L’ivresse du Money time (1ère partie) | MHSC Foot , billetterie Montpellier Hérault, mhsc match, match Montpellier, led publicitaire, panneau publicitaire led

L’ivresse du Money time (1ère partie)

Après les courses poursuites et les prolongations, la troisième étape de notre série sur les maîtres du temps revient sur les buts inscrits dans les dernières secondes. Retour sur ces soirées où tout a basculé dans les derniers instants.

Il fut un temps pas si lointain mais que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître, où la seule fenêtre pour regarder le football anglais se nommait l’Équipe du dimanche, sorte de messe dominicale pour les amoureux de foot européen puisqu’il s’agissait alors de la seule émission de télévision où l’on pouvait voir les buts des championnats étrangers. Son animateur de l’époque, le regretté Thierry Gilardi, puis son successeur, le non moins célèbre Grégoire Margotton, s’extasiaient alors devant la magnificence du football britannique où tout pouvait basculer en quelques secondes. Le maître des buts marqués dans les dernières secondes était alors Manchester United, ce qui avait valu à Gilardi puis à Margotton de baptiser les derniers instants des matchs des Red Devils ''le Fergie Time'' en hommage à l’entraîneur mythique de Man United, Sir Alex Ferguson. Mais il faut aussi reconnaître que, dans son histoire, Montpellier a aussi eu son Fergie Time ; ces fameux moments de liesse populaire où - à l'image du but égalisateur de Gaëtan Laborde contre l'OM le 9 avril dernier - un but dans les dernières secondes vous permet d’arracher le point du match nul ou les 3 de la victoire. Retour sur ces moments de grâce où le temps a suspendu son vol l’espace d’un instant pour donner lieu à des moments d’ivresse inoubliables

3 août 2002 : MHSC 1-0 RENNES : Franck Silvestre refait le coup

Le MHSC a fait son retour dans l’élite un an plus tôt et ouvre sa saison à La Mosson contre le Stade Rennais de Petr Cech, Philippe Delaye, Olivier Sorlin et Toifilou Maoulida. 4ème meilleure défense du championnat la saison précédente, le MHSC s’accroche, résiste et ne conclut pas dans un match âprement disputé… jusqu’à cette dernière action conclue par un centre pailladin détourné par la main d’Anthony Réveillère. Penalty ! Incontestable spécialiste dans ce domaine, Franck Silvestre se présente face au futur immense portier de Chelsea qui disputait ce soir-là, n°34 dans le dos, le premier match de sa carrière en Ligue 1. Le capitaine montpelliérain ne tremble pas face à l’envergure du portier international tchèque et le prend à contre-pied. Comme un clin d’œil du destin, presque deux ans auparavant, alors que le MHSC venait de descendre en Ligue 2 et devait absolument remonter immédiatement, ce même Franck Silvestre avait offert une victoire immensément importante sur la route de la remontée, face au Niort de Frédéric Garny grâce un magnifique coup franc dans le temps additionnel. « Plus jeune, ce n’était pas mon registre de tirer les coups-franc et puis un jour je m’y suis mis j’y ai pris goût. Mais j’avoue que même moi j’ai été surpris ce jour-là, nous expliquait Franck il y a quelques mois au sujet de ce fameux but. Les équipes jouaient de manière très regroupée, c’était difficile de trouver des espaces et, quand on ne trouvait pas la faille, les coups de pied arrêtés étaient bien utiles. Marquer le but de la victoire dans les dernières secondes d'un match est, de surcroit, une sensation très agréable. »

23 décembre 2009 : LYON 1-2 MHSC : JORIS MARVEAUX LAISSE LLORIS SANS RÉACTION 

Le MHSC vit sa première saison dans l’élite après cinq ans de purgatoire à l’étage inférieur. Les hommes de René Girard réalisent un début de saison canon et arrivent sans pression pour le dernier match de la phase aller sur la pelouse du stade de Gerland et de son prestigieux locataire de l’époque, l’Olympique Lyonnais. Le casting cinq étoiles du club rhodanien – qui comptait pêle-mêle Bastos, Pjanic, Cris, Lisandro et Gomis dans son effectif – avait de quoi faire peur, mais certainement pas à Victor Hugo Montaño et ses coéquipiers. Auteur d’un match stratosphérique au cours duquel il avait fait tourner en bourrique Cris – son garde du corps ce soir-là – l’attaquant colombien avait ouvert le score à la 53ème minute de jeu mais Bafetimbi Gomis permettait aux protégés du Président Jean-Michel Aulas, d’arracher l’égalisation à 6 minutes du coup de sifflet final (1-1, 84ème). Dommage pour les Montpelliérains, qui ne remporteront pas cette belle affiche. Vous en êtes sûrs ? Un ultime coup franc de Tino Costa et Joris Marveaux, d’une tête rageuse au second poteau,  offrait la victoire à son équipe en même temps que son premier but personnel en Ligue 1, en ne laissant aucune chance au portier lyonnais de l’époque, un certain Hugo Lloris. Un succès de prestige au relief tout particulier dans une saison qui a vu les Montpelliérains tutoyer les sommets malgré son statut de promu, avec une magnifique 5ème place au classement en fin de saison.

20 janvier 2010 : RC LENS 0-1 MHSC : Le même coup, deux fois de suite !

Quelques semaines plus tard, le 20 janvier 2010, le MHSC se déplace au Stade Bollaert pour y affronter le Racing Club de Lens. Entre les deux clubs promus en L1 cette année-là, le duel est indécis jusqu’à la 85ème minute. La neige tombe de plus en plus fort et le public lensois tente de se réchauffer en chantant. Il sera finalement glacé par cette passe laser de Tino Costa vers Victor-Hugo Montaño, qui s’en allait battre le portier nordiste et offrir la victoire aux siens à 4 minutes du coup de sifflet final (photo au 1er plan). Un but salvateur au goût de déjà vu puisque les Montpelliérains avaient fait le même coup un an plus tôt dans ce qui était alors un choc de haut de tableau de Ligue 2. Alors que les 2 équipes étaient à égalité (0-0), et les Montpelliérains étaient même réduits à dix depuis la 77ème minute de jeu et l’expulsion de Mapou Yanga-Mbiwa, Rolland Courbis avait tenté le pari (insensé pensait-on) de lancer 2 attaquants (Aït-Fana et Lacombe) à la place de Ouadah et Deruda. Un coup gagnant puisque Victor-Hugo Montaño ouvrait le score d’un ballon vicieux hors de portée de Runje (0-1, 89e / photo au second plan) avant que Grégory Lacombe, bien lancé en profondeur, ne double la mise quelques instants plus tard, pour un final de rêve et une victoire très importante sur la route de l’accession.  

26 NOVEMBRE 2011 : SOCHAUX 1-3 MHSC : Un triplé dans l’histoire

On revoit encore le visage de René Girard - même en tribune ce soir-là / en médaillon - fulminant de rage tout en criant pour évacuer sa frustration. Alors qu’il menait tranquillement au score après un premier but d’Olivier Giroud sur un service de Souleymane Camara (50ème), le MHSC venait de se faire rejoindre à 6 minutes de la fin sur un but de l’homonyme sochalien de l'attaquant montpelliérain, Abdoul Razzagui Camara, après un cafouillage dans la surface (1-1, 84ème). En ce 26 novembre 2011, le MHSC semble donc parti pour lâcher des points importants dans la course à l’Europe. Le temps passe et la frustration s’intensifie jusqu’à la 87ème minute de jeu : Sur un long dégagement, Olivier Giroud cale le ballon dos au but et sert Benjamin Stambouli qui s’avance avant de servir à nouveau l’attaquant montpelliérain qui trompe Teddy Richert d’un magnifique lob du droit, censé pourtant être son mauvais pied. Sur un service de Rémy Cabella, l’actuel attaquant de Chelsea s’offrira même un triplé quelques instants plus tard (1-3, 89ème) Sacré money time !

Demain, deuxième partie de notre dossier consacré au Money Time

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