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Profession, défenseur latérale (1ère partie)

Après vous avoir fait découvrir les spécificités du poste de gardienne de but avec Solène Durand, Laëtitia Philippe et élisa Launay cet automne, mhscfoot.com part à la découverte du poste de latérale avec Marion Romanelli, Marion Torrent, Genessee Daughetee et Sakina Karchaoui. C'est le deuxième volet de notre rubrique intitulée : « dis-moi quel est ton poste je te dirai qui tu es »

POURQUOI DEFENSEUR LATERALE : LE BAL DES RECONVERTIES

Après enquête, un 1er constat s’impose. On ne naît pas forcément défenseur latérale, on le devient : « Avec les garçons, je jouais attaquante sur un côté, voir même axiale », se souvient Marion Romanelli. J’ai été replacée défenseur vers 13 ans lors des sélections féminines de la Ligue, mais dans l’axe. Je me suis stabilisée derrière l'année suivante lorsque j’ai joué définitivement avec les filles. Mon entraîneur à Monteux m’a ensuite décalé côté droit parce qu'une fille n'était pas là et j'y suis restée. Au départ, j'étais un peu déçue parce que j'aime bien jouer devant, mais ensuite je m'y suis fait et j'ai bien aimé. »

Un parcours quasi similaire pour l’Américaine Genessee Daughetee, attaquante reconvertie défenseur à 15 ans. « Mon entraîneur m'a dit que, vu que j'étais rapide, je pouvais jouer en défense et depuis ce jour là je joue derrière. C'était un peu difficile pour moi au début car j'ai toujours voulu marquer des buts mais maintenant j'apprécie beaucoup ce poste. »

Même parcours chez Sakina Karchaoui. Seule différence, le changement s’est fait plus tard, en 2013 lorsqu’elle évoluait encore avec les U19 du MHSC… et elle navigue encore entre deux postes « J'ai débuté n°10 avant de jouer 6 puis milieu gauche et aujourd'hui arrière gauche. Au début, le fait de jouer défenseur n'était pas trop dans mon profil. Je préférais plus percuter dribbler et ça me posait un peu problème de jouer là, reconnait-elle. Cela dit, aujourd'hui ce poste évolue, les latéraux montent souvent il y a un fort aspect offensif ».

Reste à évoquer Marion Torrent. Contrairement à ses équipières, elle n’évoluait pas à un poste offensif au départ, mais, elle aussi a dû se reconvertir. « J'ai commencé n°6. Lors de ma 1ère année en D1, j’ai du pallier la blessure d’une défenseur centrale et ça s’était bien passé. A son retour, la coach m’a décalée à droite et depuis, je joue indifféremment aux deux postes. » Une polyvalence qui lui permet de comparer un peu ces deux positions. : « Quand tu es sur un côté, tu es entre le jeu et la ligne de touche, tous les angles de passe ne sont pas ouverts, au contraire de l’axe, détaille-t-elle. Ce ne sont pas les mêmes qualités physiques non plus. Sur un côté, il faut plus d’endurance, de vitesse aussi. Le replacement est différent aussi. Enfin, sur le côté, il y a la possibilité d'apporter offensivement ce que tu n'es pas forcément le cas dans l'axe. »

LES SPéCIFICITéS DU POSTE : éVOLUTION, EXIGENCE ET OBLIGATION D’êTRE COMPLèTE

Une transition idéale pour évoquer les spécificités d’un poste de latérale extrêmement complet : « Ce que j'aime bien dans ce poste, c’est qu’il n'est pas uniquement restrictif aux tâches défensives, souligne Genessee Daughetee. Tu peux aussi prendre le couloir, dribbler, attaquer, centrer…  Ce qui est le plus particulier c'est que dans une action tu peux faire une passe décisive et dans celle d'après empêcher l'adversaire d’en faire une en faisant un bon tacle. » Marion Torrent poursuit. « Le poste a beaucoup évolué. Avant les latérales n'avaient pas trop la possibilité de se montrer. Dans le foot moderne c’est devenu un poste très important car il peut déclencher des occasions et créer du jeu notamment quand l’équipe adverse est regroupée dans l’axe et qu'il faut jouer sur les côtés pour créer des décalages. » Pas de soucis. Nos 4 représentantes ont fait une belle promotion de leur poste. Même Sakina Karchaoui, y va de son compliment. « En tant qu’ancienne attaquante, j’aime aller percuter dans mon couloir, mais, en fait, je suis très surprise de ça mais je me rends compte aujourd'hui que j'aime défendre. Pourtant, croyez moi, jamais je n’aurais pu dire ça il y quelques années (rires). J’aime les deux aspects du poste. » Un sentiment similaire à celui de Marion Romanelli, elle aussi ancienne attaquante. « J'aime bien attaquer donc, prendre le couloir, c’est vraiment intéressant, mais, au fil des années, j'aime de plus en plus défendre. » Un équilibre entre rigueur défensive et apport offensif qui est la base d’une latérale de très haut niveau.

Reste à évoquer les difficultés du poste. Les deux Marion et Sakina évoquent alors simultanément « la gestion des déplacements, notamment quand on se retrouve à deux contre un parce qu’une attaquante axiale vient sur un côté ou que la latérale adverse dédouble », tandis que Genessee évoque plutôt « le fait lorsque tu es au marquage de devoir garder un œil sur ton attaquante tout en étant concentrée sur le ballon. » « Il faut aussi vite trouver une solution quand on est pressée et surtout ne pas se tromper », ajoute Sakina Karchaoui.

AU BAL DES SOUVENIRS : TITRES, CENTRES-TIR ET MAILLOT BLEU

Vient le temps d’ouvrir l’album souvenirs. Pour le meilleur des siens, Marion Torrent a choisi un centre tir victorieux contre Paris qui a qualifié les Montpelliéraines pour la finale de la Coupe de France 2010. « Je me souviens aussi de la victoire (1-0) lors du match de Ligue des Champions gagné à Munich contre le Bayern un an avant où j'avais joué… latérale gauche. »

De centre-tir victorieux il est aussi question pour Marion Romanelli. « J'avais 16 ou 17 ans. C'était en demi-finale de coupe régionale lorsque j’évoluais à Monteux, se souvient-elle. Il y avait 2-1 pour nous et l'équipe adverse égalise à 2-2 dans les dernières secondes. On réengage, je prends directement le couloir pour appeler le ballon, je frappe, on marque et on arrache la victoire. Ça reste un de mes plus grands souvenirs, non pas parce que c'est le but de la victoire mais plutôt pour mon ressenti à ce moment là. Dès le centre j'avais le sentiment qu'il allait finir au fond comme si c'était écrit d'avance la sensation était assez extraordinaire. »

Au rayon de ses bons souvenirs, Marion Romanelli y ajoute évidemment la Coupe du Monde U17 gagnée en 2013 avec l’Equipe de France en Azerbaïdjan. « L’aventure était magnifique, mais je retiens aussi ce ressenti, presque d’invincibilité qui était le nôtre. On sentait que rien ne pouvait nous arriver… et nous sommes allées au bout. »

Pour Sakina Karchoui aussi meilleur souvenir est synonyme de maillot bleu de France. « Notre parcours avec l’Equipe de France des moins de 19 ans cet été (où figuraient également les Montpelliéraines Marion Romanelli et Marie-Charlotte Léger) où nous sommes arrivés en demi-finale face à l'Espagne en perdant aux tirs aux buts. Malgré la défaite, c'est un très bon souvenir. Il y avait une super ambiance, on était unie et c'est la même chose que nous avons retrouvé cette année au MHSC. Avec Montpellier, Saki retient « les titres de champion avec les U19 et le très bon parcours en coupe de France l'année dernière. »

Ses souvenirs, Genessee Daughetee les a pour sa part ramenés des Etats-Unis, son pays natal « J’avais 20 ans, c’était en demi-finale des playoffs universitaires. Nous perdions 1-0, j’ai dribblé 2 joueuses et réussi à marquer. Un moment génial. Au final, nous avions gagné 2-1. Ça a compensé car mon pire souvenir était dans cette compétition 2 ans avant. Nous avions perdu sur un but encaissé par ma faute. » Transition faite vers les plus mauvais souvenirs de nos invitées du jour. Marion Romanelli opte pour « une semaine sans » passée en Suisse avec la sélection U17 tricolore, Marion Torrent évoque « plusieurs matchs difficiles contre Lyon mais en particulier le 6-0 subi à Lyon en Coupe il y a deux ans » ou d’un autre, toujours contre Lyon en 2011. « Il faisait une chaleur étouffante, j’avais multiplié les allers retours face aux attaquantes Lyonnaises, on avait pris un but, j’étais cramée. Heureusement, on avait égalisé à la fin (1-1). Ce jour-là, je me suis demandée pourquoi j’avais choisi ce poste tellement j’étais cuite » (éclat de rire). « Parfois, sur le coup de la colère, j’ai aussi eu ce sentiment, rigole Sakina Karchaoui mais ça ne dure jamais très longtemps, c’est juste sur le coup de la déception. D’ailleurs, je préfère ne retenir que les bons souvenirs. Quand tu tombes sur des grandes joueuses, c’est dur, évidemment mais d'un autre côté j’aime la difficulté c'est ce qui fait progresser. »

La 2e partie de ce dossier consacré aux défenseurs latérales sera publié lundi

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