R. Girard "Cette équipe a envie d’aller au bout de l’aventure"
L'entraîneur montpelliérain, René Girard, revient sur les performances de son équipe face à Bordeaux et Auxerre et nous parle de la fin de saison languedocienne.
Montpellier reçoit Valenciennes dimanche et pourrait profiter des confrontations directes de Marseille, Lyon, Bordeaux et Lille…
On va d’abord commencer par s’occuper de nous. Avant de profiter des autres, on va essayer de profiter de notre match. Ce serait bien de reprendre notre marche en avant. On est bien dans nos jambes et dans nos têtes. Cette équipe a envie d’aller au bout de l’aventure.
Quel regard portez vous sur Valenciennes, votre adversaire de la 29e journée ?
Valenciennes a décroché après un très bon départ. Ils ont réalisé une très bonne première partie de saison. C’est une équipe qui joue et qui s’appuie sur un système un peu semblable au nôtre. Leur trident du milieu est un peu plus à vocation défensive avec des joueurs comme Cohade, Gomis, Sanchez ou encore Saez. Et ils s’appuient sur des joueurs offensifs de talents comme Ben Khalfallah, Audel ou encore Pujol.
Le match aller, dans le Nord, avait il servi de déclic après deux revers contre Rennes puis Auxerre ?
On était sur une série de trois déplacements et nous avions fait un bon match là-bas. Valenciennes était en pleine forme à ce moment là de la saison et je me souviens d’un match plutôt musclé. Le point du match nul nous avait remis dans le droit chemin. Dimanche, ils vont affronter une des équipes de tête. Ils vont vouloir nous contrarier.
Les deux résultats nuls de l’équipe (1-1 contre Bordeaux et Auxerre) représentent-ils un coup d’arrêt ?
Pas particulièrement. C’est sur que si on avait battu Bordeaux puis perdu contre Auxerre, on aurait empoché 3 points au lieu de 2. Face aux Girondins, on a eu l’occasion de tuer le match mais nous n’y sommes pas arrivés. On a raté deux pénalties. Mais ce sont des faits de jeu qui arrivent. Face à Auxerre, c’était plus délicat. Le match a été plus difficile.
Votre équipe fait partie des 6 premières du Championnat. Un groupe qui se tient dans un mouchoir de poche…
Oui, il y a un vrai resserrement en haut du classement. Mais pour le moment, nous n’avons pas pour objectif de jouer l’Europe. On veut juste prendre des points et gagner chaque match. Le Printemps arrive et pour nous, les Sudistes, c’est toujours une période de renouveau. Le temps est plus clément, les pelouses sont en meilleurs états et cela favorise les équipes qui jouent au football, ce que nous essayions de faire depuis le début de la saison. J'attache beaucoup d'importance au retour du Printemps. On va finir la saison sans se poser de question et sans regarder autour…
Le stress explique-t-il cette baisse de régime ?
Non. Il y a du bon et du mauvais stress. Pour nous, il est plutôt bon. Le stress, on l’affronte au quotidien et les joueurs y sont confrontés depuis le début de la saison. Ce n’est pas une nouveauté. Même Bordeaux, qui avait deux matchs en moins, à perdu son match en retard. Nous ne sommes pas les seuls et je crois que sur les deux dernières journées, tout le monde s’est un peu neutralisé. Le coup d’arrêt est général. A Bordeaux, on a manqué de réalisme. Mais je trouve que le contenu y était. Face à Auxerre, même si c’était plus difficile, je pense qu’on a été dans le tempo. Le problème n’est pas collectif.
Un petit pronostic pour le titre de Champion ?
Je reste sur ma première idée. Je pense que les Girondins de Bordeaux seront Champions. Ils ont un calendrier chargé mais ont l’effectif pour y faire face. Si ce n’est pas nous... j’oubliais (rires).



