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Lena Petermann, phare d’attaque

L’internationale allemande sera l’une des pièces-maîtresses du MHSC qui reçoit le PSG ce samedi en quart de finale de Coupe de France à Grammont (14h). Plus qu’un match, un défi que Lena évoque avec envie et détermination. Rencontre…

Son sourire, son caractère jovial et le sentiment de chaleur humaine qu’elle dégage, tranchent définitivement avec la froideur clinique qui est la sienne devant le but. Samedi dernier contre Dijon, Lena Petermann l’a encore prouvé en envoyant le cuir dans la lucarne de Solène Durand face à Dijon, transformant ainsi le penalty obtenu par Mary Fowler. Son attitude et son sang-froid ont été en tout point identique pour battre la gardienne lyonnaise, Christiane Endler – la meilleure du monde à son poste actuellement – contre Lyon le 22 janvier dernier (défaite 2-3), mais aussi à Bordeaux le 20 novembre dernier (succès 1-0 des Montpelliéraines), ou à Saint-Etienne fin octobre, lorsqu’elle a inscrit le but de la victoire héraultaise au bout du temps additionnel (2-1, 90e+4), alors que les Pailladines étaient encore menées au score 3 minutes plus tôt. Pour autant, lorsqu’on lui attribue totalement arbitrairement, le statut de « fille des grands matchs », Lena Petermann préfère sourire et botter en touche plutôt que d’accrocher le cadre de l’autosatisfaction : « Je ne sais pas si on peut faire ce genre de raccourci », évacue-t-elle.

ça m’est égal de savoir contre qui on tombe car, pour remporter une compétition, il faut battre tout le monde

Il n’empêche, la tentation est belle d’imaginer Lena qualifier son équipe pour le dernier carré de la Coupe de France, à l’issue du match de ce samedi à Grammont. Ce sera donc face au PSG, Champion de France en titre, ce qui constitue sans doute le pire tirage possible pour Yannick Chandioux et ses joueuses : « Il est évident que, parmi les adversaires que nous aurions pu rencontrer, le Paris-Saint-Germain est, sur le papier, le plus compliqué, avoue Lena. Nous savons que ce sera difficile mais, si nous étions confrontées au Paris FC ou à Fleury, pour ne citer qu’eux, ça aurait été difficile aussi. Honnêtement, ça m’est égal de savoir contre qui on tombe car, pour remporter une compétition, il faut battre tout le monde… et c’est encore plus le cas en coupe. »

En coupe, le favori sur le papier n’est pas toujours celui qui gagne. Paris, une formation de grande qualité, mais nous avons aussi une bonne équipe. ça promet un beau match.

Cette magie de la coupe, Lena Petermann ne l’a pas encore bien connue depuis son arrivée en France (arrêt des compétitions pour cause de covid en 2020 et élimination prématurée en 2021), mais elle en a saisi les spécificités dans son Allemagne natale… Et c’est bien ce qui la pousse vers un discours résolument optimiste : « Bien sûr que ce sera un match difficile pour nous ; bien sûr le PSG est une grande équipe mais j’ai toujours dit que les matchs de coupe avaient quelque chose de différent et que tout pouvait arriver dans ce genre de rencontre. Le fait qu’il y ait encore 2 clubs de D2 en lice à ce stade de la compétition (Rodez et Yzeure) prouve bien que tout peut arriver en coupe », explique-t-elle avant d’ajouter : « En coupe, le favori sur le papier n’est pas toujours celui qui gagne. C’est valable chez les filles comme chez les garçons. Je me souviens que la saison dernière, le Bayern Munich, alors tenant de la Ligue des Champions s’était fait sortir par Kiel, une équipe de D2, en Coupe d’Allemagne. Cela prouve vraiment que tout peut arriver dans ce genre de compétition. Paris, c’est Paris, une formation de grande qualité, mais nous avons une bonne équipe, nous sommes sur une bonne dynamique après la victoire contre Dijon le week-end dernier, donc ça promet un beau match. »

Entrée en jeu en toute fin de rencontre (79e), lors du match aller en championnat, le 3 septembre dernier à Grammont, Lena Petermann n’avait pas franchement eu le temps de peser sur une rencontre perdue de justesse pas les Pailladines (0-1, but de Däbritz sur penalty) « Nous avions très bien défendu, se souvient la n°22 montpelliéraine. C’est quelque chose de très positif parce que le Paris-Saint-Germain dispose de joueuses de très grande qualité dans toutes les lignes ainsi que beaucoup de vitesse devant. Elles ont un gros collectif, se connaissent bien, combinent très bien ensemble ; c’est une des plus belles équipes de notre championnat. »

La saison passée a été horrible pour moi. Dès que ça allait un peu mieux, je me blessais à nouveau…

Depuis, l’attaquante internationale allemande n’a plus jamais goûté au banc en championnat, participant même à chacune des 15 rencontres du MHSC en D1 Arkema, dont 14 en tant que titulaire. Une régularité qui tranche avec un dernier exercice gâché par les blessures (14 matchs / 6 buts, toutes compétitions confondues) et qui avait généré beaucoup de frustration après un 1er exercice plus que réussi sous le maillot montpelliérain (18 matchs / 10 buts). « La saison passée a été horrible pour moi de ce point de vue-là, avoue-t-elle sans détour. J’ai vécu des moments très difficiles. Dès que ça allait un peu mieux, je me blessais à nouveau… Quand tu ne peux pas faire ce que tu aimes le plus au monde, c’est-à-dire jouer au football, c’est forcément difficile, que ce soit physiquement ou mentalement. C’est dur de sortir de ce genre de situation mais quand tu en es sortie, tu te sens beaucoup mieux, beaucoup plus libre. C’est ce que je ressens aujourd’hui et c’est vraiment un sentiment super. Cette année je me sens forte, en forme. J’apprécie vraiment le fait de me sentir en bonne santé, en pleine possession de mes moyens, et je pense que ça se voit sur le terrain. »

Notre configuration actuelle me permet de me balader sur tout le front de l’attaque et d’avoir un peu plus de liberté

Plutôt oui ! Déjà auteure de 11 buts en 17 matchs toutes compétitions confondues cette saison, la native de Cuxhaven est redevenue un élément-clé du 11 de départ montpelliérain. Sur un aspect plus tactique, si elle avait jusqu’alors montré son meilleur visage dans une attaque à deux pointes depuis son arrivée (avec Valérie Gauvin, Clarisse Le Bihan, voire très épisodiquement avec Marija Banušić), Lena Petermann a élargi sa palette en se montrant efficace en position de pivot dans le 3-4-3 mis en place par Yannick Chandioux : « C’est un peu différent, mais honnêtement je peux jouer dans les deux positions ; que ce soit en n°9 avec deux joueuses de côté comme c’est le cas aujourd’hui ou bien quand nous évoluions à 2 devant comme c’était le plus souvent le cas ces deux dernières saisons, analyse-t-elle. J’ai peut-être une légère préférence pour le 3-4-3 actuel parce que je me retrouve avec deux joueuses auprès de moi pour combiner et que leurs appels et leurs courses me libèrent des espaces, même si les deux systèmes me conviennent. Notre configuration actuelle me permet de me balader sur tout le front de l’attaque et d’avoir un peu plus de liberté. »

Nous faisons plus d’efforts ensemble nous défendons mieux ensemble et c’est une bonne base de travail pour l’avenir

Pivot, point d’ancrage et point d’appui, capable de faire jouer ses partenaires, de remiser ou de finir les actions, Lena Petermann est redevenue le phare de l’attaque héraultaise dont elle sera le guide, ce samedi contre Paris… Et ne comptez pas sur elle pour lâcher, même dans la tempête. « On peut toujours faire mieux mais je trouve que je fais globalement une bonne saison, estime-t-elle. J’ai marqué des buts mais, comme toujours, je suis une éternelle insatisfaite parce que j’estime que nous ne sommes pas où nous devrions être au niveau du classement. Je ne suis pas non plus pleinement satisfaite de mes performances. » Collectivement justement, l’ancienne joueuse de Potsdam estime que « nous avons progressé depuis le début de la saison. Au début, c’était un petit peu compliqué mais au fil des matchs nous avons trouvé un certain équilibre. Nous avons aussi fait une belle série où nous n’avons pas perdu pendant 7 matchs (entre le 17 octobre et le 22 janvier, les 2 fois contre Lyon, NDLR). Notre équipe est en train de grandir ensemble, ce qui est très positif. Nous avons un bon état d’esprit, un vrai esprit d’équipe. Bien sûr, il y a 2 ou 3 matchs que nous n’aurions pas dû perdre. Ces points lâchés bêtement font que nous sommes dans la position du chasseur aujourd’hui, mais nous sommes sur le bon chemin. Nous faisons plus d’efforts ensemble nous défendons mieux ensemble et c’est une bonne base de travail pour l’avenir. »

J’espère qu’il y aura beaucoup de monde et aussi beaucoup de bruit dans les tribunes pour nous soutenir

L’avenir, immédiat, c’est donc la venue du PSG à Grammont ce samedi, avec en jeu une place dans le dernier carré de la Coupe de France. Une mission « difficile mais pas impossible » selon Lena Petermann, qui insiste aussi sur la prépondérance du soutien du peuple pailladin dans cette rencontre à venir. « C’est toujours un sentiment plus sympa de savoir que l’on va jouer à la maison, devant son public. La venue du Paris Saint-Germain à Montpellier est une belle affiche. J’espère qu’il y aura beaucoup de monde et aussi beaucoup de bruit dans les tribunes pour nous soutenir. Ça peut-être un aspect déterminant et, si jamais nous l’emportons, ce sera encore plus beau de pouvoir fêter ça avec notre public. En tout cas nous allons tout donner pour l’emporter. J’ai disputé une demi-finale de coupe d’Allemagne avec Fribourg contre Wolfsbourg, j’ai souvent été proche de la finale mais je n’y suis jamais allée. J’espère que ce sera le cas avec Montpellier. » Un but et une qualification montpelliéraine permettrait à Lena de fêter de la plus belle des manières ce qui devrait coïncider avec sa 50ème apparition sous le maillot pailladin. Réponse, samedi, sur les coups de 15h45 – 16h…  

 

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