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Chotard - Ferri les deux font la paire

Impressionnants depuis le début de la saison, les deux milieux de terrain pailladins ont accepté de décrypter leur jeu et d’évoquer leur complicité sur et hors du terrain. Première partie avec  une interview croisée rafraîchissante.

Si vous deviez vous décrire l’un l'autre, sur le plan footbalistique, comment le feriez-vous ?

Jordan a été mon premier guide. Dès notre premier entraînement en commun, il m'a beaucoup aidé

Joris vu par Jordan : Je dirai propre. C'est là où il a le plus progressé car il a de moins en moins de déchets dans son jeu. Je le trouve aussi de plus en plus serein, ce qui montre également une certaine progression. Il a attaqué un tout petit peu avant moi en termes d'âge mais je me reconnais un peu en lui, d'abord parce que nous avons des qualités similaires footbalistiquement, mais aussi parce que c'est quelqu'un de très à l'écoute. J'ai eu la chance de débuter à Lyon dans un vestiaire où il y avait de très grands joueurs qui m'ont beaucoup appris. Je me revois un peu à sa place, en train d'écouter les plus anciens. À l'inverse, quand on est plus ancien – ce qui est mon cas aujourd'hui – et que l'on voit un jeune qui est très à l'écoute, avec qui on échange beaucoup c'est très important et très enrichissant.
Jordan vu par Joris : Le premier mot qui me vient l’esprit, c’est technique. Le plus impressionnant chez lui, c’est que, quelle que soit sa position sur le terrain, il arrive toujours à se sortir d'un pressing. Il a une bonne vivacité, il est très fort sur les premiers appuis ; on le voit sur ses sorties de balle où il arrive souvent à éliminer et à mettre de la distance avec son adversaire. Il est très fort dans les petits périmètres et peut se projeter très facilement. Plus globalement, Jordan a été mon premier guide. Dès notre premier entraînement en commun, il m'a beaucoup aidé à corriger certains aspects de mon jeu. Même quand il était blessé, il a toujours pris le temps de me reparler de mes matchs pour m'aider à progresser en me disant ce que je faisais bien et ce que je pouvais mieux faire. Cela nous a permis de développer notre amitié, que ce soit sur le terrain ou en dehors. Jordan a vraiment été un pilier du début de ma carrière et je pense que ce le sera toujours pour la suite.

Vous êtes devenus amis dans la vie. À quand remonte votre première rencontre et à quand vous êtes-vous dits que ça allait coller entre vous ?

Joris : Lors de mon premier entraînement avec l'équipe professionnelle, il y a deux ans et demi, nous avons fait un tournoi de jeu réduit et nous nous sommes retrouvés dans la même équipe. Vu que nous sommes nés dans la même Région, ça a commencé à créer un lien… Nous avons aussi la même mentalité et un caractère assez similaire, même si Jordan est un peu plus fou que moi, donc on s'est rapidement bien trouvé (rire). Dès ce premier entraînement il m'a beaucoup aidé dans ma progression et n'a cessé de le faire depuis ce jour-là. Il le fait encore aujourd'hui et je l’en remercie.
Jordan : C'était un tournoi à quatre équipes il y a toujours beaucoup d'enjeux dans ce genre d'entraînement. Tout le monde est mélangé, les jeunes et les anciens et on m'a dit qu'un jeune milieu de terrain qui était du même coin que moi allait monter avec nous…On a ensuite découvert que nous avions des connaissances en commun, que nous avions quasiment grandi au même endroit, et ça a permis à notre entente d'évoluer… En plus, nous avions gagné ce fameux tournoi et ensuite, Joris est définitivement monté avec nous (sourire). Avec la blessure de Téji – qui évoluait alors en milieu défensif, NDLR – au début de cette saison-là, nous avons disputé plusieurs matchs en faisant la paire au milieu et c’est parti de là.

Qu'est-ce qui vous rend si complémentaires sur le terrain ?

il y a beaucoup de situations où nous n'avons même plus besoin de nous parler. On sait en un regard, ou en un simple déplacement ce que l'autre doit faire ou va faire

Joris : Nous avons des caractéristiques à la fois similaires et différentes. J'estime avoir un profil un peu plus défensif que le sien. La force de notre duo, c'est qu'on arrive à se comprendre même sans se parler ni faire de grands gestes. Suivant la situation de jeu et ma position, je sais où il va être sans même regarder son placement. Il y a un feeling entre nous de ce point de vue-là et il a augmenté depuis le début de cette saison puisque nous avons beaucoup plus de temps de jeu en commun, ce qui nous a permis d'affiner cette alchimie. Ça nous aide énormément. Notre  plus grosse différence ? Je dirai l’âge et le tour de taille ! (éclat de rire).  
Jordan : Même si ça m'embête, je dois reconnaître que, pour l’âge, il a un peu raison ! (rire). Pour le reste, on se ressemble beaucoup. A force de jouer ensemble, nous avons développé beaucoup d’automatismes. Comme Joris l’a dit, il y a beaucoup de situations où nous n'avons même plus besoin de nous parler. On sait en un regard, ou en un simple déplacement ce que l'autre doit faire ou va faire. Vu notre position sur le terrain, ces automatismes sont très importants comme ils peuvent l’être pour une paire de défenseurs centraux par exemple. Cela fait partie des secteurs où on a besoin d'une complémentarité et une très bonne entente et je pense que c'est notre cas. À la base je suis plutôt n°8 et Joris n°6 puisque je suis plus offensif, mais après, avec l’approche tactique du nouveau staff, nous sommes vraiment deux n°6 à plat. J'essaie d'ailleurs de progresser un petit peu sur ce côté défensif qui me fait un peu défaut par moment, contrairement à Joris.

En quoi est-ce si important d'avoir cette connivence quand on joue à ce poste-là ?

Le coach met souvent l'accent sur nous par rapport à l'équilibre de l'équipe

Jordan : Le coach met souvent l'accent sur nous par rapport à l'équilibre de l'équipe. Quand on attaque, entre nos latéraux et nos milieux offensifs qui participent à notre jeu d’attaque, nous sommes vraiment les garants de l'équilibre de l'équipe et de la protection de notre défense centrale. On bosse énormément là-dessus, on est sans cesse en train de compenser les montées des uns et des autres. C'est en ça aussi que notre connivence est importante.
Joris : Dans le football moderne, il est important d'avoir une bonne base défensive. Notre positionnement fait aussi que nous sommes au coeur de l'équipe. Nous avons une vue sur l'ensemble, donc c'est important de bien communiquer sur le terrain pour garder cette structure solide défensivement. C'est d'autant plus vrai que nous avons un jeu assez offensif avec les latéraux qui montent, les milieux offensifs qui sont très libres, que ce soit Téij (Savanier), Flo (Mollet), Junior (Sambia) et bien sûr les attaquants. On sait par exemple que, quand on est en phase offensive, c'est à nous de gérer tout l'aspect défensif pour éviter d'avoir des déséquilibres et de se faire contrer. C'est donc très important de savoir que l'on peut compter l'un sur l'autre.

Les deux autres faits marquants de votre jeu sont votre très grosse activité ainsi qu'une volonté constante d'aller de l'avant...

s’il n'y a que des passes latérales,   cela ne fait pas avancer le jeu.

Joris : Le côté hyperactif est un peu normal quand on est milieu terrain parce qu'on doit être sur le front offensif et défensif. Cela nécessite de faire beaucoup d'efforts pour revenir défendre mais aussi pour accompagner les attaques quand le jeu le demande. Pour ce qui est du fait d'aller de l'avant, c'est vraiment quelque chose d'important parce que, s’il n'y a que des passes latérales – même s'il est important d'en avoir pour faire bouger le bloc adverse –  cela ne fait pas avancer le jeu.
Jordan : Multiplier les courses, ça va avec le poste. C'est un poste assez complet parce qu'on doit à la fois venir en aide à notre défense à la récupération du ballon mais aussi être les premiers relanceurs et accompagner nos attaques. C'est le rôle d'un milieu de terrain de faire le relai entre la défense et l'attaque. A ce poste, on est sans cesse en mouvement, ce qui explique aussi le nombre de kilomètres parcourus lors des matchs. En ce qui concerne le jeu vers l'avant, nous nous devons, notamment dans les ressorties de balles, de mettre nos joueurs offensifs dans les meilleures conditions… et cela passe forcément par du jeu vers l'avant. Le coach et le staff nous donnent beaucoup de confiance, ce qui nous permet aussi de tenter des choses, de ne pas avoir peur de rater, de prendre des risques de passes pour jouer de l'avant et non pas constamment derrière ou latéralement.

Le côté travailleur de l'ombre du milieu défensif n'est-il pas frustrant parfois ?

Jordan : Ça fait 10 ans que je joue dans ce rôle en Ligue 1 et ça ne m'a jamais frustré. Ça fait partie du poste d'être un peu dans l'ombre. Quand on est n°6, on ne marque pas souvent, on est plus souvent à l'avant-dernière passe. Le côté plaisant, c'est que ce poste est complet, que tout passe par nous et que nous sommes vraiment au cœur du jeu.
Joris : Il est certain que nous avons un rôle un petit peu moins ''clinquant'' que celui du milieu offensif qui va faire la belle dernière passe décisive ou de l'attaquant qui marque un but, mais nous sommes-là pour récupérer le ballon et être la première rampe de lancement. Notre rôle, c'est de mettre les milieux offensifs et les attaquants dans les meilleures dispositions.

Si vous deviez vous décrire l'un l'autre hors du terrain comment le feriez-vous ?

Joris est quelqu'un de très réfléchi, raisonné et intelligent, qui a tout de suite compris les exigences du foot de haut niveau

Joris vu par Jordan : En un mot : Amoureux ! (sourire). Plus sérieusement, je dirai que Joris est quelqu'un de simple, qui, à 20 ans, a bien les pieds sur terre. Il a commencé très jeune et certains perdent un peu pied en arrivant aussi vite en Ligue 1. Lui, s'est très vite créée une stabilité, ce qui est très rare à son âge. Il est très bien entouré par sa famille. Pour résumer, je dirai que Joris est quelqu'un de très réfléchi, raisonné et intelligent, qui a tout de suite compris les exigences du foot de haut niveau. Je dois reconnaître qu'à son âge, je ne les avais pas encore comprises (sourire).
Jordan vu par Joris : Jordan est quelqu'un de très simple, qui est toujours au service des autres. Il est d'ailleurs, sur ce point-là comme sur beaucoup d'autres, dans la vie comme il est sur le terrain : il donne beaucoup.  Il est très à l'écoute et si on a besoin de lui, il est toujours là, même en dehors du terrain. C'est top d'avoir un ami comme lui. La famille est quelque chose de très important pour lui. C'est quelqu'un qui fait aussi très attention à son hygiène de vie et qui sait ce qu'il a à faire, sur et hors du terrain.

Si vous deviez vous chambrer ?

Joris : Je n'ai jamais vu un joueur qui se sert autant de ses fesses pour protéger son ballon que Jordan (rire). À chaque fois que l'on vient vers lui, il les met en opposition et c'est très difficile de lui prendre le ballon, et encore plus d’en faire le tour pour lui prendre. Je n'ai jamais vu ça de ma vie. C'est incroyable ! C'est « le big fessier » de la Ligue 1 (rires).
Jordan : Il y aurait beaucoup de choses pour le chambrer (rire). Encore une fois, je vais dire amoureux parce que c'est trop (sourire). Je vais vous raconter : Un jour, nous sommes allés voir ensemble le spectacle d'un humoriste. Il avait deux sièges, un pour lui, un pour sa femme, mais ils étaient sur le même siège (rires). C'est beaucoup trop d'amour (sourire).

Y-a-t-il une qualité que vous prendriez l’un chez l’autre et, à l'inverse, un défaut que vous ne  prendriez pas ?

Joris sur Jordan : En dehors de son fessier avantageux, je prendrais bien sa protection balle. Il est vraiment impressionnant dans ce domaine, notamment quand il est dos au but. Il arrive toujours à s'en sortir grâce à sa technique. Il perd très peu de ballons, même quand il se retrouve dans une position compliquée où il y a beaucoup de joueurs autour de lui. C'est quelque chose de très important, surtout à notre poste. Pour ce qui est de ce que je ne prendrai pas chez lui, je dirai son jeu de tête, ou alors son caractère de cochon parce qu’il y a des actions ou il s'énerve et sort de ses gonds. Heureusement, ce n'est pas très souvent (sourire). Plus sérieusement, ce n'est pas un gros défaut non plus, car il faut du caractère dans le foot.

Jordan sur Joris : Je prendrai bien son jeu de tête parce qu'il est meilleur que le mien. Je prendrai aussi sa capacité à dormir partout. Lorsque l'avion n'a pas décollé, il dort déjà ! Le bus n'est pas encore parti ? Il dort déjà ! Je dois vous avouer que je lui envie cette qualité là. Quant aux défauts que je ne lui prendrais pas, c'est quelqu'un de bien donc je n'oserais pas. Comme nous sommes tous les deux des amoureux des chiens, je vais le chambrer en disant que je ne prendrai pas son chien. Moi j'ai des chiens calmes, tranquille… j'ai gardé son chien un soir et il m’a retourné la maison ! c'est une tornade ! (éclat de rire)

Un mot sur la saison de l'équipe...

Jordan : Collectivement, nous avons vécu une période un peu compliquée ces dernières semaines en termes de résultats. Cela arrive à toutes les équipes du championnat dans une saison. Pour nous, c’est donc en début d'année civile. Aujourd'hui, nous sommes 9èmes, mais à seulement 3 points du 5ème. Rien n'est figé. À nous les joueurs un peu plus expérimentés de relativiser cette situation et de donner un maximum de confiance au groupe qui est assez jeune, pour essayer de traverser cette période du mieux possible et repartir de l'avant
Joris : Nous avons forcément eu un temps d'adaptation au début car il y a eu beaucoup de changements, que ce soit au niveau de l'effectif ou du staff. Nous avons adhéré à ce que nous propose le coach, avec une nouvelle philosophie. Nous avons traversé un petit moment compliqué ces derniers temps mais nous pouvons compter sur beaucoup de cadres comme Jordan mais aussi Téji ou Mamad' qui encadrent bien ce groupe qui est très jeune. Je pense que nous sommes capables de bien finir la saison et d'aller chercher quelque chose de positif en fin d’exercice.

... et sur Le match contre Rennes

C'est une équipe qui est taillée pour l'Europe

Joris : Ce sera un match compliqué à l'instar de notre confrontation à l'aller. Rennes a connu une phase un peu plus difficile ces dernières semaines, mais c'est toujours une très, très bonne équipe de Ligue 1, avec des objectifs très élevés. Leur volonté sera sans doute de venir chercher les 3 points ici, mais on sait à quoi s'attendre et on a envie de rebondir et de repartir de l'avant face à cette très grosse équipe, en allant chercher un résultat positif
Jordan : C'est une équipe qui est taillée pour l'Europe. Ils sont d'ailleurs qualifiés pour les huitièmes de finale de la Ligue Europa Conférence en ayant fait quasiment un sans-faute dans un groupe qui était pourtant très compliqué. Cette équipe possède un effectif conséquent et de qualité. Je connais bien le coach (Bruno Génésio) et son adjoint pour les avoir côtoyés à Lyon. Ce sera un plaisir de les recroiser, tout comme Gaëtan Laborde qui effectue, lui aussi, une très belle saison. Nous avions été mis en difficultés au match aller. J'étais très frustré de ne pas jouer cette rencontre, donc j'espère avoir la chance de me rattraper ce vendredi. Je garde une très grosse confiance en nous et en notre capacité à pouvoir mettre en difficulté toutes les équipes qui viendront jouer à La Mosson. Ça va être un très beau match.

 

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