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Baills - Camara, un record, deux légendes

Entré en jeu contre Caen en Coupe de France dimanche dernier à La Mosson, Souleymane Camara a ainsi décroché le record du nombre de matchs joués sous le maillot du MHSC (430), détenu depuis plus de 20 ans par son entraîneur adjoint, Pascal Baills (429). A cette occasion, ces deux légendes du club montpelliérain ont accepté de se livrer dans une interview croisée teintée d’émotion, d’humour et de respect 

Souley, tu avais déjà pas mal de records mais le plus attendu vient de tomber, celui du nombre de matchs joués sous le maillot du MHSC (430) détenu depuis 20 ans par Pascal Baills. Quel effet cela te-fait-il ?
Ça fait vraiment plaisir de rentrer dans l’histoire du club et de battre le record de Pascal. C’est quelque chose de formidable et de très fort pour moi. Quand je pense qu’en 2007, j’étais simplement arrivé dans le cadre d’un prêt d’un an (en provenance de Nice) et qu’au final je porte encore ce maillot montpelliérain 13 ans après... Qui l’aurait cru ? La première année j’ai vraiment été très bien accueilli et je suis tombé amoureux de ce club. C’est la raison pour laquelle je suis encore là 13 ans après et j’en suis très heureux

Pascal, comme un clin d’œil du destin, c’est toi qui fait rentrer Souley pour cette ‘’égalisation’’ contre Amiens
Michel (Der Zakarian) étant suspendu, ça s’est fait comme ça, c’est vrai. En fin de match à Amiens, j’ai senti qu’Andy (Delort) commençait à être un peu fatigué donc Souley est rentré mais ce n’est pas une question de nombre de matchs ou pas. Je savais que Souley était le second joueur le plus capé derrière moi, mais je ne savais pas qu’il ne lui manquait qu’un match pour m’égaler, ni le nombre de matchs exact d’ailleurs. Après, même si ce n’est pas fait exprès du tout, c’est surtout la symbolique qui est belle. Souley est dans sa 13ème saison à Montpellier, comme moi…  Ce que je retiens surtout, c’est que c’est rare qu’un joueur fasse 13 ans dans le même club aujourd’hui. Ce record est magnifique et c’est super qu’il récompense un joueur comme Souley qui est exemplaire depuis ses débuts.

Pascal, plus sérieusement, quel effet ça te fait de voir ton record tomber ?
Le record j’y pense quand on en parle. C’est vrai que le détenir me faisait très plaisir, c’était quelque chose de bien parce que j’ai passé 13 ans à Montpellier, parce que je suis viscéralement très attaché à ce club. Après, je suis quand même quelqu’un d’assez atypique puisque, quand je suis arrivé au centre de formation à Montpellier, je ne savais même pas que le football professionnel existait. J’ai eu la chance de rapidement côtoyer les pros et puis d’enchaîner les matchs, saison après saison, sans grave blessure. J’ai eu des opportunités mais il faut reconnaître qu’on est très bien à Montpellier, c’est un bon club… Durant la période où j’y étais, j’ai eu la chance d’évoluer avec de très grands joueurs, j’ai fait la coupe d’Europe aussi on a gagné la Coupe de France, on faisait des bons championnats et on avait quand même une sacrée équipe… Pour toutes ces raisons, j’ai pu enchaîner autant de matchs avec ce maillot montpelliérain que j’aime tant, mais à aucun moment je ne me suis pris la tête avec ce record : Ni quand j’étais joueur, ni aujourd’hui d’ailleurs, même si je suis forcément très fier d’avoir joué 429 matchs ici et de défendre ce maillot aujourd’hui d’une autre manière en faisant partie du staff. 

Souley, on te chambre souvent avec les records mais celui-là est franchement beau non ?
Je ne saurai pas dire si c’est le plus beau mais il va compter bien sûr, même après ma carrière. Ce n’est pas donné à tout le monde de faire plus de 400 matchs dans le même club. Ce record du nombre de matchs joués sous le maillot du MHSC est vraiment une grande fierté pour moi. J’espère que je vais continuer à prendre du plaisir jusqu’au bout sur le terrain en portant ce maillot.
Même si on m’en avait parlé avant le match, au moment d’entrer en jeu, à Amiens, je n’y ai pas pensé du tout. On fait un métier formidable, donc à chaque match, je veux simplement jouer et prendre du plaisir. Je retiens aussi que ce ‘’match de l’égalisation’’ de ce record s’est effectué dans le cadre d’une victoire à Amiens, alors que, jusque-là, nous avions un peu de mal à l’extérieur. Ça aussi, ça fait vraiment plaisir. Le symbole est aussi beau parce que c’est Pascal qui était sur le banc de touche ce jour-là et qui quelque part me passe le témoin (sourire). Je ne sais pas comment ça s’est passé puisque le coach était suspendu mais ce qui est sûr, c’est que le symbole est beau. Concernant mon entrée contre Caen à La Mosson, atteindre ce chiffre de 430 matchs avec le MHSC m’a fait vraiment plaisir. Quand on sait que Pascal est quelqu’un du club, qu’il a été formé ici et qu’il a laissé une grande trace au MHSC, c’est un honneur pour moi d’égaler puis de dépasser son record, d’autant plus que c’est quelqu’un pour qui j’ai énormément de respect.

Pascal, tu incarnes les valeurs de La Paillade. Est-ce que Souley les incarne bien selon toi ?
Oui. C’est un grand professionnel, quand il rentre il donne tout… Souley est quelqu’un qui ne triche jamais donc, il les incarne complètement. Avec Vito (Hilton), ce sont des références pour le club et pour la ville de Montpellier.

Souley, si tu devais décrire Pascal, comment le ferais-tu ?
Pascal est quelqu’un de tranquille mais exigeant. Il nous pousse tout le temps à nous améliorer. Quand il faut remettre les choses en place, quand il faut gueuler, il le fait, mais il ne sait pas faire que ça. C’est aussi quelqu’un qui sait être à l’écoute quand on en a besoin, quelqu’un d’affectif aussi. On travaille ensemble depuis des années, donc, forcément on se connaît bien. On m’a dit que c’était un joueur dur sur l’homme, on le sent d’ailleurs quand il parle aux défenseurs mais on sent surtout qu’il a un profond amour pour le MHSC et ça, c’est quelque chose d’important. Après, heureusement que je n’ai pas joué contre lui parce qu’apparemment c’était soit le ballon qui passait soit le joueur mais jamais les deux… Et c’est ce qu’on demande à un défenseur. Après, quand on fait autant de matchs à haut niveau et qu’on a une sélection en équipe de France, ça prouve qu’on n’a pas que de la combativité.

Pascal, si tu devais décrire Souley, comment le ferais-tu ?
Côté joueur, je le décrirai comme quelqu’un avec beaucoup de sérieux et d’abnégation. Je me souviens que, quand il a signé la première année, il était prêté et il avait fait une très bonne saison. L’aventure a commencé comme ça… C’est un très bon joueur de Ligue 1, qui marque, qui fait marquer, et qui, à l’entraînement est irréprochable. Humainement, c’est quelqu’un de très gentil mais qui a son caractère. Il faut le connaître. Il est très respectueux, il a des valeurs fortes, c’est quelqu’un de tranquille, qui ne va pas agacer, mais il ne faut pas trop le chauffer non plus. Comme Vito ou Daniel, c’est un taulier du vestiaire. Il est respecté par les jeunes, par les joueurs qui arrivent, par ce qui sont là depuis un moment déjà mais Souley n’est pas quelqu’un qui a besoin de parler fort pour être entendu. C’est aussi ça, sa force.

Souley, une anecdote sur Pascal ...
Qu’est-ce que je peux dire ? Je me souviens d’une fois où il s’était pris la tête avec Emir Spahić. Emir était un super joueur, c’était quelqu’un de chaud aussi qui pouvait parfois être impulsif mais Pascal n’est pas quelqu’un qui se laisse faire non plus, c’était un peu tendu mais ça s’est bien réglé après. Je me répète aussi mais quand il nous parle du club, on sent vraiment qu’il y est très attaché.

Pascal, une anecdote sur Souley
J’ai bien aimé son ‘’coup du flipper’’ à Rennes l’année du titre lorsqu’il marque là-bas. Son geste technique était magnifique (rires).

Votre meilleur souvenir en commun ?
Pascal : Il y a bien évidemment la montée, l’année du titre mais je retiens les choses dans la globalité. Même quand on a été dans la difficulté, Souley a toujours été là. Je ne veux rien dissocier des 13 saisons que nous avons passées ensemble. Je dirai que Souley est simplement quelqu’un sur qui on peut s’appuyer et qui est un exemple au niveau du travail, du sérieux et de l’état d’esprit.
Souley : La montée et l’année du titre. Après, les deux sentiments étaient différents. Lors de la montée (2009), il y avait le sentiment du devoir accompli parce qu’on devait monter car le club était coincé depuis longtemps en L2. Quelque part, c’était un soulagement. L’année du titre, c’était beaucoup plus inattendu… On espérait simplement finir dans les 10 premiers en début de saison et on s’est pris au jeu pour arriver à ce final en apothéose. Finir devant tous les grands clubs de France et, bien sûr, devant le PSG, c’était quelque chose de très fort.

Comment voyez-vous la suite de la saison ?
Souley : Pour le moment, on fait une assez bonne saison même si on aurait pu faire mieux à certains moments. Dans l’ensemble, c’est plutôt positif. Désormais, il faut continuer parce que la saison est loin d’être terminée. Tout est serré et on peut vite se retrouver en haut ou plus bas dans le classement. Le fait d’avoir gagné à l’extérieur à Amiens nous a fait beaucoup de bien parce que ça faisait un moment qu’on attendait de gagner loin de chez nous. C’est une bonne chose et il faut continuer. On a vraiment un bon groupe et j’espère qu’on va faire une belle deuxième partie de saison.
Pascal : On va dire qu’elle est correcte. À la maison, c’est plutôt très bien et à l’extérieur, c’est compliqué. L’année dernière c’était un peu l’inverse. Aujourd’hui, on est à mi-saison, pas trop mal placé mais c’est sûr que si on veut essayer de rester en haut du classement, il faut continuer à faire de belles performances à la maison et prendre les points à l’extérieur.

Qu’est-ce qu’on peut vous souhaiter pour la nouvelle année ?
En cœur : La santé avant tout !

Pascal, ton record est entre de bonnes mains ? Tu n’en veux pas trop à Souley ?
Bien sûr que non, je ne lui en veux pas et bien sûr que oui, le record est entre de bonnes mains avec lui. L’entrée en jeu contre Amiens était déjà émouvante mais celle de Caen dimanche dernier... c’était fort... Je pense qu’il sera difficile à battre parce que, comme je l’ai dit auparavant, rester 13 saisons dans un club et jouer régulièrement c’est de plus en plus rare avec le rythme des matchs, l’intensité, les blessures, c’est rare et c’est beau.

Si on additionne tes matchs en tant que joueur et membre du staff, tu es à plus de 1000 rencontres avec le MHSC. Souley aura du mal à aller le chercher ce record-là… ?
Il lui en manque encore un peu ! (sourire). Plus sérieusement, je ne sais pas ce qu’il va faire, une fois sa carrière terminée. Il est très jeune donc il a encore de belles choses à réaliser je pense, quel que soit ce qu’il décidera de faire. Il faut lui poser la question de savoir s’il veut rester dans le monde du football ou s’il veut devenir ministre au Sénégal ! (éclat de rire).

Alors Souley, quel est le prochain que tu vises ?
1000 matchs comme Pascal, ça va être vraiment dur à atteindre (sourire). Pour le moment je profite simplement de chaque instant. On verra ensuite ce qu’il se passera.

 

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