Montpellier est de retour en Ligue 1 !
C’est l’histoire d’une folle soirée. Une soirée de feu et de flamme au cours de laquelle le bouillant public de La Mosson sera passé par tous les états : joie, stress, peur et enfin cette libération, ce bonheur infini qui tient en un mot et un chiffre : Ligue 1.

Dans une ambiance digne des plus belles heures de la Paillade, c’est donc une véritable finale que devaient disputer les Montpelliérains. Une victoire était synonyme de Montée, tout autre résultat de désillusion. L’enjeu avait le mérite d’être clair. Et pour cet enjeu de taille, le public avait répondu présent pour soutenir son équipe. Une équipe qui allait démarrer le match par le bon bout. Vingt premières minutes de folie au cours desquelles les Strasbourgeois couraient après le cuir, étouffés par des Pailladins surmotivés et prêts à mordre dans chaque ballon. Dès la 10e minute, Philippe Delaye, auteur d’un match énorme, était crocheté à l’entrée de la surface de réparation. Tino Costa délivrait un bon ballon vers Marveaux, qui ne pouvait ajuster sa reprise (10e). La Mosson frissonnait de plaisir… Elle chavira 60 secondes plus tard. Même coup franc, mêmes acteurs, mais cette fois Marveaux envoyait un coup de tête canon qui transperçait les filets de Cassard… Le public pouvait hurler son bonheur (11e). Asphyxiés, les Alsaciens été étouffés sous la chaleur d’une Mosson plus brûlante que jamais. Et lorsque huit minutes plus tard, Tino Costa envoyait un maître coup-franc dans les filets de Cassard, l’enceinte pailladine se transformait en une véritable étuve (2-0, 19e).
Mais il était écrit que le destin de cette soirée capitale s’écrirait dans la difficulté. Et dans une réaction d’orgueil presque inespérée, Strasbourg reprit du poil de la bête. Il fallut d’abord que Sabo sauve par deux fois un ballon brûlant sur sa ligne (22e) pour éviter de relancer les Alsaciens. Il fallut ensuite que Johann Carrasso sorte le grand jeu et détourne magnifiquement un penalty de Cohade (23e). Blessé au genou sur cette intervention, le jeune portier pailladin devait dans la foulée laisser sa place à Jourdren et sortait sous les ovations du public. Cet intermède passé, les hostilités reprenaient de plus belle dans un match à la fois tendu et enlevé. Et il basculait à nouveau avant la pause. Mapou Yanga Mbiwa dévissait son dégagement que Geoffrey Jourdren déviait d’une belle claquette sur la transversale. Le ballon revenait alors sur Traoré qui relançait les visiteurs au pire des moments (2-1, 45e+ 4).
Dès la reprise, la tension montait d’un cran. Maîtres du ballon, les Strasbourgeois faisaient passer des sueurs froides dans le dos du public héraultais. Un public qui faillit chavirer de bonheur lorsque Compan reprenait victorieusement un centre de Montaño… mais était signalé hors-jeu (51e). Le scénario crispant reprit alors son cours dans un stade de La Mosson où chaque minute paraissait une heure. Dominé, le MHSC se créait portant les meilleures occasions. Costa sur coup franc (61e), puis Camara (86e) touchaient du bois dans un final insoutenable. Les 6 minutes de temps additionnels paralysaient alors de peur un stade de La Mosson au bord de la crise de nerfs… La joie n’en fut que plus belle. A 22h40 le coup de sifflet final libéra tout ce beau monde dans une ambiance et une joie indescriptible. Rolland Courbis pouvait alors serrer les poings. Deux ans après avoir sorti le MHSC d’une relégation presque inéluctable en National, le technicien marseillais a réussi son pari fou de ramener la Paillade en Ligue 1. Un authentique exploit après 5 ans d’attente que le Président Nicollin pouvait alors savourer avec bonheur, en compagnie de son fils Laurent et de Michel Mézy, autres bâtisseurs de cet exploit. L’investissement du Président pailladin est enfin récompensé par un retour au sein de l’Elite. Joueurs, staff, dirigeants, salariés, bénévoles et bien entendu supporters sans qui rien ne serait possible… avec cette victoire, c’est tout un club qui retrouve la lumière : celle de la Ligue 1.
