Souleymane Camara, capitaine de cœur | MHSC Foot , billetterie Montpellier Hérault, mhsc match, match Montpellier, led publicitaire, panneau publicitaire led

Souleymane Camara, capitaine de cœur

La semaine passée à Amiens, Souleymane Camara a dépassé le cap des 400 matchs sous le maillot montpelliérain et atteint celui des 400 matchs en L1. Ses capitaines au MHSC lui rendent hommage

Il ne se passe pas une saison sans que Souleymane Camara ne fasse tomber un record ou n’atteigne un chiffre rond… Et cela a encore été le cas il y a 15 jours contre Dijon à La Mosson lorsqu’il a atteint (et dépassé depuis la semaine passée contre Amiens), le chiffre hautement symbolique des 400 matchs disputés sous le maillot montpelliérain toutes compétitions confondues. Face aux Picards, il a même disputé son 400e match dans l’élite du football hexagonal, tous clubs confondus.  Tout a été dit et écrit sur ce personnage discret et exemplaire et qui rentre chaque jour un peu plus dans l’histoire du club montpelliérain. Arrivé en 2007, il a principalement connu 5 capitaines durant sa carrière héraultaise : Bruno Carotti, Nenad Dzodic, Romain Pitau, Mapou Yanga-Mbiwa  et Vitorino Hilton. « Quand il est arrivé, on a très vite vu un garçon posé, calme, travailleur, respectueux qui a son caractère mais qui imposait beaucoup par sa présence à la fois dans le travail et sur le terrain et par cette tranquillité qu’il dégageait en dehors, se souvient le premier nommé. Ce n’est pas un grand parleur mais il se fait respecter à travers son travail et son sérieux. C’est cette exemplarité qui amène les autres à le respecter. »
Exemplarité est aussi le mot qui revient en premier dans l’esprit de Nenad Dzodic :« D’entrée, il a été respecté par son attitude et son professionnalisme. Il a un charisme naturel, il est toujours honnête, droit et toujours joyeux, il respire le bonheur. On a joué 4 ans ensemble et ce n’était que du plaisir. Quand tu es son coéquipier, tu as vraiment envie de tout donner car c’est un véritable exemple. Souley c’est la classe, tout simplement. »  Romain Pitau, capitaine du n°19 montpelliérain en 2011 poursuit : « C’est quelqu’un de très professionnel, d’exigeant avec lui-même. Pour durer dans ce métier il faut être très sérieux, très consciencieux et c’est son cas. Il est fidèle, il tient ses engagements et je suis très heureux d’avoir pu jouer avec lui. »

Souley, C'est la classe, tout simplement

Qui connaît Souley sait très bien qu’il est un homme discret. Mais cela ne l’empêche pas d’être un leader, à sa manière, comme il est dans la vie : sans paillette mais avec conviction. « Il ne va pas parler sans cesse ou se mettre en avant mais il est leader par le fait qu’il parle très peu mais il parle juste et il est respecté par rapport à ça, explique Romain Pitau. Quand il prend la parole au sein du groupe c’est toujours pour dire des choses sensées et qui font avancer. » Une façon d’être leader partagée par son ami Vitorino Hilton. « Nous avons un peu le même profil de ce point de vue-là lui et moi: C’est un vrai leader mais il en impose sans crier. Depuis nos débuts le foot a évolué. Nous, nous n’avions que le foot sur lequel nous concentrer tandis que  la nouvelle génération a les réseaux sociaux et plein d’autres choses. Aujourd’hui, quand ils nous voient, les jeunes doivent se demander comment on fait pour être encore là à nos âges mais il n’y a pas de secret : il faut être sérieux et faire notre métier à 100% et le discours passe. » La preuve avec Mapou Yanga-Mbiwa, son capitaine l’année du titre. « Je le connais depuis la Ligue 2 (2007), ça a toujours été un exemple pour moi, déjà du fait qu’il venait de l’échelon d’en haut puisqu’il arrivait de Monaco. Dès qu’il est arrivé il nous a montré le chemin et l’exemple de comment se comporter. J’ai pris exemple sur lui et encore aujourd’hui je garde en moi des conseils qu’il nous a donné. On a besoin de personnes comme ça quand on est jeune, des personnes qui nous parlent, qui nous conseillent, qui nous corrigent quand c’est moins bien et qui nous encouragent quand c’est mieux tout en nous faisant garder la tête sur les épaules.» « Il est toujours positif, toujours en train de rigoler d’essayer de mettre des choses en place, d’encadrer les jeunes, explique Vitorino Hilton. Il est très important dans la vie de tous les jours dans un vestiaire. »

Romain Pitau salue « cet homme de valeur et de parole, qui est très généreux et qui donnera tout pour son club. » tandis que Bruno Carotti le décrit comme « quelqu’un d’une extrême gentillesse qui aime échanger, rire et qui aime la vie tout simplement. C’est le genre d’équipier que beaucoup aimerait avoir mais après il n’y a pas que sa gentillesse, aussi grande soit-elle. Il y a aussi les qualités footballistiques. Quand on voit sa longévité, le nombre de matchs qu’il a joués, le nombre de buts qu’il a marqués, il ne faut pas oublier ses qualités non plus sur le terrain et elles sont nombreuses car ce qu’il a fait, on ne le fait pas sans un certain talent. »

Je ne savais pas comment le marquer

Le football on y vient, et là aussi l’éternel jeune homme a de multiples qualités à faire valoir. « C’est ma première année avec lui qui m’a le plus marquée (2007-2008) parce que pour moi c’était « LE » joueur à bloquer défensivement, donc, à chaque fois je l’embêtais, je cherchais à lui voler le ballon. Je faisais tout pour lui faire perdre les pédales et en fait je n’ai jamais réussi, se remémore Mapou Yanga-Mbiwa. A partir de là, j’ai abandonné l’idée d’aller le provoquer et j’ai commencé à prendre exemple sur lui et à l’écouter. Les années qui ont suivi on lui faisait découvrir des choses de jeunes et lui il nous canalisait. »

Vitorino Hilton sort lui la boite à souvenirs au moment d’évoquer le personnage côté terrain. « Ce qui m’a le plus marqué, c’est notre match contre Rennes l’année du titre. Le week-end précédent il avait raté le penalty de la victoire contre Evian TG et il avait passé une semaine très difficile. Ce soir là contre Rennes il avait marqué un but crucial (victoire 2-0) en faisant un magnifique double contact, un geste dont il a le secret. J’étais vraiment content pour lui et ça montre aussi sa grande force de caractère. Il ne lâche jamais. » Bruno Carotti se souvient de quelques séances d’entraînement compliquées. « On a passé deux saisons ensemble. De mon côté, j’étais sur la fin et quand il fallait l’avoir sur le râble à l’entraînement ce n’était pas facile mais on se vengeait au tennis ballon. Je jouais avec Philippe Delaye et malgré toutes ses qualités, il ne nous battait jamais ! » Nenad Dzodic n’oublie pas sa magnifique reprise de volée contre Toulouse en 2009. « Pour moi c’était le but de l’année, rappelle-t-il. Il avait nettoyé la lucarne opposée ce jour-là, mais au-delà de ça, c’est sa saison dans son ensemble qui avait été extraordinaire. »

Il parle peu mais il parle juste et il est respecté par rapport à ça

Quand on évoque Souleymane Camara, le mot «  chambrage » n’est jamais très loin. Pour Romain Pitau, il est là-aussi question du tennis-ballon « C’était souvent mon partenaire à ce jeu-là et j’aimais bien le chambrer en lui disant que son meilleur pied c’était la tête (rires). Il n’aimait pas ça et à chaque fois il me disait qu’il marquait autant de buts du pied que de la tête. » Le tennis-ballon est donc une reconversion possible mais Vito préfère en évoquer une autre. « J’aime le chambrer sur tout. Déjà parce que je suis persuadé qu’il est plus âgé que moi (sourire) mais je pense surtout à une carrière de chanteur. J’ai vu des vidéos mais depuis qu’il est arrivé à Montpellier je ne l’ai jamais vu chanter. Pourtant il a l’air d’avoir le rythme dans la peau. » Le rythme dans la peau, peut-être, le MHSC assurément. « Quand je pense à Souley je pense à une idole de Montpellier, un joueur qui fait partie de l’histoire du club ; Dès qu’on parle de Montpellier son nom vient tout de suite, reprend Vito. Faire 400 matchs dans une carrière c’est énorme mais 400 avec le même club,  c’est carrément exceptionnel et je lui tire mon chapeau. Ça prouve sa fidélité envers le MHSC et il faut le souligner car c’est rare de ressentir cet amour du maillot aujourd’hui. » Une fidélité saluée par Romain Pitau : «  Avoir disputé 400 matchs sous le même maillot inspire beaucoup de respect. Bon après, je sais aussi qu’il a sa potion magique sénégalaise avec le jus de Bissap qu’il prend souvent mais chut… faut pas le dire trop fort ! » (rire). « Ces 400 matchs prouvent l’attachement qu’il a pour le club mais ça montre aussi encore une fois son exemplarité, reprend Bruno Carotti. La préparation vient de se terminer et il l’a faite sans aucun problème. C’est quelqu’un dont on peut apprendre beaucoup en le regardant et il ne faut pas hésiter à aller le voir pour lui demander des conseils.  » Nenad Dzodic poursuit : « Chaque fois qu’il atteint un record, tout le monde est content pour lui, mais quand on voit la personne qu’il est, sa loyauté vis-à-vis du club et de ses partenaires, il ne peut pas en être autrement. Tu ne peux que le féliciter Il est honnête, droit et surtout, tu sais que tu peux aller au combat avec lui. Savoir qu’il a fait 400 matchs au club ça force le respect, je dis chapeeu bas tout simplement ; pour tout ce qu’il fait pour le club d’abord et pour tout ce qu’il fait au quotidien au niveau des jeunes notamment. Je le répète, c’est un exemple à suivre. » A l’heure de terminer cet hommage inhérent à ce chiffre des 400 matchs tellement symbolique, Mapou Yanga-Mbiwa a la voix teintée d’émotion à l’autre bout du fil. « Souleymane a toujours été présent pour moi pendant toutes les années qu’on a partagées à Montpellier. Si j’avais un message à lui faire passer, c’est que je suis très heureux de le connaître et d’avoir joué avec lui. J’ai toujours ses conseils en tête et j’espère qu’il continuera quelques mois voire quelques années à fouler la pelouse car il aime vraiment ce métier. Je continue à le suivre et… il fait partie de la famille. » Vitorino Hilton conclut lui aussi par un bel hommage tout en lui lançant un défi. « Sur les 11 joueurs, un seul peut avoir le brassard mais dans une équipe chacun doit être un capitaine à sa manière et il en est un avec son histoire, son vécu et le fait qu’il soit très respecté dans le groupe. Il n’a pas le brassard mais c’est tout comme, conclut le Brésilien. Je ne sais pas s’il arrivera aux 500 matchs mais je lui souhaite du fond du cœur d’aller jusqu’à 40 ans et à ce moment-là il les aura sans doute dépassés. » Ce serait un record de plus pour un homme déjà à jamais ancré dans le livre d’or de l’Histoire du MHSC.

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