entrent en jeu apportent un vrai plus à l’équipe et se montrent également décisifs… Cette année-là, il y a vraiment une alchimie qui se créé et qui nous dépasse même par moments. Même nous, à l’intérieur du vestiaire, nous avions parfois du mal à y croire. Que ce soit à l’entraînement ou au match, tout ce qu’on faisait, ça marchait, c’est ce qui me fait dire qu’ une petite étoile nous a suivis cette année-là.

Ressentez-vous une certaine pression au fil des matchs, du fait d’être devant au classement ?
On réalise qu’on fait de bonnes performances, que les résultats sont très bons et au fil de l’année on se dit qu’il y a vraiment un bon coup à jouer… À condition bien-sûr de rester constants…

nous étions très complémentaires. on se trouvait les yeux fermés

Autour de toi aussi, l’attente est de plus en plus importante…C’était difficile de garder les pieds sur terre à cette instant-là?
Tout allait très vite, c’est vrai, mais je pense que je suis arrivé à garder les pieds sur terre. J’avais aussi l’échéance de la Coupe d’Afrique des Nations qui arrivait avec le Maroc au mois de janvier 2012. J’y suis allé, mais quand je suis revenu, j’ai bien travaillé pour me remettre dans le bain du club ; et tout s’est bien passé. Je peux vous garantir que les louanges, ce n’était pas un souci. Avec René Girard, les pieds sur terre, on les avait, croyez-moi ! (sourire).

Quelle était la force de cette équipe selon toi ?
C’était un collectif uni, où tout le monde allait dans le même sens, tout simplement. Il y avait des jeunes, des anciens, des gens de divers horizons, mais il n’y avait pas de clans. Notre équipe « faisait un » si je peux m’exprimer ainsi . Nous sommes restés unis jusqu’au bout.

Impossible d’évoquer cette saison sans parler de ton superbe duo avec Olivier Giroud…
C’était un duo magnifique qui restera gravé dans ma mémoire parce que nous étions très complémentaires et que l’on se trouvait les yeux fermés. Maintenant, je ne voudrais pas réduire cette saison à notre duo, bien au contraire. Ce serait réducteur et pas très correct vis-à-vis de mes coéquipiers. Si notre duo a aussi bien fonctionné, nous le devons beaucoup aux autres membres de l’équipe. Sans les mecs autour de nous, sans les bons ballons qu’ils nous ont donné, ça aurait été impossible de faire une si belle saison

Quand je suis rentré à la maison après mon expulsion contre évian, je pleurais, j’étais au fond du gouffre. Je m’en suis énormément voulu

La question la plus difficile concerne ton expulsion lors de la défaite à domicile contre Evian le 1er mai 2012. Que se passe-t-il dans ta tête au moment où tu réalises que tu prends un carton rouge qui va te priver de la fin de saison ?
Je me dis « que j’ai niqué le titre » entre guillemets. C’était un sentiment très dur, surtout le soir du match, quand j’ai réalisé, avec le recul, quand la pression de l’action est tombée. Quand je suis rentré à la maison, je pleurais, j’étais au fond du gouffre. Je m’en suis énormément voulu, je me suis repassé l’action dans ma tête des dizaines de fois : le match, tous les petits détails…. Je pleurais comme un gamin tellement j’étais triste et tellement je m’en voulais. Il nous restait trois matchs de championnat, on était premier et même si la sanction n’était pas encore tombée, je me doutais que je ne jouerai plus beaucoup cette saison là… Et finalement j’ai été suspendu les trois derniers matchs de la saison.

Comment vis-tu la fin de saison, en position de spectateur du coup ?
C’était une période vraiment frustrante pour moi. Quand tu es en tribune, en dehors du terrain, tu es impuissant, tu ne peux rien faire. Au final, je me souviens qu’on avait fait le déplacement tous ensemble à Rennes la semaine suivante après Évian. Le groupe tout entier était venu avec les Présidents. Le match s’était d’ailleurs très bien passé pour nous puisque Rémy (Cabella) avait marqué, Souleymane (Camara) aussi et nous avions gagné 2-0. C’était un succès très important dans la course au titre. Ensuite, nous avons ce fameux match à domicile contre Lille dans une ambiance extraordinaire où nous gagnons 1-0 dans le temps additionnel sur un but magnifique de Karim Aït-Fana, qui nous délivre. C’est à l’issue de ce match-là que nous apprenons que nous disputerons la Ligue des Champions la saison suivante. A cet instant-là, avant même de penser au titre, la perspective de jouer cette compétition dans les mois à venir était vraiment une sensation extraordinaire..

Et le match à Auxerre…?
Ce dernier match était encore plus frustrant. Je suis encore dans les tribunes, on se retrouve mené 1-0, on égalise et puis il y a cet arrêt du match dû à des projectiles qui sont jetés sur la pelouse, venant des tribunes des supporters auxerrois. À cet instant, on est complètement dans le flou. Au final, John Utaka égalise puis inscrit le deuxième but qui nous délivre et qui nous permet de devenir champion. À ce moment-là, c’est l’explosion ! (sourire) !

J’avais un sentiment de joie immense de sentir que nous avions rendus fiers toute une ville

Quel est ton ressenti au coup de sifflet final ?
Honnêtement, on explose de joie mais on ne sait pas réellement ce qui nous arrive. On ne réalise pas vraiment. On va dans les tribunes avec les supporters, on redescend, ensuite on va dans le vestiaire, on saute sur la table, on se jette par terre, c’était vraiment n’importe quoi ! Ensuite, le lendemain il y a la cérémonie sur La Comédie où nous avons vu que tout le peuple Pailladin était fier de nous. Montpellier est une ville qui compte beaucoup de sports de haut niveau dans des disciplines différentes, donc, même si je me doutais qu’il y aurait du monde, jamais je n’aurais pensé qu’il y en aurait autant. C’était vraiment un moment inoubliable de voir tout ce monde pour nous accueillir. J’avais un sentiment de joie immense de sentir que nous avions rendus fiers toute une ville. Pour tous les joueurs qui ont participé à cette aventure, le MHSC nous a marqués à vie ; et je pense qu’à l’inverse, toute une génération de supporters a été marquée par cette équipe et ce titre de Champion de France de 2012. On a senti que l’ensemble des Montpelliérains, amoureux du foot ou pas d’ailleurs, étaient profondément heureux que leur ville soit placée au sommet du football français.

Quand on te dit que ça fait 10 ans, quel est ton ressenti ?
Je me dis que c’est passé très, très vite. Il me semble que c’était hier. C’est loin et proche à la fois. D’ailleurs, je vous avoue que nous parlons souvent entre nous, notamment avec Benjamin (Stambouli). Quand j’ai un coup de blues, il m’arrive de regarder les vidéos du titre, des matchs de cette année-là, des buts que nous avions marqué, des joies dans le public pour me redonner un coup de boost… et ça fonctionne à chaque fois ! (sourire). J’ai joué dans de grands clubs mais le lien avec le MHSC n’a jamais été rompu. Montpellier c’est mon club et ça restera mon club… Ça a toujours été le cas et ça l’est encore aujourd’hui puisque je fais régulièrement chanter les chansons de La Paillade à mes enfants. Mon petit qui a trois ans, quand on est sur la route, il ne fait que chanter : « Les Pailladins ne lâchent rien, les Pailladins….. » et vous connaissez la suite (sourire)

Le MHSC, c’est mon club et ça restera mon club

Comment as-tu vécu le fait que ton retour à Montpellier, annoncé cet été, ne se concrétise pas ?
Disons qu’au niveau du budget, notamment avec les incertitudes liées aux droits télé, le Président n’a pas voulu prendre de risque pour son club et c’est quelque chose que je respecte. Revenir jouer à Montpellier serait un rêve pour moi, j’avais déjà acheté des maillots pour mes enfants… Ça ne s’est pas fait, ça se fera peut-être plus tard, et j’espère que ça se fera d’ailleurs, mais il n’y a absolument aucune rancœur. Avec le Président Laurent Nicollin, on s’est vu plusieurs fois, on a essayé de faire avec ce qu’on pouvait, mais tout en respectant les finances du club. Pour moi, je fais partie de ce club et il était hors de question de le mettre en difficulté d’une manière ou d’une autre.

Si tu avais un message pour les dirigeants et pour les supporters du MHSC, quel serait-il ?
Le MHSC marche plutôt bien cette saison et j’en suis très heureux pour le Président et pour les supporters, ainsi que pour toutes les personnes qui travaillent et qui aiment ce club. Je profite de ces quelques lignes pour passer un grand bonjour au Président. Quant aux supporters, je les salue également chaleureusement et je les invite à toujours supporter leur club, quoi qu’il arrive, même dans les moments où ça ira moins bien, mais j’ai vraiment confiance en eux sur ce point là ! Il faut tout faire pour que chacun à son niveau montre l’état d’esprit du MHSC et de cette ville qui me manquent beaucoup. Pailladin un jour, Pailladin toujours !

Le quiz d’Younes

Son meilleur souvenir l’année du titre: « Mon but à Marseille »

Le match le plus fou : « Notre défaite à Évian Thonon Gaillard. J’étais sur le banc en première mi-temps, je rentre en seconde, je marque, je fais une passe décisive et, ensuite, la fin de match est très difficile et on perd 4-2. »

Le match le plus difficile : « Notre victoire à Lille en tout début de championnat. Laurent Pionnier avait été énorme dans les buts. Il nous avait donné une partie du titre, sans le savoir ce jour là » (Sourire).

Le but qui l’a le plus marqué : « Celui marqué du droit par Olivier Giroud à domicile de l’extérieur de la surface presque de la ligne de touche, contre Nancy. Je ne me souviens plus s’il voulait centrer ou frapper, mais il avait mis un but du pied droit, lucarne opposée ! » (sourire).

Le match où il a commencé à croire au titre : « Lors de cette fameuse victoire à Marseille parce que c’était un match en retard en milieu de semaine qui nous permettait de prendre 3 points sur tous nos adversaires. Ça nous a vraiment donné un élan supplémentaire. »

L’anecdote qu’il n’a jamais osé raconter : « Avec le recul, même si ce n’est pas très bien, je dois vous avouer que j’étais très fêtard cette année-là (sourire). Je préfère dire ça plutôt que de chambrer certains de mes coéquipiers, il y a trop de dossiers ! » (éclat de rire). 

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