« Mama » et « Baka », rois des Éléphants | MHSC Foot , billetterie Montpellier Hérault, mhsc match, match Montpellier, led publicitaire, panneau publicitaire led

« Mama » et « Baka », rois des Éléphants

Régulièrement, nous partons à la découverte des représentants d’une Nation qui ont évolué sous les couleurs orange et bleues à travers la rubrique United Colours of Paillade . En cette période de Coupe d’Afrique des Nations, zoom sur les joueurs ivoiriens de l’histoire du club.

Sur les bancs de l’école, quand on entame le célèbre « jeu des capitales », la Côte d’Ivoire fait partie des pièges les plus fréquents, car il n’est pas rare qu’Abidjan (la plus grande ville et le poumon économique du pays) soit citée en premier, alors que Yamoussoukro, en est pourtant la capitale politique et administrative. Sur les bancs de l’école, on apprend aussi que la Côte d’Ivoire est un pays magnifique, plein de richesses économiques et culturelles et qui possède notamment la plus grande cathédrale du continent africain.
Pour les sportifs, la Côte d’Ivoire est aussi et surtout reconnue comme étant un énorme réservoir de talents footballistiques. De Yaya Touré à Didier Drogba en passant par Bonaventure et Salomon Kalou, Gervinho, Kolo et Yaya Touré ou bien encore Didier Zokora, la sélection nationale ivoirienne, communément appelée ''Les Éléphants'' a toujours empilé les joueurs de grand talent… Et il a d’ailleurs souvent été dur pour les sélectionneurs successifs de trouver l’alchimie pour composer une équipe avec autant d’individualités si talentueuses.
Comme la majorité des clubs de l’Hexagone, le MHSC a souvent puisé dans le vivier des footballeurs ivoiriens, avec, il faut le reconnaître, plus ou moins de succès.
Le premier d’entre eux, Mama Ouattara, est un monument de l’histoire du club. Arrivé à la Paillade peu de temps après sa création, en 1974, ce joueur polyvalent pouvant évoluer en milieu de terrain comme en défense porta les couleurs du Montpellier de Louis Nicollin durant neuf saisons, entre 1974 et 1983, endossant le maillot héraultais à 228 reprises pour 30 buts inscrits. Il détient par ailleurs toujours le record du nombre de matchs disputés par un joueur pailladin en Coupe de France (37). Devenu éducateur au club dès l’arrêt de sa carrière de joueur, cet ancien international ivoirien a ensuite dirigé la sélection espoir de son pays, avant de devenir en 2003, entraîneur de la sélection espoir, puis adjoint de Henri Michel, chez les A, en vue de la qualification pour la CAN 2006. Il est malheureusement décédé bien avant cette compétition, le 12 juin 2004. Preuve de la trace qu’il a laissée au MHSC, le terrain d'honneur du centre d'entraînement du MHSC où joue notamment l’équipe réserve masculine et l’équipe première féminine porte son nom.
Comme un clin d’œil du destin, le second joueur ivoirien de l’histoire du club a joué quelques matchs avec le premier. En effet, Emmanuel Moh, a porté les couleurs pailladines entre 1975 et 1978. Avant-centre aux 75 sélections en équipe nationale ivoirienne, celui qui a été surnommé ''Eusebio'' dans son pays, fit les beaux jours d'Africa Sports d'Abidjan dès ses 17 ans. Arrivé à Montpellier en 1975, Il fit étalage de sa technique de dribble et a inscrit 16 buts en 56 matchs sous le maillot montpelliérain toutes compétitions confondues. L’une des particularités de ce joueur atypique résidait notamment dans le fait qu’il était venu en France pour continuer ses études de droit tout en jouant au foot. Il a d’ailleurs toujours refusé d’embrasser une carrière de footballeur professionnel. Un tout petit peu plus tard, au tout début des années 80, c’est Jean-Désiré Sikély qui a repris le flambeau des Ivoiriens de Montpellier. Pailladin durant deux saisons, ce joueur offensif capable d’évoluer au milieu ou devant, a porté les couleurs du MPSC durant deux saisons (1980-1982) , marquant 7 buts en 49 matchs toutes compétitions confondues, avant de terminer sa carrière chez le voisin sétois.

Autre Éléphant marquant du club pailladin dans les années 80, Jean-Michel Guédé est arrivé en 1982, en provenance d'Abidjan. Cet attaquant, connu pour son sens du dribble, marqua 26 buts en 117 matchs avec la formation languedocienne. Il effectua ensuite des passages à Laval, Châteauroux et au Stade Brestois.


Vient ensuite le moment de parler de la star ivoirienne du MHSC des années 1990 : Ibrahima Bakayoko. Débarqué au MHSC en 1995, a tout juste 19 ans, cet avant-centre ultra moderne, à la fois vif et rapide, technique, puissant et bon de la tête, a d’abord intégré le Centre de Formation montpelliérain, dont il a été la figure de proue de la génération qui a offert la première Coupe Gambardella de l’histoire du club, en 1996. D’ailleurs, c’est Ibrahima Bakayoko lui-même qui a inscrit le but de la victoire en finale face au FC Nantes (1-0). Très rapidement utilisé chez les pros, il y a d’abord écrit sa légende en tant que joker prolifique, tant ses entrées en jeu faisaient mal à l’adversaire et permettaient souvent aux Orange et Bleus d’arracher la victoire, avant d’entrer dans le cercle très fermé des Pailladins auteur d’un triplé dans l’élite : c’était le 25 mars 1997, lorsqu’il avait inscrit 3 buts en 6 minutes lors du succès héraultais 4-0 au Stade Grimonprez-Joris de Lille. Devenu ensuite un titulaire indiscutable, il a martyrisé les défenses de Ligue 1 en inscrivant un total de 31 buts en 90 matchs sous la tunique du MHSC, avant de quitter le club au crépuscule du mercato estival 1998 pour rejoindre Everton. Il était devenu au passage le plus gros transfert de l’histoire du club à l’époque. Passé ensuite par Marseille dont il a longtemps porté les couleurs, mais aussi Osasuna, Livourne et de nombreux clubs grecs, avant de finir sa carrière au Stade Bordelais, ''Baka'' fait partie des légendes du club montpelliérain, par son jeu, son sourire mais aussi ses vestes de costume, reconnaissables entre mille. Le Président Louis Nicollin avait même tenté de le convaincre de revenir lors des 30 ans du club en 2004, alors que le MHSC venait de descendre en Ligue 2 ; mais l'affaire ne s’était finalement pas conclue. Entre-temps, le MHSC avait pourtant cherché son successeur, qui aurait pu être Marc-Eric Gueï. Formé au MHSC, cet attaquant vif de petit gabarit a d’abord peiné à trouver sa place en équipe première avant d’aller s’aguerrir en prêt à Beauvais. Ses performances dans le club de l’Oise, alors en D2 (10 buts inscrits lors de la saison 2001-2002) lui ont ensuite offert une seconde chance dans l’Hérault, Mais les difficultés de l’équipe montpelliéraine à l’époque ne lui ont pas permis de saisir sa chance. Il quitta définitivement le club durant l’été 2003 avant d’effectuer une longue carrière en France à Châteauroux, Sedan, Gueugnon ou bien encore Toulon.


Relégué en Ligue 2 durant l’été 2004, le MHSC a alors tenté de réactiver sa filière ivoirienne pour retrouver l’élite. Malheureusement, dans une période où le club avait peu de moyens, cela ne s’est pas traduit par une franche réussite. En 2004 donc, deux Éléphants ont rejoint le MHSC. Le premier, Nicolas Esceth-Nzi, milieu offensif de son état, était un solide joueur de L2, passé par Gueugnon, Caen et Lorient (il avait d’ailleurs côtoyé l’élite avec les Merlus). Malheureusement, l’aventure héraultaise de celui qui avait remporté la Coupe de la Ligue en 2000 face au PSG avec Geugnon a tourné court puisqu’il n’a pris part qu’à 8 rencontres en deux saisons sous la tunique pailladine. Ce fut pire pour l’autre recrue ivoirienne de cet été-là : Georges Ba.

Recruté après avoir fait la misère à la défense montpelliéraine la saison précédente avec Nice, cet attaquant, sacré meilleur buteur de National, 2 ans plus tôt, avec Besançon, avait tout de la bonne pioche. Prêté par le club azuréen, il ne s’est cependant jamais adapté dans l’Hérault où il n’a passé que six mois, sans marquer le moindre but en 8 apparitions. Pire, il a ensuite rejoint Le Mans avec lequel il a inscrit un but… contre Montpellier le 11 mars 2005. Quelques mois plus tard, durant l’été 2005 justement, c’est un Ivoirien qui est devenu le premier gardien étranger de l’histoire du club en la personne de Gérard Gnanhouan. Arrivé de Sochaux à la demande de Jean-François Domergue, cet international ivoirien n’aura disputé que 4 matchs dans l’Hérault avant de se faire devancer dans la hiérarchie des gardiens par Laurent Pionnier. Il resta au total 3 saisons sous contrat avec Montpellier, dont une passée en prêt à Créteil. Gérard Gnanhouan possède cependant deux particularités : celle d’avoir remporté la Coupe d’Afrique des Nations avec la Côte d’Ivoire en 2006 (sans jouer) alors qu’il était sous contrat avec Montpellier, mais surtout celle d’avoir participé au mythique France – Côte d’Ivoire du 17 août 2005 au Stade de la Mosson qui a marqué le retour de Zinédine Zidane sous le maillot bleu. Remplaçant ce soir-là, Gérard l'était également le lendemain, dans le même stade lorsque le MHSC avait reçu Amiens en championnat.

Le dernier Ivoirien à avoir porté le maillot montpelliérain était lui aussi présent lors de ce fameux France Côte d’Ivoire du 17 août 2005 puisqu’il s’agit de Siaka Tiéné. Celui qui venait alors de signer à Saint-Etienne, avant de porter ensuite les maillots de Reims, Valenciennes et du Paris Saint-Germain, puis de rejoindre le MHSC  durant l’été 2013. Arrière latéral gauche complet, doté d’une grande qualité de centre et très habile sur coups de pied arrêtés, Siaka a passé deux saisons dans l’Hérault pour 5 buts inscrits en 44 matchs disputés toutes compétitions confondues. Vainqueur de la CAN 2015 alors qu’il évoluait dans l’Hérault, Siaka a aussi marqué l’histoire à sa manière en inscrivant le dernier but de l’histoire du stade du Ray à Nice. C’était le 1er septembre 2013 lorsqu’il avait permis ou MHSC d’arracher le point du match nul (2-2), d’un magnifique coup franc qui lui avait valu une franche accolade de la part du Président Louis Nicollin (photo).
Enfin, impossible d’évoquer les liens entre le MHSC et la Côte d’Ivoire sans parler de Robert Nouzaret. Pilier historique du club montpelliérain, celui qui fut également à l’origine de la venue d’Ibrahima Bakayoko à Montpellier, a dirigé la Côte d’Ivoire à deux reprises, entre 1996 et 1998 puis entre 2002 et 2004. Une preuve de plus qu’entre le MHSC et les éléphants ivoiriens, l’histoire est belle… et ce n'est sans doute pas fini !

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