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Femme de Foot… Marine Pervier

Avant le choc de la 8e journée de D1 féminine ce dimanche (16h30 à Gerland en direct sur Eurosport) face à Lyon, rencontre avec Marine Pervier, la milieu de terrain du MHSC.

Derrière son regard bleu azur, son sourire n’est jamais très loin. Le ton de sa voix est toujours sympathique, prêt à chambrer à la moindre occasion, toujours avec un profond respect. Mais quand on lui demande un entretien pour évoquer sa vie et sa carrière, le regard devient plus dur, les sourcils se froncent « Pourquoi moi ? Tu sais très bien que je n’aime pas parler de moi ! » Elle est comme ça Marine, aussi indispensable sur le terrain que discrète dans la vie. Après quelques jours de discussion, un oui timide arrive par texto. Avant le choc à Lyon ce dimanche, Marine Pervier accepte de se confier. Rencontre.

plein pied pervier.jpgDE LA BEAUJOIRE A VILLENEUVE. – Quand on nait à Nantes, le foot, forcément, on y vient tôt ou tard. Marine Pervier n’a pas échappé à la règle. « J’ai commencé le foot à 6 ans, se souvient-elle. Tous mes cousins, mes copains à l’école jouaient au foot, j‘étais passionnée par ça. J’avais des oncles entraîneurs dans la région aussi, donc forcément j’étais un peu dans le bain ». Si la passion était là, il a pourtant fallu un peu de temps pour chausser les crampons. « Au départ, mes parents ne voulaient pas que je joue car, à l’époque le foot féminin n’était pas aussi développé qu’aujourd’hui et ils avaient peur que je finisse un peu garçon manqué. Heureusement j’ai fini par les convaincre ». Bien leur en a pris. Bercée entre sa passion pour le Barça et le FC Nantes de l’époque avec Da Rocha, Landreau, Carrière Moldovan et consorts - « Mon premier match était un Nantes-Lyon remporté 6-1 par les Canaris à La Beaujoire », Marine Pervier se construit peu à peu une culture foot. Côté terrain, elle poursuit ses classes à Mauve sur Loire puis Saint Herblain. Vint alors l’heure du Grand saut. « J’ai rencontré Floriane Piraud (ancienne joueuse du MHSC NDLR) qui évoluait dans le même club et qui connaissait Sarah M’Barek (l’entraîneur montpelliéraine) Elle devait venir passer des détections à Montpellier, et je l’ai suivie ». Le tour était joué. Convaincu par ses qualités, le staff montpelliérain l’engage alors qu’elle n’a que 14 ans mais doit faire face à une concurrence de dernière minute. « J’avais également la possibilité de rentrer à Clairefontaine, mais j’ai préféré venir à Montpellier. explique Marine Pervier. Ce n’était pas un refus de prétention mais un choix de vie. J’avais besoin d’espace, de liberté donc je pensais que le contexte montpelliérain me conviendrait mieux ». S’en suivit le cursus normal d’une joueuse formée au MHSC : Coupes Fédérales, D3 avec la génération 1990 qui a tout gagné en jeunes et enfin les débuts en D1. « C’était avec Patrice Lair (l’actuel entraîneur de Lyon NDLR), en 2006 contre Toulouse à Villeneuve Lès Maguelonne, raconte Marine Pervier. J’étais entrée ailier droit en 2e mi-temps ». Un super souvenir. « A l’époque, il y avait Abily, Bompastor, Quand on me disait de venir à l’entraînement de la D1, c’était un bonheur d’évoluer avec de telles joueuses ».

Pervier LYON48.jpgBLESSURE ET RENAISSANCE CONTRE LYON. – S’en suivent 2 ans de progression continue. Tantôt attaquante, neuf et demi, numéro 10, milieu droit ou milieu gauche, Marine Pervier alterne les postes sans que son rendement s’en ressente. Et puis arrive ce jour de mai 2009 : Marine se blesse toute seule lors d’un match à Soyaux et le verdict est sans appel : rupture du ligament croisé du genou droit. « En plus cette année là on se qualifie pour la Ligue des Champions, je devais faire la coupe d’Europe des 19 ans avec l’équipe de France, la finale de la Coupe de France avec l’équipe universitaire et tout est tombé à l’eau, se souvient la milieu de terrain du MHSC. A ce moment là je me suis sentie au fond du sceau. Je n’avais plus envie de rien. Je pensais être finie pour le foot. » De longs mois de doute et de rééducation s’égrènent, mais lorsqu’elle croit enfin apercevoir le bout du tunnel, contre toute attente, son retour à la compétition n’arrange rien. « Quand je suis revenue, je boitais toujours j’avais mal ; je ne retrouvais pas mes sensations je n’étais plus la même joueuse.» Le doute persiste et 6 mois plus tard son ménisque lâche. Verdict : trois mois d’arrêt supplémentaires « Paradoxalement cette blessure était presque un soulagement. On avait beau me dire que ça allait revenir, je sentais bien que ça n’allait pas. Je me suis dit que c’était un mal pour un bien. » Après cette opération, finies les douleurs, la milieu montpelliéraine peut enfin (re)jouer libérée. « Je remercie toutes celles et ceux qui m’ont soutenus pendant cette période. J’en suis ressortie plus forte mentalement ». Mais encore lui fallait-il un déclic, comme pour s’affirmer à elle-même qu’elle était bel et bien de retour. Et quoi de mieux qu’un but inscrit contre Lyon pour se libérer ? C’est ce qu’elle a fait en septembre 2011 en arrachant le but de l’égalisation (1-1) face à l’ogre rhodanien. « Ce but contre Lyon a été un déclic, détaille Marine Pervier avec un grand sourire. Cela faisait 3 ans que je n’avais pas marqué, les Lyonnaises restaient sur une longue série de victoires et ce but nous a permis de les accrocher. C’était forcément spécial, personne ne peut réellement imaginer ce que j’ai ressentie au moment du but »

pervier paris.jpgPOUR L’AMOUR DU FOOT. – Une équipe lyonnaise que les Montpelliéraines s’apprêtent à retrouver ce dimanche à Gerland pour le choc de la 8e journée de D1. Un rendez-vous que Marine Pervier attend évidemment avec impatience. « C’est toujours spécial, reconnait cette admiratrice de Camille Abily qu’elle aura sans doute l’occasion de croiser à Gerland.
Il n’y a pas d’équipe parfaite mais Lyon a vraiment une très, très grosse équipe qui a fait et qui peut encore faire de grandes choses. De notre côté, le début de saison est positif (6 victoires, un nul). On s’est fait peur certes sur le match de Rodez il y a 15 jours mais cette victoire dans les arrêts de jeu prouve que l’équipe a muri. Je suis persuadée qu’un match comme celui là où on a vraiment dominé, il y a un ou deux ans on aurait concédé le nul, voir même on aurait perdu sur un contre. Là on le gagne c’est un signe ». Un signe qui pousse Marine à l’optimisme. « Cela prouve qu’on peut faire quelque chose de bien cette saison et pourquoi pas un bon résultat à Lyon, explique la n°28 du MHSC. Sur les gros matchs, on est capable. On a tout à gagner sur cette rencontre. »
Pervier profil.jpgSur le plan personnel, Marine Pervier réalise un début de saison plus que correct. Désormais alignée en milieu récupérateur, elle semble avoir trouvé un (autre) poste qui lui convient bien. « Je m’y sens bien, détaille-t-elle. Je ne suis pas encore au top mais être à la récupération m’a fait franchir un cap physiquement, notamment dans les duels. » Un poste qui lui convient à plus d’un titre : d’abord parce qu’il lui permet d’exploiter au mieux sa faculté à répéter les efforts mais aussi au niveau de l’attitude. En effet, on ne se rend jamais autant compte de la qualité d’un milieu récupérateur que le jour où il est absent. Un rôle de l’ombre qui convient parfaitement à Marine Pervier et à son tempérament très discret hors du terrain. « Je pense que ça vient de mon éducation. Je n’ai pas besoin de me mettre en valeur pour que les choses aillent. Quand on travaille, la récompense vient forcément tôt ou tard. J’ai toujours été dans cette optique »
Rien d’étonnant donc à ce que cette joueuse discrète, adepte des ballades dans la nature et des repas en famille ou entre amis en dehors des terrains ait choisi de s’investir dans la formation, un autre travail pas toujours mis en lumière. « Je m’occupe des U6 garçons le mercredi et des U15 féminines le vendredi que j’essaie de suivre la semaine et parfois le week-end car je suis en formation pour obtenir  le Brevet d’Etat, explique Marine Pervier. J’aime entraîner. Je ne sais pas si ce sera le cas pour le haut niveau mais au niveau de la formation c’est une véritable vocation. » Mais au fond quand on est née à Nantes et formée au MHSC, deux bastions historiques de la formation à la française, pouvait-il en être autrement ? …

MARINE PERVIER EN BREF

Née le 1er février 1990 à Nantes. 1m67. 56kg. Poste : Milieu de terrain polyvalante. Formée au club. Au MHSC depuis l'âge de 14 ans. 5 matchs disputés cette saison.

EN DIRECT SUR EUROSPORT. - Le choc de la 8e journée de D1 féminine entre Lyon (1er) et le MHSC (2e) est retrasmis en direct sur Eurosport à 16h30.
 

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