MHSC 1 - 2 Chateauroux
Décidément, le MHSC n’est jamais aussi à l’aise que lorsqu’il entame un match en position d’outsider ; et jamais aussi emprunté que lorsqu’il entame une partie avec le statut de favori. Ce triste constat qui date de bien des années s’est à nouveau vérifié mardi lors des 8e de finales de la Coupe de la Ligue. Dominateurs, les Pailladins, qui se sont créer de nombreuses occasions de buts se sont fait piéger sur deux grosses erreurs défensives par une équipe castelroussine très physique, sans génie mais diablement réaliste.
A trois jours d’un match important face à Troyes en championnat, Rolland Courbis avait choisi de faire tourner son effectif. Du coup, Sabo, Carotti, Marveaux, Sahnoun, Lippini, Lacombe et Delaye faisaient leur entrée dans le onze de départ. De nombreux changements qui donnaient un début de rencontre assez timide, le temps que chacun trouve ses repères. Chateauroux ouvrait les hostilités par un coup franc de Sako repoussé des poings par Pionnier (7e), mais les Montpelliérains ne tardaient pas à réagir. Sur un ballon en cloche de Delaye, Lacombe se présentait seul devant le gardien, mais enlevait trop son tir (19e). Très en jambes en position de meneur de jeu, Philippe Delaye servait ensuite Compan qui tirait sur le gardien (21e). Côté Castelroussin, N’Diaye était de loin l’homme le plus dangereux. Il gênait considérablement la défense montpelliéraine par sa vitesse et sa puissance physique. Malgré ce, la domination pailladine se poursuivait. Une tête de Compan au dessus (25e), une frappe de Delaye claquée au dessus de sa transversale par Deneuve (31e) et enfin une nouvelle tentative de Compan qui passait au ras du poteau sur un superbe centre de Lippini (40e), complétaient le nombre de tentatives héraultaises dans ce premier acte (40e).
Des occasions, mais toujours pas de but. Et comme souvent en pareil cas, c’est sans doute l’occasion la plus difficile à convertir que les Pailladins parvenaient à mettre au fond. Sur un renversement de jeu de Montano, Compan, au second poteau, expédiait une reprise acrobatique dans le petit filet (1-0, 44e).
Par cet éclair de génie de leur attaquant, les hommes de Rolland Courbis semblaient avoir fait le plus difficile. Semblaient seulement. La sortie de Delaye à la pause sonnait comme un premier coup dur. Et après dix minutes d’observation, Sako envoyait le ballon au fond des filets sur un centre de Constant (1-1, 55e). Tout était à refaire…
Le MHSC se remettait donc à l’attaque. Bien lancé en profondeur, Montano perdait son duel avec Deneuve (61e). Dix minutes plus tard, Compan se présentait seul devant le portier Berrichon, piquait son ballon au dessus de ce dernier, mais voyait son ballon filer à droite du poteau. Ça commençait à faire beaucoup d’occasions ratées. Et lorsque Mulenga profitait d’ une incroyable mésentente de la défense héraultaise pour donner l’avantage aux siens, on se dit que l’affaire commençait sérieusement à sentir le roussi (1-2, 73e). Jouant exclusivement sur leur puissance physique, les castelroussins, dépassés techniquement multipliaient alors les mauvais gestes. Lacombe, Compan, Montaño et Saïhi en prenaient pour leur grade. Sauf que ce dernier avait le tort de répondre à la provocation d’un adversaire. Les deux hommes voyaient rouge et la rencontre se terminait à dix contre dix. Dans une fin de match houleuse, les Montpelliérains n’étaient pas aidé par certains faits de jeu contestables. Mais il était écrit que Montpellier n’irait pas en quart de finale de la Coupe de la Ligue. Cet ultime ballon de Souleymane Camara venant s’écraser sur le poteau de Deneuve (84e) en est la parfaite illustration. Le MHSC quitte donc la Coupe de la Ligue après un beau parcours. Avec des regrets et un certain goût d’inachevé.

