Équipe pro masculine

Souvenirs du Parc des Princes

Vendredi soir en ouverture de la 30e journée de Ligue 1, le MHSC se déplace au Parc des Princes pour y défier le club de la capitale. Un match qui promet beaucoup car les PSG-Montpellier sont souvent très animés. Coup d’œil dans le rétro

Divers Doumeng PSG.jpgDans un PSG-Montpellier, on ne s’ennuie jamais. La phrase pourrait paraître aisée, vendeuse presque. Mais le but n’est pas de « faire monter la sauce » ou de survendre l’affiche de la 30e journée ce vendredi entre le club de la capitale et celui du Président Louis Nicollin. L’histoire parle d’elle-même. En tout, le MHSC a joué 20 fois au Parc des Princes dans le cadre du championnat de France de Ligue 1 pour 10 victoires parisiennes, 6 nuls et 4 succès héraultais. Pourtant, il a fallu attendre la 6e visite des Montpelliérains pour voir les Languedociens ramener un résultat positif de la capitale : c’était en décembre 1991 (1-1). Avant cela, le MHSC s’était incliné 5 fois au Parc en autant de matchs (1-0 en 1981-82, 2-1 en 87-88, 3-2 en 88-89, 2-1 en 89-90 et 2-0 en 90-91). Le premier succès des Pailladins en terre parisienne date du 11 février 1996. Ce jour-là, les hommes de Michel Mézy, pourtant menés 2-0 à un quart d’heure de la fin (buts de Dely Valdès et Llacer) avaient réussi à inverser la tendance en inscrivant trois buts en cinq minutes, oeuvres de Christophe Sanchez (77e), Fabien Lefèvre (79e) et Laurent Robert (81e). Le premier exploit d’une belle série de victoires. Invaincu les deux saisons suivantes (2 fois 1-1 en 96-97 et 97-98), les Montpelliérains ont décroché une seconde victoire au Parc des Princes le 3 avril 1999. Ce soir-là, les hommes de Jean-Louis Gasset, déjà vainqueurs à l’aller à La Mosson (2-1), s’étaient imposés 1-0 grâce à un but de Nicolas Ouédec, arrivé au MHSC quelques semaines plus tôt lors du mercato Mansare PSG.jpgd’hiver en provenance du… PSG ! Cette année-là, les Montpelliérains avaient même réalisé un joli doublé puisqu’ils s’étaient également imposés au Parc des Princes quelques semaines plus tard en quart de finale de la Coupe de la Ligue (2-1, buts de Silvestre et Mahouvé).
Du rire, les Montpelliérains passeront aux larmes la saison suivante. Déjà relégués en Ligue 2 au terme d’une saison cauchemar, les équipiers d’Olivier Sorlin s’étaient alors inclinés 3-0 lors de l’avant-dernière journée du championnat le 4 mai 2000. Le temps d’une saison de purgatoire en L2, et les hommes de Michel Mézy, immédiatement remontés dans l’élite ont vite repris leurs bonnes habitudes au Parc des Princes. Face au PSG de Luis Fernandez et ses nombreuses stars (Heinze, Pochettino, Arteta, Okocha, Anelka, Alex et Ronaldinho notamment), les protégés du Président Louis Nicollin ont d’abord ramené un point méritoire en 2001 sous l’impulsion notamment d’un Geoffrey Doumeng étincelant (0-0) avant de réaliser un authentique exploit la saison suivante. Nous sommes au mois de février 2003. Dernier du championnat avec neuf points de retard sur le premier non relégable, le MHSC n’avait encore jamais gagné à l’extérieur… Et lorsque Jérôme Leroy ouvrait la marque dès la 3e minute de jeu, on se dit que les Montpelliérains allaient partir « les valises pleines ». Sauf qu’allait se produire un des retournements de situation les plus invraisemblables de l’histoire du club : Un doublé de Valéry Mézague (13e et 19e) permettait aux hommes de Gérard Bernardet d’inverser la tendance avant que Fodé Mansaré ne scelle le score en inscrivant un 3e but (3-1, 75e) alors que les équipiers de Laurent Pionnier, jeune titulaire et impeccable ce soir-là, étaient réduits à dix. Un succès fondateur qui permit d’ailleurs aux Héraultais de démarrer une série qui les mena vers un incroyable maintien en fin de saison. Gérard Bernardet et son staff dont faisait partie Pascal Baills avaient même fait le déplacement à Lourdes en fin de saison.
Déplacement parisien qui rit donc cette année-là puis qui pleure la saison suivante. Battu 6-1 par le PSG de Vahid Halilhodzic, le club pailladin sera relégué en L2 en fin de saison. Cette fois, pas de retournement de situation.
S’en sont suivies 5 années de purgatoire en L2 agrémentées tout de même d’une visite au Parc des Princes dans le cadre des 8e de finale en 2008. Battus 2-0, les hommes de Rolland Courbis avaient pourtant fait trembler les Parisiens, obtenant même un penalty (manqué par Retro Dernis 2010.jpgGregory Lacombe) alors que le score n’étaient que de 1-0. Quand on vous dit qu’entre le PSG et Montpellier, il se passe toujours quelque chose…
Et ce n’est pas la suite des événements qui dira le contraire : Mai 2010, le MHSC tout juste promu en L1 se déplace au Parc des Princes pour la dernière journée de championnat. Un succès permettrait alors aux hommes de René Girard de décrocher une qualification en Europa League. Impensable quelques mois plus tôt lors de la première journée à La Mosson lorsqu’Emir Spahic avait arraché le point du match nul dans le temps additionnel sur une tête rageuse. Pourtant privé de nombreux titulaires (Spahic, Jeunechamp, Costa et Pitau notamment), le MHSC s’était imposé 3-1, validant son ticket pour l’Europe sous l’impulsion d’un Geoffrey Dernis étincelant (auteur d’un doublé) et grâce à un but de Lilian Compan.
highres_00044764000006.jpgMoins d’enjeu il y a deux ans mais un scénario toujours aussi fou. Bousculés d’entrée, les Montpelliérains s’étaient retrouvés menés 2-0 au bout d’un quart d’heure sans qu’il n’y ait rien à redire. Dès la reprise, Olivier Giroud redonnait l’espoir aux siens (2-1, 47e) avant d’arracher l’égalisation peu avant l’heure de jeu (2-2, 59e), alors que les équipiers de Younes Belhanda étaient pourtant réduits à dix.
Reste enfin l’inoubliable duel de la saison passée, celui que toute la France du foot attendait entre le PSG (1er) et son dauphin montpelliérain. Dominateurs dans le jeu, les Languedociens, se faisaient pourtant surprendre sur un coup de canon d’Alex (1-0divers amp psg b.jpg, 41e). Fort heureusement, Younes Belhanda égalisait jute avant la pause en reprenant de la tête un centre de Hilton (1-1, 45e+2). Les Héraultais prenaient même l’avantage à 8 minutes du coup de sifflet final grâce à Utaka, bien servi par Giroud (2-1, 82e) avant que Guillaume Hoareau n’égalise à 2 minutes du terme (2-2, 88e). Un scénario cruel sur le coup mais qui a sans doute été un tournant sur la route du titre tant les Montpelliérains avaient réalisé un match magnifique ce soir-là… Que se passera-t-il lors du prochain PSG-MHSC ? Réponse vendredi soir…
 

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