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Gyor, story de retrouvailles continentales

Il y a tout juste 10 ans, le 29 juillet 2010, le MHSC faisait son retour sur la scène européenne avec un déplacement en Hongrie. Récit d’un come-back version Magyars

29 juillet 2010, les joueurs du MHSC sont sur la pelouse de l'ETO Park, de Gyor, en Hongrie. Marco Estrada, Hasan Kabze et Olivier Giroud, les nouvelles recrues estivales, sont toutes les trois sur la pelouse. 

Marcin Borski, l'arbitre polonais de la rencontre, s'apprête à siffler les retrouvailles du club montpelliérain avec la coupe d'Europe, 11 ans après leur dernière apparition en Coupe de l’UEFA contre les Espagnols de La Corogne durant l’été 1999.  Un moment inattendu pour les Présidents Louis et Laurent Nicollin quand on repense au chemin parcouru. Remontons encore un peu le temps...

Un an plus tôt, l'écurie héraultaise termine sa préparation et n'a pas encore scellé ses retrouvailles avec la Ligue 1 après 5 années compliquées dans l'antichambre de l'élite. Le nouvel homme aux commandes du sportif s'appelle René Girard et n'a alors qu'un seul objectif : le maintien des Pailladins parmi le top 20 français. Il faut dire que les années écoulées ont laissé quelques écorchures sur les coeurs des supporters… et que l'ascenseur du mois de mai fait peur. Très peur.

Mais du coup de tête rageur d'Emir Spahić lors de la 1ère journée début août face au PSG à la Mosson jusqu'au but de Geoffrey Dernis au Parc des Princes pour une victoire 3-1 le 15 mai 2010 lors de l’ultime journée, le parcours des coéquipiers de Romain Pitau est remarquable. Les hommes de base de la remontée sont au rendez-vous, bonifiés par les recrues expérimentées de l'intersaison et l'explosion de jeunes vainqueurs de la coupe Gambardella quelques mois plus tôt. Une saison de rêve en somme qui ramène les Montpelliérains sur l'échiquier continental… Et l'équipe de René Girard chez les Magyars. « Quand je suis venu à Montpellier un an auparavant c'était essentiellement pour encadrer une jeune génération qui découvrait la Ligue 1 car, pour ma part, j'étais aguerri à ce championnat », explique Romain Pitau. « Après une super première saison, nous avons eu la chance de disputer ce tour préliminaire d’Europa League face à Gyor. J'avais déjà disputé cette compétition avec Sochaux et avec Nice, à l'époque de la coupe Intertoto. Nous étions plusieurs dans ce cas au sein de l'effectif dont Cyril Jeunechamp et Geoffrey Dernis pour ne citer qu’eux. J'avais eu la chance de connaître ce genre de moments et j'étais ravi de le connaître à nouveau, à plus de 30 ans, avec Montpellier. »

Sortir son passeport, faire sa promenade d'avant match sous un drapeau d'une couleur différente, entendre les gens se parler dans une autre langue. Rien ne promettait un tel rendez vous à l'été 2010. A l'hôtel, le Président Louis Nicollin retrouve le Hongrois Sandor Zombori, ex joueur du MPSC, venu partager quelques souvenirs dans le hall. Michel Mézy et Laurent Nicollin sont là aussi lorsque les joueurs s'avancent vers le bus qui va les amener au stade. « L'objectif dans ces moments-là, c'est d'apporter notre expérience, de rassurer les jeunes un peu aussi et de leur expliquer les différences qu'il peut y avoir entre un match championnat et de Coupe d’Europe », poursuit Romain Pitau « Je pense notamment au fait d'affronter un adversaire que l'on ne connaît pas, avec un style de jeu que l'on doit appréhender ; à l'impact physique et au rythme qui sont beaucoup plus élevés que lors des matchs de championnat classiques. Il y a aussi la notion de l'arbitrage qu'il faut prendre en compte car selon les sensibilités des arbitres, une faute qui est sifflée en Ligue 1 ne sera pas forcément sifflée en coupe d'Europe, donc il faut être vigilant par rapport à tous ces paramètres-là. »

 

Pour ce troisième tour de la coupe UEFA, les tribunes vertes et blanches de l'ETO Park ne sont pas pleines. Mais qu'importe... La Butte Paillade, elle, donne de la voix.Pascal Baills motive les troupes lors de l'échauffement dirigé par Nicolas Girard tandis que Geoffrey Jourdren et Laurent Pionnier s'échauffent au rythme des ballons frappés par Dominique Deplagne. Et puis, c'est le fameux moment. Ce coup de sifflet qui fait rentrer Montpellier dans l'arène européenne. Dès la 5ème minute Olivier Giroud bénéficie de sa première occasion mais un tacle adverse rageur fait avorter la tentative. Les Languedociens maîtrisent la rencontre, s'offrent les plus belles occasions comme ce coup franc, frappé par Estrada, détourné in extremis par Stevanovic (26e).

Finalement, c'est à la 32e minute que survient le coup de canon. Il est signé... Olivier Giroud. Pour son premier match officiel avec le MHSC, l'ancien joueur de Tours, servi par Souleymane Camara, hérite d'un ballon à l'extérieur de la surface et, sans contrôle, envoie un missile en pleine lucarne. Les filets tremblent. Le banc héraultais exulte. Les Hongrois sont sonnés.

Au retour des vestiaires, la charnière Spahić - El Kaoutari ne tremble pas et contient les assauts hongrois. Les Pailladins s'offrent de nouvelles occasions par l'intermédiaire de Camara (70e) puis de Yanga-Mbiwa (80e). Mais le score ne bouge pas et les coéquipiers de Cyril Jeunechamp signent leur première victoire de la saison. « C'était un déplacement sympa chez un club qui avait des conditions d'entraînement assez intéressantes et un stade qui n'avait rien à envier à certains clubs français », poursuit l’actuel entraîneur de l’équipe réserve du MHSC. « Le problème de ces premiers matchs, c’est que tu es en fin de préparation d’avant-saison. Au niveau du rythme, on n'est pas forcément totalement prêts dans une telle période mais on avait bien géré ce premier match. » Un groupe se dessine. Et même si le match retour ne se terminera pas dans les rires et dans la joie, cette étape hongroise fut sans doute un des fondements de la saison montpelliéraine.. Battu 1-0 au retour, les hommes de René Girard se feront sortir lors de la fatidique séance des tirs au but. Romain Pitau se fera même expulser par l’arbitre alors qu’il était pourtant remplaçant. « Ce match avait généré beaucoup de frustration car nos adversaires étaient largement en notre portée », conclut l’ancien milieu défensif du MHSC. « Concernant mon expulsion, je voulais qu’on effecue la séance des tirs au but devant la Butte Paillade 91, face à nos supporters, mais l'arbitre avait choisi de la faire de l'autre côté. J'avais essayé de me faire comprendre en anglais mais à l'époque je n'étais pas assez performant dans ce domaine visiblement. L'arbitre l'a mal pris et m’a expulsé. Du coup j'ai repris des cours d’anglais après, mais c’était trop tard », avoue-t-il avec le recul.

Même s’il s’est terminé de manière frustrante, cet éphémère moment européen aura été une agréable mise en bouche avant une autre aventure, deux ans plus tard, ponctuée d’une célèbre mélodie, celle de la coupe aux grandes oreilles. Mais ça, c'est une autre histoire...

Gyor Eto FC 0-1 MHSC

29 juillet 2010. 3ème tour préliminaire aller d’Europa League. Arbitre : M. Borski (POL). But pour le MHSC : Giroud (32e).
GYOR ETO FC : Stevanovic – Stanisic, Djordjevic, Babic, Koltai (Sharashenidze. 66e) – Nicorec (Copa, 52e), Dinjar, Szabo, Aleksidze (Bouguerra, 58e) – Pilibaitis, Ceolin. Entr. : Attila Pinter
MHSC : Jourdren – Yanga-Mbiwa, Spahić, El Kaoutari, Jeunechamp – Pitau – Estrada (Saihi, 90e), Belhanda (Marveaux, 71e) – Kabze (Aït-Fana, 64e), Giroud, Camara. Entr. : René Girard.

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