Gaëtan Laborde : « 100 matchs, ça fait quelque chose » | MHSC Foot , billetterie Montpellier Hérault, mhsc match, match Montpellier, led publicitaire, panneau publicitaire led

Gaëtan Laborde : « 100 matchs, ça fait quelque chose »

Arrivé au MHSC durant l'été 2018, l'attaquant de 26 ans a disputé mercredi soir contre Lorient son 100e match sous la tunique montpelliéraine. L'occasion d'une interview au cours de laquelle, il évoque son évolution, la saison de son équipe, son intégration au sein du club dont il représente et défend dignement les valeurs, et évidemment ce chiffre symbolique.

Gaëtan, Quel effet cela te fait-il d'atteindre les 100 matchs disputés sous le maillot du MHSC ?
Ça donne beaucoup de fierté. C'est une barre symbolique. Se dire que, dans une carrière, on a effectué 100 matchs dans le même club, c'est quand même quelque chose d'important. Je suis vraiment très heureux ici et atteindre ce chiffre symbolique des 100 matchs, ça va rester.

Quand on sait qu'avec la crise sanitaire, la saison dernière a été tronquée, pensais-tu atteindre ce chiffre aussi vite ?
Honnêtement, ce n'est pas quelque chose auquel je fais vraiment attention. Quand on m'a appris il y a quelques jours que j'allais atteindre ce chiffre, ça m'a rendu très heureux mais, au-delà de ça, je ne me suis jamais dit et je n'ai jamais pensé que j'allais faire tant de matchs. Tout se fait au fur et à mesure, et, quand ça se passe bien, généralement les matchs s’enchainent. Quelque part, c'est une suite logique avec Montpellier mais ça fait quand même un petit quelque chose. C'est vraiment sympa.

Atteindre ce chiffre en moins de 3 saisons complètes vu que le dernier exercice a été tronqué, c'est aussi la preuve d'une certaine régularité et que le coach te fait confiance…
Oui, c'est cool d'ailleurs ! Après, j'essaie de donner le maximum pour l'équipe. Cette année, ça se passe plutôt bien, je me sens bien, j'essaie d'aider au maximum, que ce soit en termes de buts ou de passes décisives ou en faisant des efforts pour l'équipe. Je pense que c'est quelque chose que le coach apprécie. En plus, en ce moment, nous sommes plutôt sur une bonne série, donc ça reste positif.

J'ai senti que que tout le monde me faisait confiance directement 

On a l'impression qu'entre le club et toi, ça a « matché » tout de suite ?
Oui. Je pense que ça s'est vu dès la première saison (2018-2019), que ce soit avec Andy (Delort) bien sûr, mais aussi avec l'ensemble de mes coéquipiers et du club. J'ai senti que tout le monde me faisait confiance directement, j'en avais besoin, et derrière j'ai essayé de leur rendre cette confiance au mieux.

Quel est ton meilleur souvenir avec nous ?
J'en ai des beaux mais je choisirai quand même le succès contre Nîmes à la maison (3-0 en 2018). Nous avions remporté ce derby, ce qui est important pour les supporters, nous avions fait une très belle fête à domicile avec un beau match et en plus j'avais marqué (phpto ci-dess. C'était un moment magnifique parce que le stade était plein, il y avait une belle ambiance, nous avions su faire un gros match... Ça reste le plus beau souvenir quand même.

À l'inverse, quel est ton plus mauvais souvenir ?
La défaite à domicile contre Nîmes dans le derby cette saison. Ce sont des matchs qui nous tiennent à cœur, nous en tant que joueur, et on sait à quel point ce genre de rencontres tient à cœur à nos supporters. Le fait de disputer ce derby dans un stade vide, de le perdre, ça a été vraiment compliqué à vivre sur le coup et dans les jours qui ont suivi ; pour nous mais pour nos supporters aussi bien sûr. Ce match était important. À nous de rectifier le tir au match retour.

Si tu devais choisir ton but préféré sous le maillot du MHSC…
Je dirai celui marqué à Toulouse lors de ma première saison ici (succès 3-0 du MHSC au Stadium le 27 octobre 2018) où le ballon avait touché les deux poteaux avant de rentrer. C'était quand même particulier (sourire). J'en ai marqué des sympas mais celui-ci me vient à l'esprit parce qu'il est atypique. En plus on gagne le match, j'avais des amis dans les tribunes, mon frère et ma famille avait fait le déplacement à Toulouse. C'était quand même particulier.

Je ne fais pas tout le temps des supers matchs et encore moins des matchs parfaits, mais en tout cas, je me donne toujours à 100 %

Tu es impliqué sur 16 buts cette saison (9 buts, 7 passes décisives) soit le 5e joueur le plus décisif du championnat. Quel regard portes-tu sur cette influence ?
C'est bien que cela se traduise avec des statistiques, mais ce qui est important surtout, c'est que l'équipe tourne bien. Nous avons connu un mois de janvier compliqué et je pense qu'on s'est bien relancé en février. D’un point de vue personnel, je me sens bien, en confiance. Je ne fais pas tout le temps des supers matchs et encore moins des matchs parfaits, mais en tout cas, je me donne toujours à 100 % et quand ça passe par des buts ou des passes décisives, c'est positif.

Est-ce le fait d'avoir le numéro 10 dans le dos qui t’aide à t’être mué en passeur (Gaëtan est le 3e meilleur passeur décisif du championnat) ?
Non (sourire). Depuis que je suis pro, j'ai toujours été un peu comme ça. J'essaie de sentir le jeu : Quand le jeu me demande de faire la passe, j'essaie de mettre mes coéquipiers dans de bonnes conditions, et quand j'ai la possibilité de marquer, j'essaie de le faire au maximum. Tant que l'équipe gagne et que je suis décisif pour l'équipe, tout va bien car c'est quand même ce qui est important pour un attaquant ; que ce soit sur une passe décisive ou sur un but, même si un attaquant a toujours une préférence pour les buts. Malgré ce, je suis très heureux quand j'effectue des passes décisives.

Tu es aussi dans le top 3 des joueurs de L1 qui gagnent le plus de duels. On en vient inévitablement à cet aspect combatif qui colle parfaitement à l'Esprit Paillade…
L'esprit Paillade, cette identité, c'est quelque chose que je connais depuis un moment. Mon frère est passé au centre de formation ici ; il est clair qu'à ce moment-là, j'étais trop jeune pour comprendre ce que c'était, mais j'ai toujours suivi et compris ce qu'était cet esprit. Après, je suis aussi issu d'un terroir (il est né à Mont-de-Marsan) où c'est un peu l'esprit rugby et où l'engagement est quelque chose d'important. Tout ça reste lié. Concernant les duels, je ne suis pas le plus grand, ni le plus costaud mais je sais que je vais me donner à 100 % et m'engager sur chacun d’entre eux ; C'est sans doute pour ça que j'en gagne autant.

Impossible aussi de ne pas évoquer ton entente avec Andy Delort tant elle fait des ravages depuis votre arrivée commune durant l'été 2018…
Andy fait une très belle saison aussi, peut-être l’une de ses meilleures comme c'est sans doute l’une de mes meilleures depuis le début de ma carrière. Lui aussi est en confiance, ça aide l’équipe. Aujourd'hui, si nous faisons une bonne saison c'est aussi grâce à lui parce qu'il a pris des responsabilités. C'est bien pour lui, je suis vraiment très content. En ce moment il a quelques pépins physiques mais j'espère qu'il va vite revenir et faire une grande fin de saison.

En quoi as-tu progressé depuis ton arrivée ?
Je dirai dans à peu près tout. Je suis un peu plus efficace, j'essaie d'un peu mieux gérer mes efforts aussi. Je pense aussi avoir progressé des points de vue techniques et tactiques, avoir mûri aussi en prenant de l'expérience… et je pense que ça se ressent sur le terrain.

il n'y a pas de tricheurs dans cette équipe

Quel regard portes-tu sur ta saison personnelle et celle de l'équipe ?
Nous avions fait une très belle série jusqu'en novembre avant de connaître fin décembre et puis en janvier une période plus difficile. Après, il ne faut pas oublier que, pendant cette période, nous avons eu un gros calendrier en affrontant de très grosses équipes du championnat et des formations en pleine confiance alors que nous, nous l’étions un peu moins. Gagner ce match contre Dijon nous a permis de reprendre confiance justement. Le fait d'être allé chercher un nul à Metz une semaine plus tôt, a aussi été quelque chose de significatif, ça montre qu'on n'a pas lâché. On a réussi à casser cette dynamique négative à ce moment-là. Ensuite nous sommes donc relancés contre Dijon et nous avons su retrouver ce petit brin de réussite que nous n'avions plus, notamment au mois de janvier. Concernant l'équipe, elle a toujours été bien sur le plan mental, elle n'a jamais lâché. Même si on a eu des moments difficiles, on ne peut pas dire qu'on a perdu certains matchs parce qu'on n'a pas fait les efforts, ce n'est pas vrai. On était peut-être moins bien techniquement, moins bien dans le jeu mais je n'ai jamais vu cette équipe lâcher, c’est quelque chose à souligner. Parfois dans le foot on entend dire, « S'ils perdent, c'est parce qu'ils ne courent pas assez. » Non, nous on courait, on faisait des efforts, mais on n‘avait pas ce petit brin de réussite. Le plus frappant c’était contre Lens à la maison où l’un de leurs buts est une frappe qui part hors cadre avant d’être déviée et de finir en pleine lucarne. Heureusement, ça a un petit peu tourné. On essaie de faire bloc défensivement et de faire des différences offensivement. On a la chance d'avoir une équipe qui peut marquer pas mal de buts, que ce soit par les attaquants bien sûr mais aussi par les milieux de terrain ou les défenseurs. C'est positif pour nous.

Pour conclure, comment vois-tu la suite de la saison ?
Pour l'instant, on est dans une bonne dynamique, donc je la vois plutôt positive. Maintenant, si on veut qu'elle soit positive, il ne va rien falloir lâcher jusqu'au bout, mais ça je n'en doute pas car il n'y a pas de tricheurs dans cette équipe, donc je pense que ça devrait bien se passer. On va voir match après match et si, à la fin, on a un coup à jouer, on le jouera, mais il ne faut pas trop y penser. Il ne faut pas oublier que, fin janvier, certains nous voyaient plus regarder derrière que devant. Aujourd'hui, on est bien et je pense que si on continue comme ça, on pourra avoir quelque chose de sympa à jouer, mais avant cela il faut se focaliser sur gagner des matchs. Tout simplement !

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