Tours 0-0 MHSC
Cette histoire de la bouteille à moitié vide ou à moitié pleine est décidément éternelle. Certes, les Montpelliérains auraient sans doute signé pour un match nul avant la rencontre, certes ils auraient pu perdre la partie sans ce sauvetage sur sa ligne de Bocaly dans les dernières secondes ; mais les Pailladins auraient aussi largement pu l’emporter en Touraine sans ces deux poteaux maudits qui se sont interposés à deux reprises sur des tentatives de Marveaux et Bocaly. On ne refait pas l’histoire… Mais en ramenant ce point du stade de la Vallée du Cher, les hommes de Rolland Courbis ont assuré l’essentiel : Ils ont gardé leur destin entre leurs mains. En cas de succès face à Strasbourg la semaine prochaine, ils n’auront pas besoin de regarder les résultats de leur concurrent direct dans la course à l’élite… C’est sans doute là l’essentiel.
Mais avant d’entrevoir cette véritable finale du championnat vendredi 29 mai prochain, il a fallu batailler ferme pour revenir de Tours avec son destin en mains. Aller chercher un point à Tours qui reste sur 13 matchs consécutifs sans défaite n’était pas une mince affaire. L’entame survoltée des locaux était là pour en témoigner. Dès la première minute, N'Diaye adressait un tir à l'entrée de la surface repoussé en deux temps par Dzodic puis Carrasso. Quatre minutes plus tard, ce même N'Diaye s’en allait défier Carrasso, qui s’imposait du pied avec autorité. Les hostilités étaient lancées… Une fois cet orage précoce passé, les Montpelliérains prenaient le contrôle de la partie en posant le pied sur le ballon. Présents dans les duels, ils montraient rapidement aux Tourangeaux qu’ils n’avaient pas l’intention de passer 90 minutes à se faire « trimballer » ainsi. Le vent de la révolte héraultaise intervenait au quart d’heure de jeu. Bien décalé par Lilian Compan, Joris Marveaux envoyait un boulet de canon... sur le poteau de Jehle ! (15e). A partir de cet instant, les débats s’équilibraient un peu. Et si Koscielny, de la tête sur un corner d’Atik, obligeait Carrasso à s’employer (18e), ce sont bien les Montpelliérains qui terminaient le mieux ce premier acte.
D’abord par l’intermédiaire d’une frappe Aït-Fana, dans les bras de Jehle (27e), puis sur un centre tir de Delaye, juste au dessus de la transversale (29e), et enfin lorsque Dzodic profitait d’un coup-franc excentré de Costa, pour placer une tête puissante qui frôlait le cadre de Jehle (33e).
A la pause, ce sommet du championnat de France de Ligue 2 tenait toutes ses promesses… et la seconde période allait être complètement folle. Après un peu plus de dix minutes d’observation, ce sont les hommes de Rolland Courbis qui tiraient les premiers. Bien lancé en profondeur par Philippe Delaye, Victor Montaño effaçait deux défenseurs tourangeaux et se présentait seul devant Jehle, qui gagnait son duel avec l’attaquant colombien (57e). La réplique tourangelle ne se fit pas attendre : une série de 3 corners consécutifs puis partie de billard dans la surface. Le ballon finissait sa course au fond des filets avant d’être logiquement refusé pour hors-jeu (72e). Les deux équipes, au bord de la rupture se rendaient coup pour coup dans une fin de match haletante. Sur un service lumineux signé Ouadah, Bocaly filait seul au but, mais sa tentative était déviée sur son poteau par Jehle (85e). Sur la contre attaque, Touré trouvait Diarra, seul au second poteau, qui voyait sa reprise passer au ras du poteau de Carrasso (86e). Juste le temps de remettre le ballon en jeu, et les deux équipes s’offraient chacune une nouvelle balle de match. Jean Philippe Sabo, une nouvelle fois héroïque, sauvait sur sa ligne une reprise à bout portant de Touré (90e+3), et sur la contre attaque Aït-Fana s’en allait défier Jehle en un contre , mais le portier tourangeau mettait en échec le jeune pailladin…
Dans un match complètement fou qui aurait pu basculer d’un côté comme de l’autre, les Montpelliérains peuvent bien sûr avoir des regrets. Mais il ne faut pas oublier l’essentiel. Au soir de la défaite contre Nîmes, personne ne misait plus un centime sur les chances de montée en Ligue 1 des Pailladins. Après un superbe sprint plein de courage, d’abnégation et de solidarité, qui les a vu réaliser un parcours de 4 victoires et un nul lors des cinq derniers matchs, les équipiers de Nenad Dzodic ont désormais leur destin entre leurs mains et offrent au club et à ses supporters une véritable finale face à Strasbourg, vendredi prochain. On compte sur vous pour soutenir les Pailladins dans cette rencontre capitale. Venez nombreux faire vibrer la Mosson…
