Les premières fois de... Victor Hugo Montaño
Le Colombien est né un premier du mois, celui de mai. Frais comme un brin de muguet et débordant d'un bonheur communicatif à la pointe de l'attaque montpelliéraine, Victor Hugo n'a pas connu que de la poésie dans sa carrière. Retour sur les premiers pas d'un des plus beaux sourires pailladins.
Sa première idole : Ma première idole c’était Mickael Jordan. On me disait que je lui ressemblais un peu quand j’étais petit. J’aimais beaucoup sa façon de jouer. C’était un exemple pour les jeunes et puis il a marqué l’histoire du basket mondial.
Son premier béguin : C’était au collège, j’avais treize ans. Il y avait une fille dans ma classe que je trouvais belle mais je n’ai pas osé aller lui parler, j’ai eu honte d’aller lui dire qu’elle me plaisait. C’est quelqu’un que j’aimais beaucoup mais je n’ai jamais eu le courage de le lui dire.
Son premier club : C’est Boca Junior de Cali où j’ai fait tout mon apprentissage quand j’étais petit. Ils m’ont beaucoup aidé quand je n’étais pas bien et c’est dans ce club-là que j’ai appris beaucoup de choses. J’y ai commencé à 9 ans.
Son premier mentor : Depuis que je suis arrivé en France j’ai eu cinq coaches qui m’ont chacun donné des conseils précieux. Quand je suis arrivé à Istres, j’étais jeune, j’avais vingt ans. Je ne parlais pas français, je n’arrivais pas à communiquer avec mes coéquipiers. J’ai eu la chance d’avoir le coach Mécha qui m’a toujours soutenu. Il m’a donné beaucoup de conseils. Après j’ai eu Jean-François Domergue quand je suis arrivé à Montpellier, Jean-Louis Gasset à Istres qui sont des personnes qui m’ont beaucoup soutenues. Après il y a eu le coach Rolland Courbis qui m’a dit des choses qui m’ont fait beaucoup réfléchir. Grâce à lui, je me suis posé les bonnes questions. Il m’a vraiment aidé à progresser. Maintenant, j’ai la chance d’avoir le coach René qui m’apporte aussi son caractère, son envie de se battre sur le terrain. Ce sont des coaches qui m’ont vraiment convenu et chacun m’a apporté quelque chose.
Son premier maillot : C’était quand je jouais avec l’équipe nationale des moins de 17 ans. Le fait qu’il y ait mon nom derrière c’était une joie immense pour moi parce que je voyais le maillot des autres à la télévision et je me disais qu’un jour j’aurai mon propre maillot avec mon nom. Je le garde toujours, je l’estime beaucoup parce que c’est une des mes plus grandes satisfactions depuis que je joue au foot. C’était le numéro 11…
Son premier contrat : C’était en Colombie. J’étais très heureux, ça m’a apporté beaucoup de joie parce que du coup j’avais déjà un peu de sous pour aider ma famille. Avec mon premier contrat j’ai donné la moitié de mon salaire à ma mère. C’était à Millonarios, à Bogota. C’est là que tout a commencé.
Son premier salaire : J’ai donné la moitié à ma mère et chaque mois, je lui ai donné la moitié. Je gardais seulement de quoi manger et prendre le bus.
Son premier but : C’était à Bogota, à Millonarios. C’était un penalty. J’étais content parce que je ne marquais pas beaucoup, je n’étais pas à l’aise devant le but. J’ai failli le rater en plus donc c’est vraiment un but qui m’a libéré. A partir de là j’ai commencé à goûter à la beauté de marquer des buts. J’ai vite compris que pour un attaquant ce qui importe c’est de faire trembler les filets et d’être efficace. Quand tu marques, on te fait plus confiance dans ton équipe.
Sa première voiture : Ça date de mon arrivée en France parce qu’en Colombie je prenais le vélo ou le bus. Ma première voiture c’était une Clio, quand j’étais à Istres. Après j’ai eu une Mégane quand je suis arrivée à Montpellier.
Son premier appart : Quand j’ai signé à Istres, avec mon salaire j’ai acheté une maison en Colombie. Quand je pars en vacances, j’ai ma maison. La vie est moins chère là-bas donc c’est comme ça que j’ai pu l'obtenir.
Son premier autographe : C’était quand j’ai signé en Colombie. C’est à partir de là que j’ai commencé à signer des autographes. J’étais dans une équipe qui était pas mal médiatisée. A Montpellier c’est pas mal aussi ! Je prends toujours le temps de signer pour les enfants. J’ai vécu ça quand j’étais petit donc je prends le temps de signer sans aucun problème.
Son premier match en pro : C’était à l’âge de seize ans en Colombie, en deuxième division. Ensuite, à dix-sept ans, j’ai joué avec le Milloniarios à Bogota en première division. C’est là que j’ai fait mon premier match. C’était contre le Deportivo Cali.
Son premier coup dur : Perdre mes parents. J’étais jeune. Perdre ma mère m’a beaucoup touché, j’ai failli abandonner le foot parce que je n’avais plus le soutien de mes parents. Après ça m’a rendu fort mentalement parce que j’ai essayé de continuer à jouer malgré tout. Je me dis que peu importe où ils sont maintenant, ils sont derrière moi, ils sont contents pour moi. Je continue à faire tout ça pour eux parce qu’ils m’ont toujours fait confiance et ils tenaient vraiment à ce que je montre toutes mes qualités. Pour l’instant je suis content de tout ce que je suis en train de faire.
Son premier article : C’était quand j’avais quinze ans. Mon frère jouait déjà à Parme et je commençais déjà à montrer des qualités. On nous comparaît beaucoup. J’avais une puissance, j’étais plus grand et plus rapide que les autres. On commençait à me regarder.
Son premier fan : Depuis que je suis à Montpellier, j’ai pas mal de supporters et de supportrices. Mais mes supportrices numéro 1 sont ma femme et ma fille !
Son premier mensonge : C’était à mes parents. J’étais avec mon frère et on devait aller au collège. On a écrit une petite lettre au proviseur de la part de ma mère et mon père pour lui dire qu’on ne pouvait pas se présenter pendant une semaine parce qu’on devait aller jouer un tournoi. Mais parents ne l’ont pas su. C’était un gros mensonge mais on l’a fait parce qu’on aime le foot et qu’on avait trop envie de jouer ce tournoi-là.
La semaine prochaine retrouvez Les premières fois de... Lilian Compan
