Marion Torrent : « Une immense fierté »

Samedi dernier contre la Serbie dans le cadre des éliminatoires de l’Euro 2021, la défenseur montpelliéraine est devenue la première joueuse évoluant au MHSC à porter le brassard de capitaine de l’équipe de France féminine au coup d’envoi depuis Elise Bussaglia le 12 février 2009 contre l’Irlande. Elle revient sur ce moment intense

Ça fait quoi de porter le brassard de capitaine de l’équipe de France, Marion ?
La sensation est forcément particulière. Au départ, ça fait une pression supplémentaire car tu te dis que tu as la confiance du coach, que tu as des responsabilités, mais avant toute chose, c’est une fierté d’être la capitaine de ton pays. Ce sont beaucoup de sensations qui se mêlent en même temps. J’ai pris ce rôle avec une immense fierté en essayant de l’assumer du mieux possible.

Tu connaissais pourtant déjà ce rôle de capitaine au MHSC…
Oui mais c’est différent. Porter le brassard dans ton club, c’est déjà une fierté, j’étais très émue quand j’ai commencé à l’avoir et c’est toujours le cas aujourd’hui… mais en équipe de France, tu représentes ton pays et toute une nation. Après, passer le sentiment du départ, les automatismes sont à peu près les mêmes, que ce soit dans la prise de parole ou dans le fait de véhiculer les mêmes valeurs. On a su marquer un but rapidement ce qui nous a rendu la tâche plus facile, on a produit pas mal de jeu, et le public semblait content aussi… c’est le principal (victoire des Bleues 6-0).

Comment l’as-tu appris et qu’as-tu ressenti ?
Amandine Henry (la capitaine habituelle des Bleues NDLR) était absente des deux derniers rassemblements et, lors de la causerie, d’avant match, la coach (Corinne Diacre) avait dit qu’Eugénie (Le Sommer) était capitaine et qu’en cas de sortie c’était moi qui récupérait le brassard. Eugénie Le Sommer étant elle aussi blessée pour ce rassemblement, la veille du match, à l’issue de la séance vidéo, la coach m’a demandé si je me sentais de récupérer le brassard pour le match. C’est une responsabilité mais je l’ai acceptée parce que c’est une fierté immense et qu’un brassard de capitaine de son pays, ça ne se refuse pas. J’ai fait un petit discours d’avant match avec mes mots à moi et ça s’est bien passé. Après, quand tu te retrouves dans l’alignement dans le tunnel, juste avant le coup d’envoi et que tu sais que tu es la première à rentrer parce que tu es capitaine, ça fait forcément quelque chose.

Si on m'avait dit ça il y a 2 ans, je n’aurais même pas pu l’imaginer

Justement, avant d’être régulièrement appelée depuis 2017, tu as longtemps attendu ta première cape en bleu. Que de chemin parcouru depuis…
C’est vrai que, quand j’y repense… J’ai été réserviste pour les Jeux Olympiques 2016 à Rio puis pour l’Euro 2017 aux Pays-Bas, j’ai vécu pas mal de matchs sur le banc sans entrer en jeu aussi… Je n’ai connu ma première sélection qu’en septembre 2017 et tout est vraiment allé très vite depuis…  C’est une belle récompense et c’est bien de voir qu’à force de travail tu arrives à certains résultats. Maintenant je n’oublie pas non plus que le plus dur ce n’est pas d’arriver à ce niveau-là mais d’y rester. Je vais tout donner pour cela sur le terrain. Mais si on m’avait dit il y a 2 ans qu’aujourd’hui j’aurais porté le brassard de capitaine des Bleues, je n’aurais même pas pu l’imaginer. Après, je n’oublie pas aussi que c’est la récompense du travail effectué en club au quotidien.

Tu es la première joueuse depuis Elise Bussaglia il y a 10 ans à porter ce brassard en évoluant au MHSC ; la première joueuse formée chez nous à le porter aussi…
J’ai appris ça et c’est une fierté car, quand on va en sélection, on représente aussi son club. Si je peux donner une bonne image du Montpellier Hérault, je le fais avec beaucoup de bonheur. C’est aussi une fierté d’être la première joueuse formée ici à porter ce brassard chez les Bleues. C’est la preuve qu’il y a du travail positif de fait à tous les étages au MHSC, que ce soit en équipe première mais aussi au niveau de la formation. Ce qui est certain, c’est que quand j’ai commencé le foot ici à l’âge de 12 ans, j’étais loin de me douter qu’un jour je serai capitaine de l’équipe de France.

Quels sont tes objectifs à venir, en équipe de France et avec le MHSC ?
En équipe de France, c’est d’avoir une place dans le groupe évidemment, de jouer et d’apporter un maximum à l’équipe en étant performante pour que nous puissions aller ensemble vers notre prochaine échéance internationale (l’Euro 2021) et y défendre les couleurs de notre pays du mieux possible. Concernant le club, le MHSC est un grand club et on se doit de jouer les premiers rôles. Ça passe par enchaîner les bons résultats, à commencer par ce week-end à Marseille.

 

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