Michel Rodriguez, l’enfant du pays | MHSC Foot , billetterie Montpellier Hérault, mhsc match, match Montpellier, led publicitaire, panneau publicitaire led

Michel Rodriguez, l’enfant du pays

Né et formé à Montpellier, l'ancien défenseur, qui aura 42 ans fin novembre, a retrouvé le MHSC cet été, en qualité d'entraîneur des U17 nationaux. L'occasion de dresser son portrait et de recueillir ses premières impressions alors que les championnats de jeunes viennent malheureusement d'être mis à l'arrêt

Ce n'est pas d'aujourd'hui, le MHSC a toujours eu un faible pour ses enfants, ces joueurs qu’il a formé et façonné jusqu'à les amener dans le monde professionnel. Michel Rodriguez fait partie de ceux-là : « Je suis né à Montpellier et j'ai habité à la Paillade jusqu'à l'âge de 8 ans, date à laquelle mes parents ont fait construire à Juvignac », explique-t-il. « J’ai débuté le foot au Racing Club Lemasson où habitaient mes grands-parents maternels qui m'amenaient à l'entraînement le mercredi après-midi. » C'est là que le MHSC l’a repéré puis recruté, à l'heure de sa rentrée en 6ème. S'en est suivie la scolarité normale de l'époque pour les jeunes footballeurs Pailladins : Section sportive à Gérard-Philippe pour le collège, puis les cours à Alphonse-Daudet pour le lycée.

Dans le même temps, ce jeune défenseur central réputé intraitable dans les duels a suivi une progression linéaire chez les jeunes qui connaîtra son apogée lors de la victoire en Coupe Gambardella 1996 au cours de laquelle Michel est un élément-clé de son équipe qui réussit l'exploit de battre dans l'ordre Lyon, Bastia, Bordeaux, Lille et Monaco, avant de faire tomber Nantes en finale (1-0, but de Bakayoko) : « Cette épopée reste mon meilleur souvenir avec Montpellier, c'était exceptionnel, se souvient-il. Nous n’étions pas beaucoup plus forts que les autres, mais nous étions très unis, ce qui nous a permis de réaliser un parcours magnifique. » Il en connaîtra un second un an plus tard, en 1997, en remportant le titre de champion d'Europe avec l'équipe de France U19 dont il était le capitaine au milieu de noms prestigieux tels que Landreau, Christanval Anelka, Saha, Piocelle, ou bien encore Zoumana Camara. Quelques mois plus tôt, tout début 1997, Michel Mézy lui avait également offert sa première titularisation chez les pros en Coupe de France contre Metz. La machine semblait lancée, et ses apparitions en équipe fanion étaient de plus en plus régulières avant qu’une périostite aux deux tibias ne gâche sa préparation d'avant saison 2000-2001. « À l'époque j'avais été blessé pendant 3 mois et, quand je suis revenu l'équipe tournait bien et avait débuté la saison par 6 succès de rang, se souvient-il. Avant cette blessure, je n’avais jamais connu de  de grosses difficultés en jeune ; j'étais souvent surclassé, capitaine en équipe de France et je n'ai pas été assez costaud mentalement. Je pensais naïvement que tout allait rouler comme j'en avais eu l'habitude jusque-là. »

J'ai toujours privilégié le cadre de vie à l'aspect sportif, mais c'est un choix que je ne regrette pas

Malgré une montée en Ligue 1 et un but magnifique contre Nice, Michel Rodriguez n’est aligné qu’à 7 reprises cette année-là et rejoint Amiens, alors en Ligue 2, durant l'été 2001 pour gagner du temps de jeu. La suite de sa carrière le mènera majoritairement en National à Cannes, Tours, Laval, Créteil et Rouen avec tout de même deux accessions en Ligue 2 au compteur (avec Tours et Laval) et une bonne cinquantaine de matchs dans l'antichambre de l'élite. « Avec le recul, j’ai peut-être été un petit peu frileux parfois mais, dès qu'un club exprimait son envie de me recruter, j’y allais pour être sûr de ne pas me retrouver sans rien, alors qu'en attendant un petit peu plus, j'aurais peut-être pu avoir mieux car d'autres clubs avaient pris des contacts mais me demandaient d’attendre, analyse-t-il. J’ai fait une carrière modeste entre le haut du tableau de National et la Ligue 2 mais j'ai toujours été heureux à l'endroit où j'étais. J'ai toujours privilégié le cadre de vie à l'aspect sportif, mais c'est un choix que je ne regrette pas car je suis très heureux d'être toujours marié avec mon épouse et d'avoir trois garçons. La famille est quelque chose de primordial pour moi. »

J'ai rapidement pris conscience qu'il fallait que je prépare l’après foot 

Michel Rodriguez a raccroché les crampons en 2013, au lendemain d'une dernière expérience en National à Rouen et a vu son après carrière se dessiner très rapidement. Une affaire de destin sans doute, mais pas seulement. « J'ai rapidement pris conscience qu'il fallait que je prépare l’après foot », explique celui qui est titulaire d'un Deust en management des organisations sportives, d’un master en marketing et management du sport professionnel et qui a également passé de nombreux diplômes fédéraux dont celui de formateur obtenu l'an passé en même temps que son collègue coach des U19 Frédéric Garny. « Lorsque j'ai arrêté ma carrière, mon dernier club le FC Rouen déposait le bilan et était relégué en R1. Comme je cherchais une alternance pour passer mon Master, le Président m'a proposé de rester pour aider à la restructuration du club. »

C’est un club qui est stable et qui correspond à mes valeurs, à ce que j'aime dans le foot

S'en sont suivies quatre-saisons au cours desquelles l'ancien défenseur tourangeau a occupé le poste de Manager Général, avec un rôle transversal où il était à la fois responsable de toute la partie financière, commerciale, communication et sportive. « C'était une période très riche pour moi dans un club de 700 licenciés avec une section féminine en D2 et où toutes les équipes de jeunes évoluaient au niveau national. » Séduit par son profil, Francis de Taddéo, alors Directeur du Centre de Formation du SM Caen, le recrute alors, durant l'été 2017, pour prendre en main l'équipe U19. C'est à ce moment-là qu'il va à nouveau croiser la route de Montpellier. Après avoir qualifié Caen pour la première phase finale de championnat U 19 de son histoire, il s'incline en finale face au MHSC de Frédéric Garny dès sa première saison (1-0) avant de butter à nouveau sur son club formateur un an plus tard, en demi-finale cette fois, aux tirs au but. 

Depuis cet été, c'est désormais à Montpellier que Michel Rodriguez exerce son métier de formateur pour un retour aux sources qui le comblent de bonheur : « Quand le Président Laurent Nicollin m'a appelé pour me dire qu'il pensait à moi pour intégrer le centre de formation, j'ai évidemment répondu positivement. Au-delà du fait que je sois originaire de Montpellier, le MHSC possède un centre de formation très réputé. C’est un club qui est stable et qui correspond à mes valeurs, à ce que j'aime dans le foot. Je ne voulais pas laisser passer cette opportunité et je suis convaincu que c'est le bon endroit pour moi. »

On espère que ça va reprendre parce que la compétition reste un outil important de la formation

Sportivement, tout se passe plutôt bien avec pas moins de 8 victoires lors des 8 premiers matchs du championnat U17. « J'accorde beaucoup d'importance à la qualité et à la maitrise technique d'un joueur. J’aime qu’il soit intelligent, avec du caractère et de la personnalité. J'aime que l'équipe soit bien organisée et qu'elle joue avec intensité pour être capable de marquer un but, aussi bien comme contre Toulouse cette saison où tous les joueurs de l'équipe ont touché le ballon, mais qu’elle soit aussi capable de le faire en un minimum de passes à la récupération. Pour cela il faut une équipe très active attirée vers l'avant, explique-t-il lorsqu’on lui demande de définir son profil d’entraîneur–formateur. J'ai eu la chance de trouver un super groupe à mon arrivée et je dois saluer le très bon travail effectué par mes prédécesseurs. Les habitudes de travail et l'état d'esprit sont bons. Je remercie aussi les préparateurs physiques qui ont fait du bon boulot malgré une préparation compliquée avec les cas de covid et le fait que les joueurs aient passé 3 mois sans jouer avant le début de cette saison ». Une saison qui a malheureusement été interrompue – on l’espère provisoirement – en raison de la crise sanitaire : « Le groupe reste sérieux dans son travail et très à l'écoute, poursuit le coach. Les entraînements continuent, la seule chose qui manque c'est la compétition car on s'en sert comme d'un révélateur comme d'un baromètre. il va falloir réfléchir comment recréer ces conditions-là qui font partie de la formation d’un joueur. Ça passe par des oppositions mais aussi par d'autres choses. Ça va être une période très formatrice pour nous aussi, les éducateurs, pour innover et réfléchir à des entraînements des contenus de séances et à comment faire progresser nos joueurs. » En attendant de reprendre le chemin de la compétition – «  On espère que ça va reprendre parce que la compétition reste un outil important de la formation » - Michel Rodriguez savoure pleinement son retour à Montpellier : « Je suis vraiment très heureux d'être ici et je tiens à remercier le Président et l'ensemble du club pour leur confiance. Je suis quelqu'un qui donne le maximum et ce n'est pas aujourd'hui que ça va changer. » Bienvenue chez toi, Michel !

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