Bill Tchato : « Une équipe qui allait de l’avant » | MHSC Foot , billetterie Montpellier Hérault, mhsc match, match Montpellier, led publicitaire, panneau publicitaire led

Bill Tchato : « Une équipe qui allait de l’avant »

Nous avons évoqué son passage à Montpellier (2000-janv 2003) avec Bill Tchato, l’ancien arrière gauche du MHSC et international Camerounais. Acteur majeur de la remontée en L1 à l’issue de la saison 2000-01, il fut un titulaire indiscutable du 11 pailladin avant qu’il ne s’envole vers la Bundesliga et Kaiserslautern. Entretien souvenir.

Bill, comment s’était faite votre arrivée au MHSC en juillet 2000 ?

quand on arrive dans un nouveau club, on essaye de prendre ses marques et de plaire tout de suite à tout le monde

Je venais de faire deux saisons à Nice et mon agent de l’époque était Pape Diouf alors que le coach de Montpellier était Michel Mézy. Cela s’est fait assez rapidement, j’avais fait une bonne saison à Nice et le MHSC voulait une équipe pour remonter de suite en L1 après leur relégation la saison précédente. Je pense que j’avais fait le bon choix car on avait bien eu la montée au bout. J’ai refait une année en L1 et puis j’ai été transféré en Allemange , à Kaiserslautern.

L’objectif affiché par les dirigeants était vraiment de remonter de suite ? Il n’y avait pas d’autre alternative …

Ah oui tout à fait. Quand j’avais parlé à Michel Mézy dans son bureau, il m’expliquait qu’il faisait vraiment une équipe solide pour remonter. Moi, j’avais été élu meilleur latéral gauche de L2 avec Nice et je savais donc qu’il fallait que je confirme. Il m’avait dit qu’il fallait être dans les trois premiers, un point c’est tout. On avait une équipe assez costaude quand même et  vue la saison qu’on a fait avec Franck Silvestre, Maoulida, Vercoutre, Riou, Lefèvre, tout ces bons joueurs faisaient du MHSC une équipe phare de la L2. De mon côté, je commençais aussi en sélection du Cameroun et j’étais donc en pleine ascension. On a vraiment passé une superbe saison et, au bout, on a atteint nos objectifs.

Vous souvenez-vous de vos premiers pas au club et quel souvenir gardez-vous de vos premiers matchs avec le MHSC ?

Je me souviens surtout du stade, de La Paillade et du public qui était venu nombreux. J’avais un peu d’appréhension car, quand on arrive dans un nouveau club, on essaye de prendre ses marques et de plaire tout de suite à tout le monde et surtout à ceux qui nous ont fait confiance. Je pense que mon intégration s’est très bien faite et, dans l’ensemble, j’étais très satisfait.

Comment jouait cette équipe de 2000-01 ?

Je pense qu’on avait un jeu assez classique en 4-4-2 - attention si je me trompe Michel Mézy va me frapper (rires), et on avait beaucoup d’armes offensives. Ça allait très vite devant avec Toifilou Maoulida et c’était vraiment une équipe qui allait de l’avant tout en ne prenant pas beaucoup de buts.  On était vraiment costaud dans tous les compartiments du jeu.

Les moments clés de la saison selon vous ?

Ce que j’aimais, c’était de tout le temps faire la navette : , centrer, revenir défendre, repartir...

Je ne me souviens pas de moments clés car ça remonte quand même un peu ! Je me rappelle surtout du match qui nous assure la montée et de la fête qui a suivi. Le président avait déjà fait des efforts avant que je vienne pour attirer des bons joueurs comme Ouédec etc et j’imaginais bien que quand ils sont descendus en L2 cela avait dû être un gros coup de massue sur la tête.  Alors le fait de remonter aussi rapidement a été un grand ouf de soulagement pour les dirigeants et la région je pense. Je ressentais que c’était un grand soulagement pour tout le monde moi. Et comme je n’avait pas encore connu la L1, j’étais d’autant plus content d’y accéder de mon côté.   

Justement, comment se passe la saison suivante en L1 ?

Quand on monte, l’objectif est toujours de se maintenir et cela s’est bien passé. Je ne me rappelle pas de notre position finale mais on avait fait une saison assez correcte. D’un point de vue personnel, j’avais fait une belle année dans la mesure où Eric Gerets, qui était le coach de Kaiserslautern, m’avait repéré. J’avais aussi été aidé par la sélection du Cameroun avec qui j’avais gagné la Coupe d’Afrique au Mali en 2002. Cela m’a permis d’aller voir un peu un autre championnat et d’un point de vue financier j’apportais quelque-chose au club, donc tout le monde était content je pense.

Comment abordiez-vous le poste d’arrière d’aile au début des années 2000 ?

J’avais fait une formation d’attaquant comme ailier gauche et je suis redescendu d’un cran sur le terrain avec Daniel Jeandupeux. Ce que j’aimais, c’était de tout le temps faire la navette : repartir, centrer, revenir défendre. C’était mes qualités, j’étais très rapide tout en jouant beaucoup sur l’anticipation et je pense quand même que l’ensemble des coachs que j’ai connus ont été satisfaits de mon rendement sur le terrain. Je prenais des exemple sur des joueurs que je voyais à la télé comme Roberto Carlos. Mon souhait, c’était de toujours déborder à fond, faire des centres et toujours me replacer.

Qu’est-ce qui vous a marqué au MHSC et à La Paillade ?

Pour moi, c’est le président. C’est Loulou qui avait vraiment cet esprit de famille, c’était un personnage dans le monde du football ! Je ne sais pas comment on pouvait se fâcher avec un président comme ça, il était tellement gentil et hospitalier qu’on ne pouvait que l’aimer. C’est lui qui était à l’image et qui caractérisait cette région et ce club. C’est le meilleur président que j’ai eu de toute ma carrière.

Avez-vous suivi le MHSC depuis votre départ ?

J'ai pris exemple sur Franck Silvestre. Il était dur sur l'home. Il y avait aussi la rapidité de Toifilou Maoulida, son esprit fashion. Il y avait aussi Rémy Vercoutre qui avait déjà l'esprit commando

Oui, j’ai toujours suivi les résultats de Montpellier et bien sûr, comme tout le monde, encore plus l’année du Titre. Toute la saison, pour être honnête, on voit les matchs les uns après les autres de gagnés et on se dit : « C’est bien, c’est le début, ils vont craquer ». Puis on voit que ça continue, que ça continue… On commence à y croire à 10 journées de la fin. J’ai été très fier, d’autant plus que j’avais aussi mes deux gamins, Enzo et Ryan, avec les équipes de jeunes de Montpellier. Ce qui fait que je serai lié au club à vie. 

Quels coéquipiers vous ont marqué au MHSC et pourquoi ?

 Franck Silvestre, sur lequel j’avais pris exemple. C’était un joueur dur sur l’homme. Toifilou Maoulida pour son esprit un peu fashion, ses coupes de cheveux et sa rapidité. Il y avait aussi Rémy Vercoutre que j’aimais bien et qui était un homme de vestiaire, il avait déjà l’esprit de commando. Aliou Cissé m’avait marqué mais c’est l’ensemble de tous les joueurs qui a pu jouer un rôle pour l’avenir du club.

Michel Mézy était aussi une pierre angulaire du club, comment était-il dans un vestiaire ?

C’était quand même un coach assez tranquille. Ce n’était pas un coach à mettre trop de pression, il y avait les résultats donc il n’avait peut-être pas besoin de se montrer autrement. C’est vrai qu’il a beaucoup amené dans l’histoire du club car aujourd’hui, s’il est encore dans l’entourage du club, ce n’est pas pour rien. Je lui dois quelque-chose car c’est lui qui m’a fait connaître la L1. Je ne l’oublierai jamais.

Est-ce que vous vous croisez parfois avec Roger Milla à Grammont quand il est de passage comme vous? Et que représente t-il pour vous ?

On est quand même en contact assez régulièrement. Il n’est pas uniquement l’icône du football camerounais et africain. Il représente énormément pour tous les joueurs du continent, même mes enfants parlent aujourd’hui de Roger Milla parce que nous, on leur transmet ce qu’il a fait pour le Cameroun et pour le football africain. Quand on se rencontre, on parle de tout : de Montpellier, des Lions indomptables bien évidemment… c’est toujours un plaisir de le revoir et d’échanger pas mal de choses avec lui.

Quel regard portez-vous sur le club aujourd’hui ?

J’aimerais bien être joueur ici maintenant ! C’est vraiment super les investissements que le président a faits. On voit que tout à changer, c’est encore plus professionnel qu’avant. Il y a beaucoup de terrains, que demander de plus ? Toutes les conditions sont réunies pour que les joueurs se concentrent sur le football, sur les objectifs du club et pour qu’il soit à l’aise.

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