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Teddy Richert, l’Occitanie en filigrane

Arrivé cet été au MHSC, l’ancien portier de Toulouse et Sochaux entraîne aujourd’hui les gardiens montpelliérains. Il évoque les points communs entre les deux clubs, son parcours mais surtout sa passion pour son nouveau métier.

Au moment d’évoquer le derby de l’Occitanie, le nom de Teddy Richert est presqu’apparu comme une évidence. Il faut dire que l’entraîneur des gardiens du MHSC, arrivé au club cet été, a été formé à Toulouse et y a débuté chez les pros aux côtés notamment d’un certain Fabien Barthez. « On était tous les deux au centre, à l’époque, se souvient Teddy. C’était beaucoup de travail, de pression et de super moments aussi. » Lancé en pro en septembre 1996, il prend alors une part prépondérante dans l’accession des Violets en L1 avant de passer deux ans dans l’élite avec le TFC. Parti en août 1999 à Bordeaux, tout récent Champion de France, pour répondre favorablement à l’appel d’Elie Baup qui fut son entraîneur en U17 à Toulouse – « J’avais signé un contrat de six ans avec l’ambition de jouer vu le probable départ d’Ulrich Ramé, mais cela ne s’est pas fait. Malgré tout, jouer la Ligue des champions a été une super aventure. » - il a ensuite rejoint Lille la saison suivante où son prêt d’un an fut gâché par une rupture du tendon d’Achille, mais c’est finalement à Sochaux que le portier aujourd’hui âgé de 42 ans a passé l’essentiel de sa carrière : 11 saisons au total, devenant au passage l’un des gardiens les plus réguliers et performants de l’élite hexagonale. « Le club a grandi et s’est montré ambitieux au fil des années. On a joué le maintien puis l’Intertoto, l’Europa League… J’avais besoin de me stabiliser et comme le club souhaitait également que je reste, je ne voyais pas de raison de partir. » Dans le Doubs, le nouvel entraîneur des gardiens du MHSC a décroché une Coupe de la Ligue (2004) et une Coupe de France (2007). « Je me suis bien amusé », sourit-il au moment de porter un regard sur sa carrière achevée en juin 2012.

Gardien de but est un poste extraordinaire

Mais il était écrit que la suite de celle-ci ne s’écrirait jamais trop loin du poste de gardien, ni de l’Occitanie, avec en filigrane cette volonté de transmettre sa passion pour ce poste dont il fut longtemps une référence en L1. « A la fin de ma carrière, j’ai décidé de passer mes diplômes, explique-t-il. Je voulais surtout entraîner des jeunes car je n’avais pas eu d’entraîneurs spécifique durant ma formation. Je trouve que c’est important pour les jeunes gardiens. J’avais envie de leur transmettre mon expérience. » Un projet qu’il a pu mettre en place à Toulouse, avec, au passage un petit intermède aux côtés des gardiens de l’effectif pro entre avril et juin 2015. « Nous avons passé 3 mois ensemble avec Dominique Arribagé et Mickaël Debève, avec le maintien au bout de l’aventure, se souvient-il. On avait besoin de moi avec les pros, donc j’ai répondu présent mais j’avais prévenu que mon objectif était de mettre en place cette politique de formation chez les jeunes, et que je souhaitais retourner à la formation pour le terminer, ce que j’ai fait. »

Le TFC et le MHSC ont la volonté de faire confiance à leurs jeunes et l’envie d’avoir une identité et des valeurs club

Ce fut donc chose faîte... avant de retrouver les gardiens professionnels cet été, mais au MHSC cette fois. « Au départ, c’est un choix familial car je souhaitais m’installer ici pour me rapprocher de mes enfants. Frédéric Hantz, que j’ai connu à Sochaux, m’a appelé et je suis arrivé ici en début de saison. » Un club montpelliérain qu’il découvre et qui semble correspondre à ses valeurs. « Je trouve super qu’autant d’anciens joueurs aient pu intégrer le MHSC, souligne-t-il. Montpellier est un club formateur qui fait du très bon travail avec les jeunes que ce soit au niveau sportif mais aussi scolaire  et tout ce qui va derrière. Pour avoir passé quelques années en centre de formation, je sais ce que ça demande et cela fait plaisir de voir ces jeunes évoluer en équipe première comme Ellyes Skhiri par exemple. » La formation revient également dans ses propos lorsqu’on évoque les similitudes entre les deux clubs phares de l’Occitanie. « Ce sont deux clubs qui ont la volonté de faire confiance à leurs jeunes et l’envie d’avoir une identité et des valeurs club. C’est ce qui m’a plu quand j’ai signé au centre de formation de Toulouse et c’est ce qui me plait ici ». Quant à la notion de Derby de l’Occitanie, Teddy Richert avoue « ne pas être sûr qu’il y ait pour le moment une réelle notion de derby », mais reconnait que celui-ci s’annonce passionnant. « Toulouse est une équipe athlétique, qui prend peu de buts mais qui possède aussi beaucoup de complémentarité sur le plan des joueurs offensifs, explique-t-il. De notre côté, on est passé par des émotions différentes en faisant de très bons matchs contre de belles équipes mais en n’arrivant pas toujours à engranger des points face à des équipes de notre niveau ce qui explique notre situation aujourd’hui, mais je suis convaincu qu’avec la solidarité et l’identité qui font la force du MHSC, nous arriverons ensemble à obtenir ce maintien. » 

Reste à évoquer sa vision de la fonction d’entraîneur des gardiens, lui qui totalise 407 matchs professionnels à ce poste si particulier. « Aujourd’hui, c’est un poste complet où on demande de jouer à la main, bien sûr mais aussi au pied, court, long… On doit être exemplaire dans le travail, être capable de dynamiser son équipe donc de beaucoup communiquer avec ses partenaires pour leur transmettre son engagement, son agressivité à ses équipiers, notamment sur les phases arrêtées... C’est aussi un poste exposé où l’ascpect mental est très important car il faut être capable de vite se replonger en cas d’erreur. On peut être décisif comme un attaquant ou un passeur, on peut faire prendre des points… Pour toutes ses raisons, c’est  un poste extraordinaire. » La description, belle, enjouée, passionnée, tourne presqu’à la profession de foi et témoigne de la volonté du personnage de transmettre son amour de ce rôle tellement spécifique. Pourtant, au moment de dérouler le fil de sa carrière, le natif d’Avignon, reconnaît avoir longtemps hésité entre ballon ovale et ballon rond. « Pour moi c’était foot et rugby. J’ai pratiqué simultanément les deux sports pendant des années. Ça me plaisait énormément mais, à un moment donné il a fallu faire un choix, et comme le poste de gardien me permettait d’allier les deux en prenant notamment le ballon avec les mains, j’ai opté pour foot. » Foot et Rugby, deux sports qui font battre le cœur de l’Occitanie.

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