Rumi Utsugi, ombre et lumière | MHSC Foot , billetterie Montpellier Hérault, mhsc match, match Montpellier, led publicitaire, panneau publicitaire led

Rumi Utsugi, ombre et lumière

Au club depuis 2010, l’internationale japonaise est devenue l’une des cadres de l’équipe de D1 féminine du MHSC qui reçoit Rodez ce dimanche (15h à Grammont). Portrait d’une joueuse de l’ombre, aussi influente sur le terrain que discrète en dehors.

 

On dit souvent que le poste de milieu défensif est celui de la joueuse de l’ombre. Celle qui s’époumone à récupérer un ballon avant de le rendre propre pour permettre à ses coéquipières de briller. A 27 ans, Rumi Utsugi colle parfaitement à cette description. Au club depuis 5 ans, la native de Tokyo s’est rendue peu à peu indispensable à l’entrejeu montpelliérain. Infatigable récupératrice de ballons, relanceuse hors pair capable de jouer court ou long grâce à son pied gauche précis, Rumi Utsugi est une joueuse complète et précieuse dans un effectif. Son rôle de l’ombre associé à une discrétion de tous les instants hors du terrain feraient presqu’oublier qu’elle a été sacrée championne du Monde en 2011 avec l’équipe nationale du Japon. Un titre que les Nipponnes ont vaillamment défendu l’été dernier, ne cédant qu’en finale face aux USA. « Les Américaines sont très grandes, nous avions un gros déficit de taille par rapport à elles ce qui a impliqué beaucoup de difficultés sur les coups de pied arrêtés. Ça a été dur, surtout en étant menées au score mais on n'a rien lâché, on s'est battu jusqu'au bout. C'est une déception mais on a tout de même fait un beau parcours. Il ne faut pas oublier non plus que notre équipe est assez expérimentée donc, avec la répétition des matchs c’est toujours difficile et je pense qu'on l’a un peu payé à la fin. »

Si, mentalement, Rumi s’est vite remise dans le défi montpelliérain - « j’ai vécu une super aventure, mais j’étais aussi ravie de revenir car je me sens vraiment bien au MHSC », - l’épopée canadienne a aussi laissé quelques traces sur le plan physique. Blessée à l’adducteur, Rumi a manqué une partie de la préparation puis l’entame du championnat. « C’était dur d’autant que je suis habituée à beaucoup jouer, explique-t-elle. En plus, j'ai 27 ans, je commence à me faire vieille (rires). J'ai un peu trouvé le temps long mais maintenant ça va mieux. »

Chose rare pour cette joueuse toujours très régulière habituée à jouer 15 ou 20 matchs par saison, c’est donc depuis les tribunes que la n°7 montpelliéraine a assisté au début de saison très positif de son équipe. « L'année dernière, on avait raté notre début de saison mais cette année ça se passe beaucoup mieux. Nos jeunes ont gagné en expérience, on marque  beaucoup de buts, on en encaisse peu, donc, c'est très positif. » Sur la route de cette entame quasi-idéale, le MHSC a également affronté deux autres membres du top 4 (Juvisy et le PSG), sans concéder la moindre défaite (une victoire, un nul). La preuve, là-aussi, d’une réelle progression. « Contre Juvisy, on a vécu une première mi-temps difficile dans le jeu, même si nous sommes revenues au score peu avant la pause, souligne Rumi. On a bien su se remettre dans le match, corriger certains détails pour finalement l'emporter. Nos prestations contre Juvisy et le PSG ont montré que nous ne sommes pas loin des grosses équipes de ce championnat. Il faut continuer à travailler, mais je suis persuadée qu’on peut leur poser des problèmes. »

Globalement, Rumi estime d’ailleurs que le MHSC a franchi un nouveau palier cette saison. « On sent de réels progrès par rapport à la saison dernière, poursuit la milieu de terrain japonaise. On est capable d'évoluer dans plusieurs systèmes, de s'adapter. Tout le monde fait les efforts, les recrues se sont bien adaptées et c’est aussi une des clés de notre réussite. »

Parmi les recrues figurent notamment Virginia Torrecilla et Andressa Alves qui sont venues renforcer le contingent étranger (photo ci-dessus) de la section féminine du MHSC. Un contingent dont Rumi est la pionnière, puisqu’elle a été la première joueuse étrangère de l’histoire de la section féminine du club. Un statut et une internationalisation que la n°7 montpelliéraine aborde avec énormément d‘humour : « Il y a beaucoup de joueuses étrangères cette année au sein de notre effectif… Une Brésilienne, une Espagnole, deux Suédoises, une Américaine, donc forcément, c’était un peu dur au départ en terme de communication, sourit-elle. Du coup, à l’entraînement, il y a du français, de l'anglais, de l’espagnol… et les séances durent plus longtemps le temps que le coach traduise un peu dans toutes les langues, mais au final ça se passe plutôt bien. Par contre le coach ne parle toujours pas japonais, c’est vraiment dommage », conclut-elle dans un grand éclat de rire.

Elle est comme ça Rumi. Sérieuse sur le terrain, pas forcément très expansive, mais plutôt joviale et pleine d’humour en dehors. D’humour, il n'en sera plus question dimanche lors de la venue de Rodez à Grammont dans le cadre de la 8e journée de D1. Et pour cause… la saison passée, les Ruthénoises étaient venues chercher le partage des points (0-0), mettant un frein quasi définitif aux ambitions européennes du MHSC.  « Rodez est une équipe physique qui défend beaucoup et bien. Il va falloir être patiente. C'est le genre de formation contre lesquelles il faut pousser pendant 90 minutes car on sait qu'on va voir le ballon, mais tout en restant vigilantes pour ne pas se faire piéger sur un contre ou un coup de pied arrêté. » La qualification pour la prochaine Ligue des Champions, - l’objectif avoué de la milieu de terrain montpelliéraine en compagnie de la Coupe de France - est à ce prix. Histoire que Rumi décroche enfin un trophée sous le maillot du MHSC et que cette joueuse de l’ombre soit mise en pleine lumière. Comme elle le mérite.

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