Les premières fois de... Lilian Compan
L'avant-centre du Montpellier HSC, Lilian COMPAN, évoque ses vieux souvenirs. De ses premiers ballons sous le maillot de Hyères jusqu'à aujourd'hui, sous la tunique pailladine, revivez le parcours du meilleur buteur en activité en Coupe de la Ligue.
Sa première idole : C’était Michel Platini. J’ai peu de souvenir de la Coupe du Monde 1982 et mes premiers grands souvenirs c’est donc 84 et 86. A cette époque-là, il était le meilleur joueur français. Il brillait avec l’Équipe de France, avec la Juventus de Turin. J’avais des posters de lui dans ma chambre et j’ai même participé à deux reprises au Stage Platini à Saint-Cyprien, près de Perpignan. C’était vraiment sympa…
Son premier béguin : Alors là... Je me rappelle sa tête mais je ne me souviens plus du tout de son prénom. C’était au CP, c’était une fille que tous les garçons trouvaient belle. Moi, j’étais plutôt timide donc je restais en retrait.
Son premier club : C’est l’ASPTT de Hyères. J’ai commencé très jeune à jouer au football. La première année, j’avais été refusé car je n’avais pas l’âge mais finalement j’ai effectué les six derniers mois de la saison. Je suis resté 3 ans et demi en catégorie débutant. Tous les jeunes de l’Ayguades, le quartier de Hyères où ma mère avait un tabac-presse, allaient dans ce club. On jouait en bord de mer… J’ai quitté ce club en Minimes 1ère année pour rejoindre le Hyères F.C.

Lilian sur la Pelouse de Geoffroy Guichard
Son premier mentor : C’est Pierre Repellini, l’ancien footballeur qui a notamment joué à Saint-Étienne. Il nous a entraînés quand je jouais en Poussin aux PTT de Hyères. L’avoir comme entraîneur m’a permis de beaucoup progresser. C’était quand même un personnage et on était très content que quelqu’un d’aussi huppé nous entraîne. A cette époque, je me souviens que je jouais milieu de terrain, en position de numéro 10. Ce n’est qu’en Minimes 2e année que je suis devenu attaquant.
Son premier maillot : C’était le numéro 14 à Cannes. C’était en 1995. Je crois qu’il est chez ma mère dans sa collection. Pendant beaucoup d’années, j’ai collectionné les maillots et je les conservais. J’ai laissé une grande partie chez ma mère et j’en ai quelques uns chez moi. Je conserve les maillots de chaque club où j’ai joué ainsi que ceux que j’échange parfois. Je les offrirais à mes fils quand ils seront plus grands.
Son premier contrat : C’était un contrat amateur à Cannes lors de mes 16 ans. Je gagnais 500 francs. J’avais signé en présence de Guy Lacombe, de Richard Betonni et de mon père. C’était dans le bureau de Guy Lacombe. J’étais très fier de rentrer au Centre de Formation. Je me rappelle que tout le monde disait que j’avais de la chance. En plus, à cette époque-là, Cannes était un Centre de Formation très reconnu. C’était quelque chose d’énorme pour moi.
Son premier salaire : Je les ai mis de côté. Je me rappelle avoir immédiatement placé mes 500 francs à la banque. En fait, mes parents me donnaient de l’argent de poche qui me permettait de faire quelques activités, d’aller au cinéma… Alors mon premier salaire, je n’ai pas voulu y toucher, c’était la première fois que je touchais de l’argent. Je pense que j’ai dû attendre 6 mois avant de les dépenser.
Sa première voiture : Une Clio blanche, 1 litre 9, diesel. Le truc marrant, c’est que je me la suis faite volée sur un parking de boîte de nuit à Hyères. Je suis sorti à 4 heures du matin et ma voiture n’était plus là. Sur le coup, j’étais dégouté mais derrière, j’ai racheté la Golf de Johan Micoud. Finalement, j’étais plutôt content !
Son premier appartement : Quand je suis sorti du Centre, comme tous les joueurs, j’ai habité à Cannes Beach Résidence. C’est le club qui nous trouvait ça. En début de saison, pendant l’été, on était 4 dans 30 mètres carrés. Une fois qu’il y avait moins de touristes, on passait à 2 par appartement. Ce sont des bons souvenirs et le cadre était super joli. Il y avait la mer à deux pas. Moi j’habitais avec un Corse, Joseph Tafanelli. J’ai ensuite habité tout seul quand j’ai intégré le groupe Pro.
Son premier autographe : Alors là, je n’en ai aucune idée. Vraiment. Ca devait être à Cannes mais je n’en ai pas le moindre souvenir.
Son premier match : J’ai joué pour la première fois avec l’équipe première lors d’un match de Coupe de la Ligue. C’était un Martigues–Cannes. Guy Lacombe profitait de la Coupe de la Ligue pour faire jouer les jeunes joueurs. J’avais marqué pour mon premier match. Cette compétition m’avait permis de me faire remarquer car j’avais marqué 3 buts en 4 matchs et à chaque fois celui de la qualification. On était allé en ½ finale et on s’était incliné à Lyon. Grâce à ce parcours, j’ai pu faire quelques entrées en jeu en championnat. Je crois d’ailleurs que je suis le meilleur buteur en activité en Coupe de la Ligue. C’est à vérifier mais il me semble que je suis classé derrière Pauleta, Guivarc’h et Sonny Anderson (en fait, il est 3e meilleur buteur de la compétition avec 13 buts derrière Pauleta (15 buts), Guivarc’h (14 buts) mais il devance Sonny Anderson (12 buts) NDLR). Sinon en première division, mon premier match c’était un Cannes–Martigues. J’étais sur le banc et j’étais rentré tout à la fin.
Son premier but : C’était lors du match de la Coupe de la Ligue contre Martigues qui était d’ailleurs mon premier match. Le ballon arrive au 18 mètres et je reprends de volée. Il y avait un défenseur devant moi qui a pris le ballon en plein ventre. Ca l’a séché. Je crois même qu’il est tombé. Moi, le ballon m’est revenu dessus donc j’ai frappé à nouveau et cette fois-ci, c’est rentré !
Son premier coup dur : C’était ma première saison à Auxerre. Jusque-là, tout s’était toujours bien passé pour moi. J’avais connu une progression plutôt régulière et je sortais même de la Coupe du Monde Junior. Là, à 19 ans, je me retrouvais à Auxerre, je ne jouais qu’avec l’équipe CFA et lorsque j’étais dans le groupe avec les Pros je restais sur le banc. Cela a été un coup d’arrêt qui m’a beaucoup marqué.
Son premier article : Je m’en souviens bien de celui-là (rires). C’était pour mon parcours en Coupe de la Ligue, vu que je marquais le but décisif à chaque tour. J’avais fait un article sur la Croisette, sur la plage à quelques pas des fameuses marches. Dès le lendemain, je m’étais fait chambré. Les photos de l’article étaient accrochées dans les vestiaires. C’était une photo avec ma femme, sur la croisette. J’avais la petite chemise en Jean. Moi, je ne l’ai pas gardé mais je crois que la famille de ma femme l’a encore !
Son premier mensonge : C’est l’année où j’ai quitté l’ASPTT de Hyères pour le Hyères F.C. Je me rappelle que mon ancien club devait jouer un tournoi à Grenoble et j’avais vraiment envie d’aller jouer avec mes copains. Vu que c’était un tournoi amical, les dirigeants m’avaient amené avec eux et j’avais joué sous une fausse licence. C’était marrant.
Son premier fan : Déjà mes enfants. Ils suivent vraiment mes résultats et ceux de Montpellier. Et puis il y a ma femme. Elle m’a vraiment toujours soutenu dans les bons comme dans les mauvais moments. Tous les trois me soutiennent à fond, ce sont vraiment eux mes plus grands fans !
Retrouvez la semaine prochaine, les premières fois de... Geoffrey Dernis



