Retro Saison 2009-2010 - Partie VII
4 petits matchs avant la fin de la saison et pour débuter la réception de Lyon. Une défaite compliquerait sérieusement la tâche des Montpelliérains. Montpellier ne loupe pas son match et retrouve du courage. Lloris et Jourdren multiplient les parades. Aucune des deux équipes ne veut voir son passe pour l'Europe se consummer. La Mosson y croit mais Bastos passe par là. Un missile qui semble détruire les derniers espoirs européens du MHSC. Lyon l'emporte, Montpellier s'enlise et pointe désormais à la 6e place du classement à 3 journées de la fin.
C'est à Sochaux que Montpellier retrouve le sourire. Après 6 matchs sans victoire, 2 matchs sans marquer voilà le Montpellier Hérault qui arpente le chemin du succès. Un centre de Bocaly, une tête de Costa et la Paillade repart en avant. Retour réussi pour Romain Pitau sur ses terres; la Paillade retrouve un peu d'air.
Dernière à la Mosson, face aux Merlus de Lorient. Et pour le dernier acte d'une saison exceptionnelle, Montpellier ne se loupe pas au moment de la conclusion. Deux pénalties de Montaño et Camara mais surtout un première mi-temps de rêve. Un Mapou Yanga-Mbiwa étincellant et un MHSC fringant... Rien ne semble pouvoir résister à cette Paillade là, une Paillade champagne qui fait tourner la tête des Lorientais et rend ivres de bonheur les supporters aux sourires retrouvés. Une réduction du score dans les dernières minutes pour un dernier zeste de suspense... Derniers applaudissements pour Philippe Delaye, l'emblématique n'°8 du club qui prend sa retraite, tour d'honneur des Languedociens pour remercier le public, car Montpellier est toujours en course pour l'Europa League en gardant son destin entre ses pieds et jouera bel et bien sa finale au Parc des Princes. L'europe passe par la Capitale.
Aït-Fana, Costa, Dzodic, Jeunechamp, Marveaux, Pitau, Spahic, soldats de la saison sont sur le flanc. Le chef de l'escadron, René Girard, est de son côté prisonnier des grilles du Parc des Princes. Montpellier confie donc son destin aux Dernis, Saihi, Collin ou encore Compan. Des joueurs loués pour leur qualité dans les vestiaires pour avoir toujours tiré l'équipe vers le haut malgré leur statut de doublure. Sans jamais se plaindre, ils ont soutenu leur équipe et les voilà en première ligne. Et l'histoire débute bien. Geoffrey Dernis tire en pleine lunette dès la 16e minute après une percée de Camara. Dès le retour des vestiaires, Lilian Compan, en embuscade doublait la mise d'un tir puissant. Enfin Geoffrey Dernis, encore lui, héritait d'une offrande de Belhanda pour tranquillement exécuter Grégory Coupet à bout portant. Pas besoin d'attendre le résultat des Girondins, les Montpelliérains pouvaient laisser éclater leur joie. Une cinquième place synonyme de coupe d'Europe. Un retour tonitruant dans l'élite du Football français...

