Jonathan Ligali : « Vraiment les meilleures années ! »

Ultime membre encore au club de la dernière génération montpelliéraine vainqueur de la Coupe Gambardella en 2009, le gardien pailladin revient sur cette aventure avec plaisir et bonne humeur et donne quelques conseils aux jeunes du MHSC qui disputent la finale de cette compétition ce soir face à l’OM au Stade de France.

Quand on évoque le parcours en Gambardella de 2009, quel est ton premier souvenir ?

Ce n'est que du bonheur, du plaisir ! Ce sont vraiment les meilleures années !

En plus, tu étais le plus jeune de cette équipe…

Oui, ils étaient tous nés en 1990 et, bien qu'étant issu de la génération 91, j'étais habitué à jouer avec eux depuis les 16 ans Nationaux (U17 aujourd’hui NDLR). Même si j'étais plus jeune, il ne fallait pas m'emmerder (rires). Les sorties dans les pieds il fallait assurer derrière !

Raconte-nous votre parcours…

Durant toute la compétition nous n'avons pris qu'un but et c'était à Rodez lors du premier match (victoire 3-1 en 64e de finale). Ensuite nous sommes allés gagner à Brive (6-0) puis à Monaco (1-0) avant de battre Châteauroux à domicile et de s’imposer 2-0 à Niort en quart de finale. Lors de la demi-finale nous avions battu Le Havre (2-0) sur terrain neutre à Alençon avant de battre Nantes en finale au Stade de France (2-0).  Notre match le plus dur ? Je dirai le quart de finale à Niort. On avait souffert en première mi-temps, je me souviens que le stade était plein, ils avaient vraiment de bons joueurs, ils jouaient à la hargne. À la fin du match, nous n’avions même pas fait le cri de guerre tellement on était fatigué. On était vraiment cuit

Individuellement, c'était de très bons joueurs, mais notre force c'était le collectif

Une anecdote ?

C’était lors du 1er match à Rodez. On était mené 1-0 à la mi-temps. Serge Delmas (le directeur du Centre de Formation de l'époque) était rentré dans les vestiaires ; il nous avait descendus. Il avait hurlé en disant qu'on allait passer à côté de quelque chose de grand. Au final on avait gagné ce match et enchaîné avec tous les autres ensuite pour remporter la coupe.

Si tu devais définir cette équipe de l’époque

J'étais le plus jeune puisque j'avais un an de moins. Je me souviens d'avoir vécu ma première défaite un an et demi après mes débuts avec cette génération. En U 16 nationaux, (U17 aujourd’hui), on n'avait pas connu la défaite. On avait perdu notre premier match lors des phases finales U17 mais sans en perdre aucun en championnat. On se connaissait depuis tout petit, on avait grandi ensemble et cela se ressentait sur le terrain. En plus d'être de bons joueurs, c'était surtout des potes. On était tous des potes d’ailleurs. Individuellement, il y avait de très bons joueurs, mais notre force c'était le collectif. C'était vraiment ce qui primait. Je ne suis vraiment pas étonné de l'évolution de certains joueurs et de les voir en pro aujourd'hui. D’autres étaient également très fort et n'ont pas eu la chance de percer mais ça n'enlève rien à leurs qualités.

Que penses-tu de l’équipe Gambardella de cette saison ?

J'ai vu un match à domicile (contre Nancy) ainsi qu’une partie la demi-finale contre Auxerre sur internet. J’ai senti une équipe qui jouait bien au ballon mais qui dégageait aussi beaucoup d'envie et une grande force collective à l’image de leur remontée contre Auxerre. On sent qu'ils ne lâchent rien, qu'il y a une âme. Ça fait penser aux vertus de La Paillade.

Ton frère, Benjamin, a également participé au parcours de l’équipe cette saison en Gambardella

ne pas faire le match avant

Mon frère est gardien comme moi, c'est dans le sang. D’ailleurs, j'ai également un autre petit frère qui joue à ce poste-là. Concernant Benjamin, il a été surclassé à plusieurs reprises parce qu'il y avait quelques suspendus donc, du coup, il a fait quelques apparitions sur le banc en Gambardella. Il y a beaucoup de fierté pour moi évidemment mais ça me fait sourire. Je me dis que le temps passe très vite quand je vois mon petit frère est déjà là où j'étais il y a quelques années. Ça fait vraiment quelque chose. C'est bien pour lui.

Comment appréhender le fait de jouer au Stade France selon toi ?  

C’est évidemment un endroit très particulier. Je me souviens qu'à notre arrivée pour la reconnaissance terrain on avait pris pas mal de photos. On était assez impressionné d'ailleurs. Quand tu as 18 ans, ça te marque forcément, mais après, il faut faire abstraction de tout ça et se concentrer sur ce qu'on a à faire. Le plus particulier, c'est que le stade se remplit au fur et à mesure puisque le match est avant la finale de la Coupe de France. C'est surprenant et agréable à la fois. Personnellement ça ne me dérangeait pas, plus il y avait de monde plus j'étais dedans !

Pour conclure, si tu avais un conseil à leur donner, quel serait-il ?

Il est simple, c'est de ne pas faire le match avant, juste ça. Il n'y en a pas d'autres. Il faut simplement jouer et se concentrer là-dessus. Je ne connais pas cette équipe de Marseille, donc je ne peux pas évoquer la valeur de notre adversaire. À nous de ne pas jouer le match avant et surtout de faire notre jeu. Il ne faut pas penser « un tel ou un tel va jouer, lui va redescendre, lui a marqué tant de buts pendant la compétition… » Ça, ce n'est pas important. L'important, c’est leur jeu.

Tu vas y aller ?

Il faut que je m'organise pour y aller mais quoi qu'il en soit je serai à fond derrière eux ! Ce sont des moments inoubliables ; je leur souhaite d'en profiter au maximum et de ramener la victoire !

Feuille de match

Montpellier HSC 2–0 FC Nantes Finale Coupe Gambardella 9 mai 2009 au Stade de France Arbitrage : Jérôme Zoltner Buts : Dimitri Sarasar (17ème) et Rémy Cabella (54ème)

MHSC : Jonathan Ligali - Jean-Yves Capasso (Hichem Berrached 88e ), Abdelhamid El Kaoutari, Mickael Nelson, Teddy Mézague, Guillaume Legras, Younès Belhanda, Adrien Coulomb (Benjamin Stambouli 70e ), Dimitri Sarasar (Florent André 77e ), Rémy Cabella, Jonas Martin. Entraîneur : Bruno Lippini.

FCN : Erwin Zelazny, Chaker Alhadhur (Lévy Djidji 76e ), Lionel Carole, Darcy Tanzey, Vincent Sasso, Maxime Baty (Christopher Heliès 63e ), Loïc Nego, Olivier Bonnes, Florent Pasquier, Sofiane Hanni, Quentin Bonnet (Soufiane Choubani 46e ). Entraîneur : Stéphane Moreau.

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