Les premières fois de... Romain Pitau
Vice-capitaine du Montpellier Hérault SC, Romain Pitau décroche la palme de la meilleure mémoire au jeu des premières fois. Aussi généreux dans la vie que sur les terrains de football, le numéro 17 montpelliérain revient pour mhscfoot.com sur une carrière riche en anecdotes.
Sa première idole : Ma première idole c'était Marco Van Basten des Pays-Bas qui jouait aussi au Milan AC. Ça a été lui ma première idole parce que quand on est petit on aime bien marquer des buts et lui marquait de très jolis buts donc j'aimais beaucoup ce joueur.
Son premier béguin : C'était quand j'étais petit. C'était en primaire. En fait ce qui était bien c'est que dans les villages jusqu'au CM2 on est toujours dans la même classe. Ça devait être en CE1-CE2 et j'ai eu la chance de la voir jusqu'en CM2. Son nom ? Je m'en rappelle mais je le garde pour moi.

Son premier club : C'était l'AG Thumeries, un petit club à côté de chez moi dans le Nord. C'est là que j'ai commencé en débutant puis après j'ai été repéré par le club régional un peu plus grand qui était Douai et après par Lens.
Son premier mentor : Je pense avant tout à Daniel Leclercq du Racing Club de Lens parce que c'est lui que j'ai eu essentiellement en formation, c'est lui qui m'a donné ma première chance en Ligue 1 et qui m'a fait connaître le haut niveau. J'ai beaucoup appris avec lui. Après j'ai eu la chance de connaître d'autres personnes qui ont été un tremplin pour moi, notamment Gernot Rohr qui m'a vraiment lancé dans le bain.
Son premier maillot : C'était au Racing Club de Lens lors de la saison 97/98, c'était le numéro 25. C'était un maillot rayé "sang et or". Je l'ai toujours, il doit être dans un sac à la maison.
Son premier contrat pro : C'était à Créteil. En fait j'ai été formé à Lens mais ils ont décidé de ne pas me faire signer professionnel et donc j'ai eu la chance d'être prêté à Créteil en dernière année de stagiaire. Ensuite Lens s'est séparé de moi et comme j'avais fait un an à Créteil, j'en ai profité pour signer pro donc c'est là-bas que j'ai commencé. C'était en deuxième division, en 1999.
Son premier salaire : Je ne m'en rappelle pas vraiment. Rien d'exceptionnel, pas de dépenses particulières parce qu'à l'époque on ne gagnait pas énormément. J'ai du garder l'argent, j'ai pas de souvenir particulier par rapport à ça.
Son premier but : C'était à Auxerre avec Nice, en 2002-2003. C'était une frappe du gauche des 25m. Et j'avais tellement "bien" frappé que j'étais déjà en train de me replacer parce que je pensais qu'il n'y aurait jamais but et d'un seul coup je vois tous les partenaires arriver sur moi et je me retourne et je vois le ballon au fond.
Sa première voiture : J'étais au Centre de Formation à Lens et c'était une Porsche. Non c'est une blague mais tout le monde l'appelait comme ça parce que c'était une Super 5 commerciale et donc il n'y avait que deux places, c'est pour ça qu'ils l'ont surnommé "la Porsche". Après j'avais aussi droit à "la voiture du radin" parce que je pouvais prendre personne avec donc voilà c'était une Super 5 blanche avec deux places.
Son premier appart : C'était à Lens aussi, en sortant du Centre de Formation. C'était un studio en ville.
Son premier autographe : Pareil. Dès ma première année chez les pros à Lens. Le Racing est un club où il y a beaucoup de supporters donc dès le premier jour de la reprise il y avait beaucoup de monde donc c'est là que j'ai fait mon premier autographe.
Son premier match en pro : C'était Lens-Toulouse en septembre 1997. On avait gagné 2-0 et j'étais rentré à deux minutes de la fin. C'était super parce qu'en étant originaire de la Région, rentrer dans ce stade c'était magnifique. Je courrai de partout !
Son premier coup dur : Je pense que c'est quand Lens a décidé de ne pas me faire passer professionnel alors que je pensais que les choses allaient suivre leur cours. J'avais été prêté en National, j'avais fait tous les matchs, on était monté en Deuxième Division donc je pensais que suite à ça on allait me proposer un contrat mais ça n'a pas été le cas. Donc ça a été un coup dur mais je m'en suis vite remis parce que je sais que dans ce milieu on ne peut pas se lamenter.
Son premier article : Je ne sais plus. C'était peut-être au Centre de Formation. Généralement ma femme essaie de les garder. Pour moi, avec le temps c'est devenu une routine mais elle, elles essaye de me garder les articles pour après, pour qu'on puisse se rappeler des bons moments.
Son premier fan : C'est plus un contexte, je dirai que c'est plus l'environnement familial. Citer quelqu'un en particulier ça serait difficile mais je pense que ça a été plus la famille, les cousins, les oncles qui ont été fiers de ma réussite. C'est donc plus un environnement qu'une personne en particulier.
Son premier mensonge : C'est souvent une histoire de retard. Notamment au Centre de Formation où quand on est en retard on dit que c'est à cause de l'école mais en fait ça n'a rien à voir.

