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Quatre Bleuettes pleines d’avenir

Potentiellement sélectionnables pour l’Euro U19 et / ou la Coupe du Monde U20 qui devait se dérouler du 20 janvier au 6 février au Costa-Rica et au Panama, avant d’être annulée en raison de la crise sanitaire, les Montpelliéraines Inès Belloumou, Maëlle Lakrar, Maelys Mpome et Marie Petiteau poursuivent leur apprentissage au MHSC et sont même en stage avec les équipes de jeunes tricolores cette semaine. Rencontre.

Maëlle Lakrar, 20 ans, défenseur

Arrivée au MHSC durant l'été 2018 en provenance de l'Olympique de Marseille, Maëlle Lakrar s'était rapidement adaptée à son nouveau club, prenant part à 15 des 22 rencontres de championnat de son équipe, dès sa première saison. Moins utilisée lors du dernier exercice (9 matchs disputés), cette défenseur centrale de formation enchaine à nouveau les matchs en club ces dernières semaines, en position d’arrière droite : « Je suis plutôt contente car j'ai beaucoup plus de temps de jeu que la saison passée, explique la jeune joueuse de 20 ans. Le coach me fait confiance et je suis en train de m'adapter sur un nouveau poste qui est celui de latérale droite. Jouer contre Lyon à ce poste lors de notre dernier match était un bon test pour moi et je suis plutôt contente de ma prestation. » Elle espère aussi que la bonne tenue montpelliéraine face aux championnes d’Europe en titre (défaite 2-1) sera le point de départ d’une belle série : « Collectivement, nous devons faire beaucoup mieux qu'actuellement parce que nous n'avons pas bien démarré l'année 2021. J'espère que nous serons capables de reproduire notre belle prestation contre l’OL lors des rencontres à venir et que nous allons gagner tous les matchs qui nous restent jusqu'à la fin du championnat. » Concernant la Coupe du Monde U20, qu’elle avait la possibilité – fait assez rare – de disputer une seconde fois après avoir pris part à l’édition 2018 en France (demi-finaliste face à l’Espagne) en étant surclassée, Maëlle Lakrar reste pragmatique : « Il est certain que c'est difficile pour nous de voir cette compétition annulée, mais c'est la vie. Il faut s'adapter à ce qui se passe en ce moment au niveau sanitaire. Nous sommes évidemment déçues de ne pas pouvoir jouer cette Coupe du Monde parce que c'est un événement très important dans une carrière. J'aurais bien aimé la disputer et que nous allions le plus loin possible ensemble, mais on fait avec. » En attendant, Maëlle retrouve l’Equipe de France cette semaine avec un stage à Ploufragan avec les U23.

Maelys Mpome, 17 ans, défenseur

Arrivée de Saint-Maur (D2) cet été où elle jouait déjà en séniors, Maelys Mpome découvre la D1 cette saison sous le maillot montpelliérain. Une découverte qui se passe plutôt bien puisqu’elle a déjà pris part à 4 rencontres de championnat cette saison (5 toutes compétitions confondues) et a montré de belles aptitudes à son poste de défenseur centrale : « Dès mon arrivée, j'ai tout de suite beaucoup aimé l'environnement autour du club. Je me suis très bien intégrée au groupe au sein duquel j'ai été très bien accueillie, explique la jeune Montpelliéraine, qui fêtera ses 18 ans le 23 février prochain. Je suis content d'avoir fait mes débuts en D1. C’est une très belle opportunité, surtout à mon âge » Justement, quelles sont les différences entre la D2 et la D1 Maelys ? « Les gabarits sont sensiblement les mêmes puisqu’en D2, j’avais déjà évolué contre des seniors. Ce qui change, c'est l'intensité et la rapidité d'exécution ; c'est complètement différent. Tout va beaucoup plus vite. » Quand on lui demande d’évoquer la saison de son nouveau club, Maelys Mpome préfère, là aussi, retenir l’aspect positif : « J'essaie de voir les choses du bon côté. C'est souvent dans les moments difficiles qu'on apprend. Ça forge et ça ne pourra m'apporter que du positif par la suite. J’espère continuer à progresser dans pas mal de secteurs – notamment au niveau du jeu de tête et la relance – car j'ai encore beaucoup de choses à apprendre. » Privée de Coupe du Monde U17 l’été dernier après l’annulation de cette compétition en raison de la pandémie, Maelys aurait fait partie des surclassées si elle avait été convoquée pour la Coupe du Monde U20 «  Je ne sais pas si j’y serais allée car je suis encore très jeune mais il faut toujours se fixer des objectifs élevés. Je suis contente d'être appelée aujourd'hui en U19 (elle sera en stage à Clairefontaine avec les Bleuettes cette semaine). Il faut y aller étape par étape et on verra par la suite ce qu'il se passera. »

Inès Belloumou, 19 ans, défenseur

Lancée par Frédéric Mendy la saison passée (9 matchs), la jeune latérale gauche née à Martigues, qui a fini sa formation au MHSC, multiplie les apparitions et les titularisations en équipe première ces dernières semaines du fait notamment du replacement de Léonie Pankratz, un cran au-dessus dans le couloir gauche. Joueuse explosive au profil de contre-attaquante mais qui aime aussi beaucoup défendre, Inès progresse au fur et à mesure de ses sorties : « Je trouve que je suis en train de monter crescendo et j'espère que ça va continuer. De toute façon, le fait de jouer en D1 te permet de progresser plus vite, explique-t-elle. Sur le plan collectif, nous avons un bon groupe et pourtant, à certains moments, sur le terrain c'est compliqué. » Malgré ce, Inès croit en un avenir plus positif en termes de résultats en championnat, notamment après la belle prestation collective des Montpelliéraines lors de leur dernière sortie à Lyon, conclue par une courte défaite (2-1) face aux multiples championnes d'Europe : « Je trouve qu'on a montré une image positive de notre équipe face à l’OL malgré la défaite et j’espère qu'on va continuer sur cette voie. Il faut être capable de reproduire ce genre de match dans l'avenir. C'est forcément le genre de rencontre, face à de telles joueuses, où tu apprends et où tu t’endurcis. » Concernant les échéances en équipe nationale de jeunes, Inès aurait pu potentiellement jouer l’Euro U19 et la Coupe du Monde U 20, mais la pandémie en a décidé autrement : « C'est dommage. Il y a beaucoup de déception car, quand tu as une possibilité de participer à une compétition internationale, c'est forcément un objectif quand une de ces échéances se profile. Cette annulation est d'autant plus difficile pour moi que je n'ai pas encore participé ni à un Euro, ni à une Coupe du Monde dans les catégories de jeunes, ça aurait été vraiment un aboutissement de finir la saison en défendant les couleurs de mon pays mais, c'est ainsi. J’ai la chance d'avoir était appelée en U23 (lors d'un staff qui se déroule cette semaine à  Ploufragan). À moi d'en profiter pour apprendre maximum. »

Marie Petiteau, 18 ans, gardienne de but

Arrivée de Bordeaux cet été en qualité de 3ème gardienne derrière Lisa Schmitz et Cindy Perrault, Marie Petiteau devait s'entraîner avec l'équipe première tout en prenant part au championnat U19 le week-end, mais elle n‘a pu disputer que 2 matchs dans cette catégorie avant l’arrêt de cette compétition en raison des restrictions sanitaires : « Il m’a fallu un peu de temps pour m’adapter mais tout est venu petit à petit et je me sens très bien ici aujourd'hui. Tout se passe bien. », explique-t-elle. « C'était difficile de ne pas jouer, notamment en termes de repères, mais, d’un autre côté, je m'épanouis aux entraînements, j'apprends beaucoup. C’est très enrichissant. Lorsqu'on s’entraîne avec des joueuses de D1, tout va plus vite. C'est un plaisir d'évoluer avec des joueuses d'un tel niveau. » Quant à son évolution personnelle, Marie estime devoir « apprendre à mieux maîtriser mes émotions, à parler un peu plus à ma défense aussi. J'ai la chance d'avoir de grandes joueuses avec moi et notamment de grandes gardiennes, ce qui me permet d'apprendre quotidiennement. » Quant aux performances collectives de son équipe, elle avoue que « par moments, nous n'avons pas pu concrétiser ce que nous voulions faire, mais notre belle prestation contre Lyon doit nous servir de référence dans ce que l’on doit reproduire à l’avenir » Pas encore apparue en match officiel avec l’équipe première, cette gardienne longiligne doit aussi se montrer patiente sur le plan international. Privée d’Euro U17 il y a deux ans en raison d'une blessure, elle a aussi vu successivement l'Euro U19 être reporté puis la Coupe du Monde U 20 annulée en raison de la crise sanitaire ; deux compétitions auxquelles elle aurait pu potentiellement participer. Pas question pour elle de se lamenter pour autant, elle préfère garder le sourire et croire en l'avenir : « J'espère que je pourrai être présente à la prochaine car c'est toujours une fierté de représenter son pays, et c'est aussi le genre de rendez-vous où on apprend beaucoup, conclut-elle. Une sélection nationale, quelle que soit la catégorie, c'est l’échéance finale que tout le monde veut vivre en tant que joueuse. C'est difficile de voir que cela a été annulé, mais il y a toujours le championnat d’Europe U19 qui est maintenu cet été. C'est un objectif important. »

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