Le MHSC sur les bancs de l’école
Pour sa deuxième édition de l’opération Le MHSC sur les bancs de l’école, le club héraultais a rendu visite hier après-midi aux CM2 de M. George, directeur de l’école Jeanne d’Arc dans le quartier des Arceaux à Montpellier. Et cette semaine c’était au tour de Jamel Saihi de retrouver les bancs de son ancienne école avec dans son cartable son coéquipier Mapou Yanga-Mbiwa. Séquence émotions…
Arrivé devant l’école, Jamel se souvient. Du trajet à pied tous les matins. De la boulangerie au coin de la rue. De ces huit années passées ici. De Monsieur George "le seul à être toujours dans l’école". Mapou écoute, observe, mi-curieux, mi-amusé devant les yeux pétillants de son ami. Pas le temps d’aborder les tables de multiplication, le directeur est là. Une poi
gnée de mains virile entre le maître et l’élève scelle les retrouvailles et le début des festivités ! A peine la première tresse de Mapou aperçue et c’est l’émoi dans la cour de récréation où les deux joueurs sont accueillis en superstar. L’après-midi s’annonce très show.
M. George tient à faire visiter l’école aux Pailladins et les souvenirs s’enchaînent comme les pâtes sur les colliers de fête des mères. Quelques instants seuls avant l’arrivée des enfants, les deux joueurs s’imprègnent de la salle de classe, de ses pupitres désormais trop étriqués pour eux, des cartables qu’ils ont traîné eux-aussi il n’y a pas si longtemps que ça, de l’alphabet affiché en grand sur le mur, du tableau noi
r… Dring. La cloche retentit et les 27 élèves découvrent leurs hôtes du jour avec le sourire jusqu’aux oreilles.
C’est M. le directeur qui prend la parole en premier pour présenter "son" Jamel, non sans une certaine fierté : "Il était à votre place en 1997-1998". Puis Mapou se présente à son tour en évoquant le lien très fort qui uni les deux garçons : "Je suis originaire de Marseille mais j’ai fait toutes mes catégories à Montpellier avec Jamel et nous avons signé pro en même temps". Une fois les présentations faites, tous les enfants se relaient pour poser une question aux deux footballeurs. A quel poste évoluent-ils ? Quel est leur numéro ? Comment vivent-ils les périodes de blessure ? En tout 27 questions plus intéressantes les unes que les autres.
Et des réponses tout autant instructives. Jamel et Mapou se souviennent de l’époque où ils n’avaient pas toujours un ballon à disposition : "On jouait avec une chaussette, une cannette, tout ce qui pouvait remplacer un ballon". De leurs meilleurs souvenirs aussi : "La montée en Ligue 1 !" à l’unanimité, le premier but avec la sélection tunisienne pour Jamel, la signature de son premier contrat pro pour Mapou. Le n°3 montpelliérain revient sur les sensations après une victoire : "C’est une joie immense de gagner au bout de 90 minutes car ça fai
t plaisir au Président, au Club, aux supporters. Tout le monde est content".
Les élèves sont tout ouïe et en redemandent : "Si vous n’aviez pas été footballeur vous auriez aimé faire quel métier ?". Mapou se lance en premier, sans hésiter : "Moi j’aurai voulu être pompier pour aller au secours des gens et… des animaux". Jamel lui, n’avait pas vraiment de projet étant petit : "Je vis au jour le jour, je ne me suis pas posé la question". Et à part le foot ? "On aime le cinéma, la musique, les ballades. Il n’y a pas que le foot dans notre vie", assurent amusés les deux joueurs montpelliérains.
La curiosité s’affine au fil des questions : "Est-ce que ça vous arrive d’avoir le trac ?" : "Surtout quand on est jeune et pour les gros matchs". "Quelles sont les clés pour devenir pro ? : "Beaucoup de travail et rester à l’écoute de l’entraîneur ?". Inlassablement, Jamel et Mapou reviennent sur l’emploi du temps d’un footballeur, les voyages au gré des matchs, les cartons jaunes, la nécessité de bien gérer sa récupération et sa nutrition. Et pour ceux qui penseraient que signer pro est l’aboutissement du rêve, Mapou tient à rappeler quelques bases : "Signer professionnel c’est le début de nouveaux problèmes car après il faut prouver et jouer. Chaque fois qu’un pallier est atteint il faut hau
sser le niveau pour en passer un nouveau".
Une fois les 27 questions écoulées, les deux footballeurs prennent place au fond de la classe pour écouter 6 élèves leur lire un passage du roman En pleine lucarne de Philippe Delerm. La lecture terminée, trois
groupes d’enfants présentent les exposés minutieusement préparés en classe : L’histoire du football à Montpellier, L’histoire du football et Les règles de base dans le football. Et c’est avec une profonde concentration que Jamel et Mapou écoutent les enfants.
Après le volet pédagogique, voilà maintenant venu le temps du moment ludique ! Les posters de l’effectif à peine distribués, les deux Pailladins se lancent dans une farandole d’autographes sans oublier de dédicacer les exposés préparé
s par les enfants. Une petite photo souvenir plus tard et ce sont des enfants surexcités qui ouvrent grand les bras pour recevoir les cadeaux amenés par les deux Montpelliérains : une écharpe, un kit scolaire, des autocollants et surtout deux places par enfants pour venir supporter leurs nouveaux amis lors du match MHSC-AJ Auxerre.
Dring ! La cloche vient clôturer la séquence d’euphorie. Les enfants partent jouer au foot avec leur maître tandis que Jamel et Mapou quittent l’école… enfin presque puisque les deux joueurs vont prendre un véritable bain de foule dans la cour d
e récréation. Une dernière séance de dédicaces pour tous les enfants de l’école Jeanne d’Arc qui n’oublieront pas de si tôt la venue de Jamel et Mapou…
Le MHSC sur les bancs de l’école continue sa tournée et sera prochainement dans un autre établissement montpelliérain. En décembre c’est Abdelhamid El Kaoutari qui retrouvera son institutrice. Plus d’informations prochainement sur mhscfoot.com


