Pailladin de l’étranger : Ramy Bensebaini | MHSC Foot , billetterie Montpellier Hérault, mhsc match, match Montpellier, led publicitaire, panneau publicitaire led

Pailladin de l’étranger : Ramy Bensebaini

Montpelliérain durant la saison 2015-2016, l’international algérien évolue aujourd’hui au sein du club allemand du Borussia Mönchengladbach. Nous sommes partis à sa rencontre pour qu’il nous raconte sa nouvelle vie en Allemagne et revienne sur son passage dans l’Hérault

LE BORUSSIA MÖNCHENGLADBACH

« La première des choses, c’est que j’étais bien à Rennes. La première année, c’était certes difficile de s’adapter, mais tout s’est bien passé, et j’y ai vécu 3 belles saisons et, à l’issue de la dernière, je suis quand même parti avec une victoire en Coupe de France et une qualification pour l’Europa League. C’était vraiment bien. Cependant, je voulais changer un peu d’air, découvrir un autre championnat, vivre un nouveau challenge et c’est la raison pour laquelle j’ai rejoint Mönchengladbach. À mon sens, c’était la meilleure proposition que j’avais, avec un projet sportif qui m’a beaucoup plu. Le président et le coach m’ont beaucoup parlé, ils m’ont bien expliqué le projet et j’ai accepté. Le Borussia Mönchengladbach est un club historique en Allemagne. Il est suivi, par beaucoup de supporters. C’est évidemment impossible actuellement en raison de la crise sanitaire mais la saison passée, le stade était tout le temps plein, que l’on affronte le Bayern Munich ou bien contre un club qui joue le maintien. C’est agréable d’évoluer dans une telle ambiance. Le Borussia est une équipe assez jeune avec tout de même quatre ou cinq joueurs plus âgés. Nous avons également pas mal de joueurs francophones ce qui est plutôt sympa pour moi car je vous avoue avoir du mal à apprendre l’allemand. » (sourires).

LE CHAMPIONNAT ALLEMAND

« J’aime beaucoup la Bundesliga. C’est un championnat beaucoup plus basé sur le physique et le pressing que le championnat de France. C’est différent de la Ligue 1 donc, au départ, il m’a fallu un temps d’adaptation. Par exemple, quand on joue latéral, notre entraîneur nous demande de presser continuellement le latéral adverse, donc tu sais que, quand tu joues sur le côté, tu vas faire des aller-retours pendant 90 minutes. Il faut vraiment être au top physiquement. C’est à ce poste de latéral que j’évolue aujourd’hui, même si j’ai aussi disputé quelques matchs en tant que défenseur axial. La Bundesliga est un championnat très ouvert, mais ça n’enlève rien au fait qu’en France aussi le championnat est de qualité et que ça joue bien au ballon. »


SA VIE EN ALLEMAGNE

« La saison dernière s’est très bien passée. Je ne m’attendais pas à ce que ça se passe aussi bien d’ailleurs. Nous avons terminé quatrième du championnat, ce qui nous a permis de nous qualifier pour la Ligue des Champions, et pour ma part, j’ai délivré 4 passes décisives et inscrit 5 buts dont un doublé contre le Bayern Munich (victoire 2-1 à domicile, alors que Gladbach était mené 1-0). J’en étais tout étonné parce que je n’avais marqué que 3 buts en 3 ans à Rennes. Cette année, nous devons du coup mener trois compétition de front avec le championnat, la Coupe d’Allemagne et la Ligue des Champions. C’est ce que nous essayons de faire mais c’est un peu plus difficile car nous n’avons pas forcément l’habitude d’enchaîner autant de matchs et nous avons du mal à jouer sur tous les tableaux en même temps (Gladbach est actuellement 5e après 18 journées). Nous avons pas mal de blessés aussi mais c’est tout de même une très belle aventure à vivre. Concernant la Ligue des Champions, je suis ravi car je voulais tirer Manchester City et nous les affrontons en huitième de finale, donc j’en suis très heureux. Sur le plan collectif, l’objectif du club est de finir dans les quatre premiers. Pour ma part, j’essaie de récupérer puisque j’ai contracté le covid il y a quelque temps et, même si je rejoue, je ne me sens pas encore à 100 %, mais j’espère jouer le plus de matchs possible, apporter au maximum à travers des belles prestations et aussi, si possible, marquer des buts et faire des passes décisives. » (Ramy a déjà inscrit 4 buts cette saison NDLR).

SON ANNÉE MONTPELLIÉRAINE

« C’était en 2015-2016. Je me souviens d’ailleurs de mon premier but contre Lorient (2-1) qui avait aussi été notre premier succès de la saison après une entame très difficile. C’était d’ailleurs la première fois de ma carrière que j’évoluais au poste de milieu défensif et ça s’était bien passé. Globalement, j’ai bien aimé mon expérience au MHSC, même si la fin a été un peu plus difficile puisque j’ai moins joué. J’ai toujours eu de bons rapports avec le Président, mes coéquipiers et les personnes qui travaillent au club. Je n’ai que de bons souvenirs. C’était ma deuxième expérience en Europe après avoir découvert la Belgique quelques mois plus tôt avec le club de Lierse. Je n’avais que 19 ans et j’ai découvert Montpellier, un club très familial, la Ligue 1, la beauté du sud de la France aussi. Mon année au MHSC correspond à ma première saison en France, j’ai bien aimé la ville, l’accent aussi. C’était vraiment une belle expérience et ça m’a beaucoup aidé pour la suite de ma carrière. »  

LE MHSC D’AUJOURD’HUI

« Je suis toujours le championnat français et j’aime beaucoup le jeu que produit cette équipe de Montpellier. Je suis toujours attentif aux résultats du club aujourd’hui, d’abord parce que j’y ai joué et ensuite parce que mon coéquipier en sélection, Andy Delort y évolue aujourd’hui. Je suis toujours les résultats de Montpellier et on sent que cette équipe est un vrai groupe qui attaque et qui défend ensemble. C’est ce qui fait leur force. J’aime beaucoup votre potentiel offensif et notamment le duo Delort-Laborde qui est très souvent décisif. Il y a énormément de qualité dans ce groupe dont certains joueurs avec qui j’ai joué et qui sont encore-là comme Daniel Congré et Vitorino Hilton, sans oublier Pedro Mendes avec qui j’ai évolué à Rennes. J’apprécie aussi beaucoup le profil de Téji Savanier. Quand je pense à Vito (Hilton) ça me ‘’choque’’ qu’il évolue encore à ce niveau, à 43 ans. Je suis admiratif. C’est vraiment un exemple. J’espère qu’à 43 ans, je n’aurai pas arrêté le foot non plus, mais je ne sais pas si ce sera le cas. » (sourires).

QUE DE CHEMIN PARCOURU DEPUIS CETTE ÉPOQUE

« C’est vrai. Je pense avoir progressé depuis mon passage à Montpellier, autant défensivement qu’offensivement mais j’essaie de continuer à le faire au quotidien. Il ne faut jamais se relâcher. Il y a eu Montpellier, Rennes, Mönchengladbach mais aussi le titre de champion d’Afrique avec l’Algérie dont je suis très fier, pour moi bien sûr mais aussi et surtout pour mon pays. Si je devais chambrer Andy Delort ? Non, je n’oserais pas, il est trop costaud (rires), il va m’allumer sinon (rires). Mais ce n’est pas parce que je ne le chambre pas que je l’apprécie pas, bien au contraire (sourires). Nous sommes un vrai groupe et Andy nous apporte beaucoup. C’est aussi une fierté pour moi d’évoluer au sein de cette équipe d’Algérie. J’essaie d’apporter le maximum à l’équipe . C’est important pour moi.

SON MESSAGE POUR LES SUPPORTERS ET LES DIRIGEANTS DU CLUB

« Je souhaite bonne chance au club et je passe le bonjour au Président avec qui je me suis toujours très bien entendu. Je pense aussi aux supporters et aux membres du club, je leur souhaite le meilleur et j’espère qu’on aura l’occasion de se croiser sur les terrains. »

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