Laurent Robert : « L’Europe ? J’y crois ! »
Installé à Paris où il s’entraîne avec l’équipe CFA du PSG, l’ancien ailier gauche montpelliérain et parisien revient sur ses souvenirs dans les deux clubs et sur les enjeux de la rencontre de samedi soir

Laurent Robert. Quand on vous parle de Montpellier, à quoi pensez-vous en premier ?
Montpellier reste un très bon souvenir. J’y ai effectué toute ma formation, et c’est là que j’ai signé mon 1er contrat professionnel. Quand je repense à Montpellier, c’est tout un ensemble de souvenirs qui remontent à la surface. Je repense aux « potes » comme Philippe Delaye, Jean-Christophe Rouvière, Hervé Alicarte... et j’en oublie sans doute. Il serait difficile de tous les citer. C’était vraiment une bonne époque. On a pratiquement tous débuté en même temps et quand nous sommes passés professionnels, nous avons vraiment vécu de bons moments ensemble.
D’autant que vous avez marqué au Parc des Princes avec le MHSC ?
A cette époque là, quand on avait la chance de jouer contre des grosses cylindrées du championnat comme le PSG, Marseille ou Monaco, nous étions vraiment surmotivés. C’est vrai que j’ai eu la chance de marquer au Parc des Princes avec le MHSC. C’était de grands moments
En quittant Montpellier, durant l’été 1999, qu’est-ce qui vous avez poussé à rejoindre le PSG ?
J’ai rejoint Paris parce que c’était la capitale et qu’à l’époque je pensais à L’Equipe de France. Paris s’est inscrit dans la continuité de Montpellier, avec l’objectif de poursuivre ma progression. La première année au PSG avait été exceptionnelle. Nous avions terminé 2e du championnat ce qui nous avait permis de disputer la Ligue des Champions la saison suivante, nous avions aussi perdu en finale de la Coupe de la Ligue.
Passer de Montpellier à Paris, ça doit faire un choc non ?
C’est sûr. En partant de Montpellier, on quitte en quelque sorte le cocon familial. Quand on arrive à Paris, on est sollicité de partout. En signant là bas, mon objectif était de progresser, de franchir un pallier et j’ai eu la chance de côtoyer de grands joueurs comme Ali Benarbia, Mickaël Madar, Bernard Lama et plusieurs grands noms du football français. Jouer avec eux, c’était vraiment une belle progression pour moi. J’ai beaucoup appris et cela m’a permis d’obtenir mes premières sélections en Equipe de France.
Quel regard portez-vous sur la saison actuelle du MHSC ?
Je trouve que Montpellier réalise vraiment un beau parcours. C’est très bien pour le club d’autant que le jeu pratiqué est de qualité. Même si le groupe est restreint en terme de quantité, ils ont su bien gérer, et ne pas avoir trop de blessés et de suspendus durant une grande partie de la saison. Montpellier réalise une année extraordinaire, notamment grâce à une défense de fer.
Et sur celle du PSG ?
Disons que je les attendais un peu plus haut dans le classement. Mais bon, ils ont quand même gagné la Coupe. En championnat, vivement que la saison se termine pour passer à la prochaine
Etes-vous surpris des performances du MHSC ?
Quand une équipe pratique du bon football on ne peut pas être surpris de son classement et je crois que c’est le cas de Montpellier. La force de cette équipe là, je pense que ça a été le groupe. On sent un groupe très soudé. Quand on les voit jouer, on sent qu’ils sont à l’aise, qu’ils se connaissent bien et qu’ils jouent en équipe. La communication et le plaisir de jouer ensemble sont vraiment des éléments importants dans le football. C’est ce qui fait la force du Montpellier Hérault cette année. En tous cas, je suis vraiment très heureux de les voir là.
Avez-vous eu l’occasion de les voir jouer cette saison ?
Bien sûr ! J’étais là en début de saison puisque je m’entraînais avec l’équipe CFA du MHSC. J’ai assisté à quelques matchs, notamment lors de la première journée face au PSG et j’étais dans les tribunes de La Mosson face à Lorient la semaine passée. Je serais samedi au Parc des Princes pour assister à cette rencontre entre le MHSC et le PSG.
Comment voyez-vous cette « finale » pour le MHSC ?
C’est dommage qu’Emir Spahic ait pris un carton rouge contre Lorient et qu’il soit suspendu. Ça reste un match et sur un match tout est possible. Je dirait simplement : que le meilleur gagne
L’Europe pour Montpellier, vous y croyez ?
Bien sûr que j’y crois. Faire une année comme celle qu’ils ont fait et ne pas se qualifier lors du dernier match, ce serait vraiment dommage
Un dernier mot sur la fin de carrière de votre ami Philippe Delaye…
Comme je lui ai dit, je ne voulais pas qu’il arrête car il a encore des qualités pour jouer au haut niveau, mais il a vraiment fait une très belle carrière. C’est dommage qu’il se soit blessé « bêtement » en CFA. J’aurais aimé qu’il prolonge un an de plus à Montpellier. Quand j’y repense, c’est vrai que nous avons vraiment passé de bons moments à La Mosson, surtout lors de ma dernière saison en 98-99. C’était vraiment super de jouer avec lui. Je lui souhaite bonne chance dans sa nouvelle vie.

