MHSC 1-0 Angers
Un but qui vaut de l’Or ! La formule est simple, basique, presque trop vue et trop lue par le passé, mais tellement vraie. En inscrivant le but de la victoire vendredi soir face à Angers d’un coup de tête rageur dans les arrêts de jeu, Lilian Compan a fait chavirer tout un stade et offert au MHSC et à ses supporters un succès incroyablement important… et tellement mérité !

Car face à une équipe d’Angers diminuée par de nombreuses absences et qui venait de prendre une belle rouste à la maison (5-1 devant Boulogne), le schéma de cette partie si longue à se décanter s’est vite dessiné. Bien décidés à resserrer les boulons en défense, les joueurs du Maine et Loire ont attendu sagement leurs adversaires dans l’optique de placer un contre meurtrier. Le décor était planté. Durant la première demi-heure, les Pailladins se cassaient les dents sur cette équipe ultra défensive et ce sont même les visiteurs qui se créaient la première occasion sur un tir lointain d’Alo'o Efoulou, bien capté par Carrasso (19e). Peu à peu, les équipiers de Garry Bocaly parvenaient cependant à desserrer l’étau. Une première tentative d’Aït-Fana (21e), puis une seconde une minute plus tard par l’intermédiaire de Marveaux qui plaçait une tête de peu au dessus sur un corner de Costa (22e), et voilà Montpellier qui prenait le jeu à son compte. Campés sur leurs bases, les hommes de Jean-Louis Garcia avaient en tout cas laissé la traditionnelle douceur angevine au vestiaire. Le jeu dur pratiqué, caractérisé par ce tacle dangereux de Stéphan sur Lacombe, contraint de sortir sur blessure (35e), était là pour en attester. Réduits à dix après cet incident de jeu, les visiteurs reculaient alors d’un cran. Le début d’une attaque défense qui allait durer un peu moins d’une heure… Après une série de 4 corners consécutifs, Tino Costa tentait sa chance à l'entrée de la surface, mais voyait son tir sortir en corner par Padovani (45e +1). Le début de la sacrée soirée du gardien angevin…

Mais si la seconde période eut finalement la même physionomie que la première, il s’en fallut d’un rien pour que celle-ci ne bascule dès la reprise lorsque Diers, bien servi par Alo'o Efoulou, se présenta seul devant Carrasso. Fort heureusement, le gardien pailladin sortait le grand jeu et maintenait les siens dans le match (47e). La suite : même scénario que la première période donc, avec une équipe montpelliéraine se ruant à l’attaque et une équipe d’Angers venue défendre. Les occasions se multipliaient. Lilian Compan, entré en jeu suite à la blessure de Grégory Lacombe, effectuait un slalom au cœur de la défense et exécutait une frappe enroulée qui frôlait la lucarne (61e), Camara s’essayait à deux reprises à la frappe de loin (…), tout comme Costa (…), mais à chaque fois, Padovani ne tremblait pas. Les centres et les corners se multipliaient, mais il y avait toujours un défenseur, un tacle ou un pied angevin pour mettre en échec les tentatives montpelliéraines. Padovani poursuivait pour sa part son récital dans le but des visiteurs et réalisait même un arrêt exceptionnel sur une frappe à bout portant d’Aït-Fana, bien servi par Costa (78e). Et lorsque le portier angevin semblait battu, comme sur ce long rush de l’infatigable Bocaly conclu par une frappe croisée, c’est le poteau qui venait s’interposer (85e).

Le MHSC semblait maudit lorsque, dans les arrêts de jeu, Padovani sortait un arrêt décisif sur un coup franc de Costa repris de la tête par Marveaux. Souleymane Camara, une nouvelle fois très combatif s’arrachait alors pour récupérer le ballon, débordait et centrait parfaitement vers Compan qui inscrivait le but de la victoire d’une tête rageuse au second poteau (1-0, 90e+2). Après ce but libérateur, le public de La Mosson pouvait alors chavirer de bonheur. Au bout du suspense et grâce à un super état d’esprit et au soutien sans faille de ses supporters, le MHSC arrache un succès mérité et peut toujours croire en son destin… La fin du championnat s’annonce palpitante.

