Les premières fois de... Mapou Yanga-Mbiwa
Aussi discret dans la vie qu'indispensable sur le terrain (31 matchs disputés cette saison), le défenseur polyvalent Mapou Yanga-Mbiwa revient sur ses premières fois. A force de jouer à gauche ou à droite, Mapou peut parfois se retrouver au milieu... d'un rond point !
Sa première idole : Il y a eu Steve McManaman et Paul Gascoigne. Avec un copain, quand on jouait au foot, l'un était Gascoigne et l'autre McManaman. On faisait aussi ça par rapport à nos prénom. vu que lui, il s'appelait Gaston. Sinon, j'ai également été un grand fan de Roger Milla. C'est une idole du foot africain. J''essayais de refaire sa danse tout seul chez moi. Un grand souvenir.
Son premier béguin : Ca devait être en primaire mais je m'en souviens pas trop. En 4e par contre, y a une fille de ma classe que j'aimais vraiment bien mais j'étais plutôt sur la réserve, un peu comme maintenant (rires).
Son premier club : C'est Port-de-Bouc. J'ai commencé en poussin. C'était le club de mon quartier et j'avais tous mes potes qui jouaient dans cette équipe. J'ai beaucoup de très bons souvenirs dans ce club et avec eux. C'était vraiment une ambiance familiale. J'y suis resté deux ans. J'ai ensuite joué à l'AJN. J'évoluais soit au poste de défenseur, soit au poste de milieu de terrain. D'ailleurs quand je suis arrivé à Montpellier, je jouais les deux postes.
Son premier mentor : C'était Pierre Pantelli. C'était un entraîneur qui nous donnait l'envie de gagner mais aussi qui nous laissait nous exprimer, qui encourageait la folie et la créativité sur un terrain. C'était vraiment un plaisir d'aller à l'entraînement. C'était d'ailleurs sa rengaine "le plaisir de jouer". On faisait beaucoup de
tournois et il y avait une super ambiance entre tous. On était vraiment heureux sur le terrain.
Son premier maillot : Il est encadré chez moi. Il me rappelle mes premiers pas en Ligue 2 avec un début de match plutôt compliqué pour moi. Mais je suis quand même content quand je repense à ce moment là.
Son premier contrat : C'était un contrat élite. J'avais 17 ans quand je l'ai signé. C'était en même temps que Karim (Aït-Fana). C'était un aboutissement pour moi après tout le travail effectué au Centre de Formation. Il y avait eu des passages difficiles mentalement et c'était une vraie satisfaction de signer ce contrat là.
Son premier salaire : J'étais encore au Centre donc je n'en avais pas forcément besoin. J'ai mis de côté et fais un petit cadeau à mes parents. Moi je rechargeais juste le crédit de mon téléphone portable. Ah oui, je me suis aussi acheté un ordinateur portable !
Son premier appart : Ça a été la galère. Quand j'ai quitté le Centre, je n'arrivais pas à trouver de logement. J'ai d'abord habité chez un oncle mais franchement il habitait au cinquième étage et son immeuble était sans ascenseur. Les retours d'entraînements étaient parfois très douloureux (rires). Je suis ensuite allé habiter chez un autre oncle qui n'était là que les week-end. Il n'y avait qu'une chambre. J'ai ensuite réussi à trouver un appart à Richter.
C'était bien. Au début je me souviens, je faisais tout le temps le ménage, je prenais le temps de cuisiner. Maintenant, j'ai souvent la flemme !
Sa première voiture : C'était la Polo de Jamel. Il l'avait bien entretenue. Moi, je me rappelle que je suis allé un peu partout avec. Quand j'avais des moments libres, je montais dans ma voiture et j'allais rouler à gauche, à droite, juste pour le plaisir. Malheureusement pour elle, elle a terminé dans un rond-point. Il pleuvait et j'ai vu au dernier moment le rond-point. Je suis allé tout droit. Je suis rentré chez moi à pied en l'abandonnant sur place. Je l'ai ensuite faite remorqué et elle a terminé à la casse (rires).
Son premier autographe : Je me souviens qu'au Centre, beaucoup de joueurs s'entraînaient à signer comme les pros. Ils cherchaient leur autographe. Au moment où j'ai signé mon premier autographe, j'ai improvisé. Je signais différemment à chaque fois (rires). Puis j'ai opté pour mon prénom. C'est moins long !
Son premier match : A Bastia. Je m'entrainais avec la réserve et j'ai appris que j'étais dans le groupe. J'étais surpris mais content mais je ne pensais pas être titulaire. Quand j'ai su que je débutais, j'ai ressenti un gros coup de pression. Pendant les premières minutes du match, j'étais un peu perdu. Je suis d'ailleurs fautif sur le but corse. J'avais l'impression que tout allait trop vite. Les adversaires anticipaient mes passes, ils savaient ce que j'allais faire. Puis je me suis lâché au fur et à mesure de la rencontre. Je pouvais pas faire pire de toutes manières. En face de moi, je me souviens, il y avait Frédéric Mendy. Pas celui de chez nous mais le milieu offensif. Il allait à 2000 à l'heure.
Son premier but : C'était contre Gueugnon dans les ultimes secondes de jeu. C'est le but de la victoire 2-1. Je me souviens que j'ai hurlé, j'ai couru partout, j'ai du faire le tour du terrain. Je réalisais même pas avoir marqué. J'étais juste super content.
Son premier coup dur : Je suis quelqu'un qui relativise beaucoup. J'en ai pas tellement. Je me souviens juste de ma première année au Centre. Je suis passé d'un club où on s'amusait, où les joueurs étaient une bande de copains à un univers très différent. Ici tout le monde était habillé pareil, avec le survêtement du club, il y avait énormément de règles à respecter, des résultats scolaires à avoir, j'ai eu du mal à m'adapter. Tout changeait d'un coup. Ce n'était pas évident !
Son premier fan : C'est mon pote Momo de Port-de-Bouc. Lui il suit tout, il lit tout. Sans oublier mon frère, Virgile, qui est également toujours à me suivre.
Son premier mensonge : J'avais pas de protèges-tibias et c'était obligatoire de s'entraîner avec. Alors je bidouillais un peu. J'arrivais déjà habillé avec mes chaussettes et dessous, au lieu des protèges-tibias, je portais des morceaux de cartons (rires). Mes coéquipiers trouvaient qu'ils faisaient un bruit bizarre quand on tapait dessus et rigolait de me voir arriver à l'entraînement déjà habillé. Ils s'en sont finalement rendu compte un jour...
La semaine prochaine, retrouvez les premières fois de... Mourad Benhamida

