Frédéric Mendy : « Un bonheur au quotidien » | MHSC Foot , billetterie Montpellier Hérault, mhsc match, match Montpellier, led publicitaire, panneau publicitaire led

Frédéric Mendy : « Un bonheur au quotidien »

L’ancien défenseur du MHSC (2004-2007) donnera le coup d’envoi fictif de la rencontre MHSC – SC Bastia de ce week-end dans le cadre des 40 ans du club. Il revient sur son aventure montpelliéraine.

ANCIEN MHSC

Comment votre arrivée à Montpellier s’est-elle concrétisée ?
J'étais en vacances et j’ai reçu un coup de fil du président Nicollin puis de Robert Nouzaret (qui était entraîneur à l’époque) pour me proposer de venir à Montpellier. J'étais à Bastia, en Ligue 1, le Sporting souhaitait que je reste et Montpellier venait de descendre en Ligue 2, mais le feeling est  tout de suite passé. Après ce coup de fil, j'ai immédiatement accepté la proposition de Montpellier. Onze ans après je ne regrette vraiment pas ce choix.

Quels souvenirs gardez-vous de vos trois saisons passées au MHSC en tant que joueur ?
Ce ne sont pas les meilleures années de Montpellier, c’est certain, dont une, la dernière, en 2006-2007 a été très compliquée… Mais je retiens plutôt les choses dans leur globalité. Aujourd'hui cela fait 11 ans que je suis là et je retrouve avec plaisir les mêmes personnes. Je regarde aussi l'évolution du club et j'apprécie énormément ce côté famille qu'on m’avait décrit avant que j'arrive et que je vis avec bonheur au quotidien depuis que je suis au club. J'ai aussi une pensée pour Rolland Courbis, qui a été mon dernier entraîneur et que je retrouve aujourd'hui au même poste presque 10 ans après. Ça ne nous rajeunit pas mais quelque part c'est magnifique. Si même les entraîneurs durent et reviennent, ce n'est pas un hasard. C'est la preuve d’un vrai état d'esprit. Pour synthétiser, je dirais que le MHSC c’est travail, famille et respect de l’institution.

Y-a-il un match particulier disputé avec Montpellier qui vous revient à l'esprit ?
Il ne restera sans doute pas dans les mémoires mais c'était contre Guingamp lors de la saison 2006-2007. Nous étions menés 1-0 et à 9 contre 11, nous avions réussi à arracher l’égalisation (1-1). C'était un match important pour notre survie en L2 et j'ai vécu ce jour-là ce que reflète le club : ne rien lâcher. Les gens nous voyaient morts mais nous on ne voulait pas mourir et ça fait sans doute partie des matchs qui ont sauvé le club d’une relégation en National qui aurait été préjudiciable pour le club.

Les quatre derniers matchs de cette année-là ont aussi été très particuliers...
Oui. C'était très dur. Il faut rendre hommage à Rolland Courbis car venir pour essayer de sauver l'équipe en quatre matchs, vue la position et l'état dans lequel on était, je pense que peu d'entraîneurs l’auraient fait. C'est là qu'on se rend compte aussi que les jeunes c'est bien, mais que quand il y en a trop dans une équipe, ça devient compliqué. Il faut d’ailleurs saluer les anciens comme Bruno Carotti, Philippe Delaye ou Didier Neumann, même s'il jouait moins, car ils ont vraiment tout donné pour essayer de guider les jeunes et mettre le club sur de bons rails. Pour nous, ce maintien en L2 lors de l’ultime journée face à Grenoble en 2007 équivalait à une montée ou à un titre de champion. C’était une immense joie. Ce qui me chagrinait le plus, ce n'était pas mon cas personnel car j'avais décidé d'arrêter le foot, mais mon inquiétude concernait l'emploi des gens du club. Je ne voulais pas que certaines personnes perdent leur emploi suite à cette descente, surtout quand on sait à quel point c'est difficile de trouver du travail. J'en parlais beaucoup aux joueurs car c'est quelque chose qui me tenait à coeur. On avait la chance de jouer au foot, de vivre de notre passion mais il fallait avoir conscience que les salariés risquaient gros en cas de descente. Si j'avais fait partie de l'équipe du MHSC qui était descendue en National, je pense que je n'aurais jamais pu revenir au club ni au stade, j'aurais eu honte tout simplement.

Que devenez-vous aujourd'hui ?
Dès l'arrêt de ma carrière de joueur, je n'avais pas trop à l'idée d'entraîner, ça ne m'attirait pas. Le Président m'a proposé de venir jouer avec les « corpos » et de rejoindre le club… et j'ai entraîné les benjamins. C'est parti comme ça et je suis aujourd'hui entraîneur des U19 du MHSC. Je ne regrette pas. C'est un métier passionnant qui me plaît beaucoup. Je ne remercierai jamais assez le Président de m'avoir offert cette opportunité de vivre de ma passion, même après ma carrière. Je mesure tous les jours toute la chance que j'ai.

Quel regard sur l'équipe du MHSC d’aujourd'hui ?
Je me régale. L'équipe est vraiment agréable à regarder jouer et les résultats sont positifs. On sent une osmose dans cette équipe, avec les joueurs, le staff… C'est vraiment bien.

Quel effet cela vous fait de donner le coup d'envoi du match de samedi soir dans le cadre des 40 ans du club ?
J'ai beaucoup de fierté, déjà de revenir dans ce stade puis de donner ce coup d'envoi face à Bastia qui est mon dernier club avant Montpellier. J'ai passé 7 ans au Sporting. Bastia et Montpellier sont deux clubs qui resteront à vie ancrés dans ma mémoire. Concernant le 40e anniversaire du MHSC, j'avais vécu les 30 ans en tant que joueur mais comme nous jouions après le match de gala des anciens un match de championnat face à Chateauroux, je n'avais pas pu profiter pleinement des festivités. J'ai vraiment apprécié ce 40e anniversaire. C'était beau. On s'aperçoit que le MHSC est un club jeune mais quand on voit les noms des joueurs qui sont passés : Valderrama, Blanc, Asanovic, Sanchez , Milla, Cabella, Giroud, c'est quelque chose d'énorme. J'ai eu la chance de jouer avec plusieurs d'entre eux dans le match des anciens lors des 40 ans du club et ça restera un super souvenir. Quand on voit comment le club a été construit, comment il a grandi, c'est fabuleux.

À quel genre de match vous attendez-vous samedi soir ?
Bastia est une équipe très à l'aise en contre, il faudra faire attention à ce niveau-là. C'est une équipe qui revient de très loin. Il faut d’ailleurs saluer le travail de Ghislain Printant. De son côté, le MHSC réalise une belle saison avec une vraie identité de jeu. Je m'attends à un match serré. Le MHSC a des joueurs de talent dans toutes les lignes capables de faire la différence et un jeu collectif très intéressant. C’est une équipe très agréable à voir jouer et le travail des joueurs, du coach et du staff est vraiment très intéressant. 


 

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